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1986 : Le Maroc

Partir au Maroc seule avec ma chaise roulante et Magui (la jeune fille au pair qui s’occupait de moi) ne me disait rien du tout. En fait, je redoutais que l’accessibilité dans les hôtels et dans les sites à visiter ne soit pas au top niveau et suite à mon voyage en Egypte, je me méfiais de l’attitude des hommes vis-à-vis de deux femmes seules !

Pour faire ce voyage, j’ai donc demandé à Christine (ma meilleure amie) et Marc-André (son mari) s’ils étaient d’accord de nous accompagner. Comme on se connaissait bien, qu’on s’appréciait beaucoup et que le Maroc les intéressait aussi, ils ont tout de suite oui. J’étais super contente !

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Nous sommes partis pendant 2 semaines du 12 au 26 octobre 1986.

Notre programme était le suivant :

Prendre l’avion de Genève à Casablanca (il faut compter 3h30), dormir une nuit à Casablanca, le lendemain, louer une voiture et visiter les 4 cités impériales de Rabat (elle est également la capitale du Maroc), Mekhnès, Fès et Marrakech, traverser un bout de l’Atlas et rejoindre Agadir au bord de l’Océan Atlantique !

Casablanca 

Casablanca ou Dar El-Beïda (en arabe) est la ville la plus grande et la plus peuplée du Maroc (environ 5,6 millions d’habitants). Elle se situe au bord de l’Océan Atlantique dans la plaine très fertile de la Chaouïa sur la côte ouest du pays à 90 Km au sud de Rabat, la capitale. Elle a été fondée au moyen âge par la population berbère sur place. Comme à l’époque, elle était composée d’une centaine de maisons blanches peintes de chaux, les gens l’on surnommée Casa Blanca !

Aujourd’hui, c’est la capitale économique du pays, elle emploie à elle seule le 46% de la population active. Véritable poumon économique, elle est le premier pôle industriel, la première place financière, la première zone portuaire (son port est également l’un des plus grands d’Afrique) et elle est desservie par l’aéroport le plus important du Maroc. Mais attention, elle n’est pas une ville impériale ! En effet, à aucune époque de son histoire, elle n’a été choisie comme capitale politique…

A notre arrivée à Casablanca, la grande Mosquée d’Hassan II n’existait pas encore. Sa construction venait de commencer (le 12 juillet), on était le 12 octobre et s’est terminée à la fin août 1993. Cette mosquée est, après la Mecque, la deuxième plus grande mosquée du monde ! Son parvis peut accueillir 80’000 fidèles et sa salle de prière 25’000 pratiquants. Avec son minaret haut de 200 mètres, c’est l’édifice religieux le plus haut du monde !

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Comme notre avion a eu beaucoup de retard et que le trafic routier était très dense, nous n’avons rien pu visiter ! En fait, nous avons juste eu le temps de souper à l’hôtel avant que le service ne ferme et de nous mettre au lit. Dommage !

Le lendemain à 5h du matin, c’est la voix d’un muezzin qui nous a réveillé. Eh oui, c’était l’heure de la prière ! J’ai beaucoup aimé, c’était très pittoresque !

Après le petit déjeuner, nous sommes partis à l’agence de location de voiture. Lorsque le responsable nous a remis les clés de notre véhicule, nous sommes tout de suite partis pour Rabat, la capitale. Nous étions tout guilleret et tout excité par ce beau voyage qui commençait !

Sur la route, pas de problèmes, les panneaux étaient clairs et précis et les paysages magnifiques ! Le ciel, par contre, n’était pas terrible… Tout d’un coup, il y a eu de gros nuages noirs qui se sont amoncelés au-dessus de nos têtes et la pluie a commencé à tomber. Lorsque Marc a voulu mettre les essuie-glaces, impossible, ils ne fonctionnaient pas. Comme c’était hyper dangereux de rouler comme ca, sitôt qu’on a vu un garage, on s’est tout de suite arrêté. On a dû attendre 1 heure jusqu’à ce que tout soit prêt et réparé ! Par prudence, on a fait vérifier les freins, les pneus, l’huile et l’eau dans le radiateur. On ne sait jamais ! On a bien sûr gardé la facture pour se faire rembourser par l’agence de location !

Rabat

Lorsque nous sommes arrivés à Rabat, 90 Km plus tard, nous sommes tout de suite allé à l’hôtel pour poser nos bagages et nous rafraîchir un peu. Tous les hôtels de ce voyage ont été réservés depuis la Suisse. Ce sont de bons hôtels de catégorie 4 étoiles avec toujours un restaurant à l’intérieur pour nous permettre d’y manger le soir. Une fois qu’on avait passé la journée à rouler, à se promener et à visiter, on n’avait plus l’envie ni le courage de ressortir.

Rabat se situe dans le nord ouest du pays au bord de l’Océan Atlantique. Depuis 1’912, elle est la capitale politique et administrative. On y trouve le palais royal, les instances gouvernementales ainsi que les ambassades. Cernée de remparts, elle possède un patrimoine architectural important qui compte de nombreux monuments.

Lorsque nous nous sommes promenés à pieds à travers le dédale des rues et des ruelles, le dépaysement était total ! En effet, que ce soit l’architecture ou les décorations des maisons, des palais, des mosquées et des fontaines, le mélange des couleurs utilisées comme le bleu, le vert, le blanc et l’ocre, l’habillement des hommes et des femmes, les souks… tout était différent de chez nