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Mes Chers Animaux (1ère partie)

Vivre avec des animaux… c’est quelque chose de merveilleux ! C’est un bien bénéfique (j’en suis persuadée), car j’en ai fait plusieurs fois l’expérience !

Dans mon parcours de vie qui est tout même conséquent (eh oui, je viens d’avoir 48 ans ! Ce n’est pas rien ça !), j’ai eu plusieurs fois des animaux.

Au tout début, vers les 10-12 ans, c’était un poisson rouge dans un bocal, une chatte de gouttière grise et blanche (elle s’appelait Minouche) et une perruche qui s’appelait Rico.

Ces 3 bêtes m’ont beaucoup donné et m’ont appris 3 choses : la responsabilité, le partage et le respect !

La responsabilité : lorsqu’on a un petit être innocent et sans défense entre les mains, il faut être consciencieux, vigilant et attentif si l’on veut le garder en vie et en bonne santé…

Le partage : lorsqu’ils ont faim et qu’ils veulent jouer, pas question d’être égoïste, le chacun pour soi n’existe plus, il faut donner et de son temps et de son assiette…

Le respect : quand on voit ces « petites choses », ces petits êtres vivants avec leurs yeux si touchants, si désarmants et si attendrissants, comment leur faire du mal !?! C’est impossible !

A ce propos, je trouve que la loi n’est pas assez sévère ni assez punitive envers ceux qui frappent et qui maltraitent les animaux ! Pour moi, ils ne sont que des tristes individus, des monstres salopards qui ne méritent qu’une seule chose : une grosse amende et de la prison ferme ! Celui qui est capable de faire du mal aux animaux, des êtres sans défenses, en fera tôt ou tard aux humains… !

Minouche

Ma chatte, Minouche, m’a donné beaucoup d’amour. Dans ma vie, elle est arrivée pile poil au bon moment ! A l’adolescence, elle me servait de confidente, c’était ma peau de chagrin ! Lorsque j’étais mélancolique, sombre ou amer ou que j’enrageais contre ma maladie, elle venait se cocoler vers moi. En fait, elle savait toujours comment faire pour me consoler et me faire rire !

Avec elle, j’ai appris la tendresse et l’affection ! J’adorais quand elle venait se coller à moi pour que je la caresse et qu’elle ronronnait de plaisir ! Il y avait un échange, de la complicité, de la connivence… c’était une belle histoire d’amour !

Elle avait compris que j’étais malade et quand j’ai eu ma première chaise roulante, comme je n’arrivais plus à me baisser pour la caresser, eh bien, elle sautait sur mes genoux ou sur la table pour venir à côté de mes mains ! Elle était formidable !

Minouche avait une corbeille à la cuisine, mais son coin préféré, c’était dans mon lit sous le duvet ! Elle a eu 3 portées de 4 à 5 petits. A ce moment là, on mettait sa corbeille au pied de mon lit. Là, pendant que je lui parlais, que je la caressais et que je l’encourageais, elle mettait bas. C’était magnifique et très émouvant ! Lorsque tous les chatons étaient nés, elle les léchait pour les nettoyer, puis un par un, elle les montait sur mon lit juste à côté de mes mains pour que je puisse les toucher. Là, toute fière, elle me fixait avec ses grands yeux l’air de me dire : « Tu vois, Marie-Claude, comme ils sont beaux mes bébés… » Ces moments étaient forts, intenses et remplis d’émotions ! Je ne les oublierais jamais…

Rico

Cette perruche était formidable ! Quand je m’approchais de sa cage, elle venait tout doucement vers mes doigts et avec son bec, elle m’embrassait ! Lorsque Minouche allait la taquiner, elle faisait pareil, avec son bec, elle lui embrassait le museau ! C’était très joli à voir !

Pour qu’elle puisse voler et se dégourdir les plumes, je lui ouvrais la porte de sa cage plusieurs fois par semaine ! C’était très impressionnant surtout quand elle faisait des rases mottes et des piqués !

Gribouille

Quelques années plus tard, ma maman a pris un lapin nain. Il s’appelait Gribouille. Il était gentil, tout doux, mais lorsqu’on le sortait de sa cage, catastrophe, il rongeait tous les fils électriques ! Avec Minouche, aucun problème, aucune bagarre, les deux s’entendaient à merveille !

Blacky

Lorsque Minouche est partie rejoindre les étoiles (elle avait 21 ans) et que Gribouille aussi, ma maman a décidé de prendre un chien. C’était un joli caniche nain tout noir. On l’a appelé Blacky.

Cette petite peluche avec ses poils tous bouclés était adorable, mais pour moi, impossible d’en faire façon, son seul maître, c’était ma maman ! Il l’a suivait partout…

En octobre 1981, lorsqu’elle ma maman est partie à Majorque avec ses deux sœurs et sa maman, Blacky a dû rester avec moi et Sandra, la jeune fille au pair qui s’occupait de moi. Le pauvre, comme il était malheureux ! En fait, il nous tolérait, il acceptait de sortir pour faire ses besoins, il mangeait, mais c’était tout ! Il refusait de jouer et de se faire dorloter ! Par contre, lorsqu’il avait peur, c’est sous ma chaise roulante qu’il venait se réfugier !

Les inséparables

Suite à son voyage à Majorque, ma maman a eu envie d’exotisme, alors elle acheté un couple d’inséparables. Ce sont des petits oiseaux magnifiques avec des couleurs chatoyantes ! Le plumage est vert, la tête orange et le bec est rouge.

On les appelle les inséparables ou les oiseaux de l’amour, car ils sont monogames et parce qu’ils vivent en couple avec le même partenaire tout au long de leur vie. Si l’un des deux meurt, l’autre est capable de tomber en profonde dépression et de se laisser mourir.Ils viennentd’Afrique et de Madagascar. Ce sont des oiseaux faciles à élever. Ils sont vifs, sociables, curieux et attentifs. Ils sont aussi très affectueux et très attentionnés l’un envers l’autre, ils se cajolent continuellement.

Les nôtres ont fait plein de petits et c’était super intéressant de voir comment les parents éduquaient leurs oisillons et comment ils leur apprenaient à manger et à voler. C’est tout un art !

Leur défaut, ils crient souvent et leur son n’est pas très agréable !

Quand tout ce petit monde est mort, ma maman m’a dit : « Cette fois, c’est fini, on ne prend plus d’animaux à la maison ! Ce sont des bêtes à chagrin… »

L’aquarium d’eau douce tropicale

Sa résolution a duré quelques années et puis, un jour, elle a craqué pour un aquarium à poissons d’eau douce tropicale. On a eu des scalaires, des néons, des gouramis, des combattants, des platys, des xiphos, des guppys, des labéos et un nettoyeur de vitres. C’était magnifique et très relaxant de les voir évoluer dans l’eau !

Lorsque certains ont eu des petits, ma maman a dû acheté une nurserie afin de les séparer et de les protéger des autres poissons. Même dans un aquarium, la loi de la jungle est impitoyable !

Dans les années 1991-1992, trois nouvelles recrues sont arrivées dans la famille :

Nouchka, une petite chienne Yorkshire, un couple de bengalis (ce sont des petits oiseaux exotiques) et un hamster.

Le hamster est mort à peine quelques mois après sa venue et on a donné les bengalis. En 1995, comme je faisais des bronchites à répétition et que personne ne trouvait la cause de ces infections, ma maman a décidé de se séparer des bengalis. Elle avait entendu dire que les oiseaux pouvaient transmettre des infections. Je n’ai jamais vraiment crû à cette théorie, mais comme ma maman était inquiète et malheureuse de me voir me débattre avec mes microbes, j’ai laissé faire !

Avec le recul, je peux affirmer et confirmer que toutes ces théories, ce sont des conneries, des hypothèses à la « mord-moi le nœud » ! Les bengalis n’ont jamais été la cause de mes infections ! On avait besoin d’un coupable et c’est tombé sur eux ! Aujourd’hui, je continue à faire des infections et pourtant, je n’ai plus d’oiseaux…

Nouchka

Lorsque ma maman est arrivée avec cette toute petite boule de poils noirs et bruns, cette toute petite chose apeurée et toute tremblante… On a tous craqué ! Elle était tellement belle, tellement attendrissante… C’était notre petit bébé !

Comme il faisait froid (on était en plein mois de février), ma maman lui a tricoté un petit manteau rouge ! Lorsqu’elle le mettait, impossible de résister, elle était vraiment trognon…

Avec son caractère doux, agréable et affectueux, on l’emmenait partout. Lorsqu’elle était fatiguée ou qu’elle en avait marre de marcher (avec ses petites pattes, elle en faisait des kilomètres…), hop, ma maman l’a mettait dans son sac à main et ni vu ni connu ! Pour ça, un Yorkshire, c’est bien pratique !

Nouchka, c’était une petite canaille, futée, intelligente et malicieuse qui savait exactement ce qu’il fallait faire pour obtenir ce qu’elle voulait ! Elle adorait jouer !

Lors de mon premier voyage avec mon respirateur (avec ma maman, on était parti à Vias plage au bord de la mer), on a eu très peur pour elle ! Un soir, alors qu’on marchait tranquillement à côté d’un restaurant, un chien husky, pourtant attaché à la chaise de son maître, s’est jeté sur elle, l’a attrapée dans la gueule et la secouait violemment pour la tuer ! C’était horrible ! Nouchka gémissait de peur et de douleur, ma maman hurlait en tapant sur la tête du husky pour qu’il lâche prise et le maître gueulait après son chien pour qu’il arrête !

Nouchka, la pauvre, a eu 3 gros trous dans le ventre ! On a dû l’emmener d’urgence chez le vétérinaire et ce dernier, pas certain qu’elle passe la nuit, a dû lui faire un gros pansement autour du ventre avec plusieurs points de suture et lui administré une forte dose d’antibiotiques ! On était très inquiet, mais heureusement, Nouchka a survécu ! Depuis cet accident, elle a toujours peur des autres chiens…

Ma maman est montée au ciel…

Après le décès de ma maman en juin 2001, j’ai décidé de donner l’aquarium de poissons à ma cousine Marie Dora. C’était mieux, car comme je voulais partir souvent en vacances (cela m’aiderait à oublier et à mieux passer ce cap difficile), il n’y aurait eu personne à la maison pour s’occuper de ces pauvres poissons ! Ma cousine avait 2 enfants qui rêvaient d’en avoir ! Là-bas, au moins, j’étais sûre qu’ils seraient bien soignés…

Nouchka, quant à elle, c’était un autre problème ! Que faire d’elle !?! Comment lui faire comprendre que ma maman était partie dans un autre monde et qu’elle ne reviendrait plus jamais !?! On avait beau lui expliquer, elle restait non stop derrière la porte pour attendre son retour ! La pauvre, elle nous faisait mal au cœur…

La fille qui s’occupait de moi à l’époque, c’était Lydia. Comme elle ne pouvait pas tout assumer toute seule, il y avait 4 pipis par jour pour la chienne, les commissions, le ménage et moi-même, alors, j’ai demandé de l’aide aux voisins. Super gentils et très compréhensifs, ils ont tout de suite répondu présents !

Tous les matins à 6h, Dominique, la voisine du rez-de-chaussée (moi, j’habite au 2ième) venait chercher Nouchka et avec Asha, la voisine du 3ième et Bernadette, la voisine d’en face, elles partaient pour faire 1h de jogging à travers champ. Pendant le reste de la journée, il y avait un tournus qui se faisait entre Lydia, mon frère, Mme Bachmann (la meilleure amie de ma maman) et bien sûr Dominique.

L’organisation était parfaite, Nouchka ne manquait de rien ! Tout le monde l’a bichonnait, tout le monde l’a gâtionnait, mais il n’y avait rien à faire, cette pauvre bête était malheureuse !

Cette période a duré un peu plus de 2 semaines puis, un jour, Betty, ma tante (la sœur de ma maman) avec son mari Freddy m’a proposé de la prendre chez eux à Morges. Quelle bonne idée ! Quel soulagement ! Quelle joie ! Comme j’étais contente… ! Nouchka allait retrouver un maître et surtout, elle allait quitté les lieux qui lui rappelaient tellement ma maman !

Grâce à ma tante et à mon oncle, Nouchka a une nouvelle vie, une nouvelle famille, une nouvelle chance ! Aujourd’hui, elle vit très heureuse avec Speedy, son petit compagnon de route (c’est un Yorkshire mâle de 5 ans). Quel bonheur ! Nouchka a eu 15 ans au mois d’octobre 2005…

Pour lire la 2ème partie de ce texte, veuillez cliquer :

Mes Chers Animaux (2ème partie)

 

 

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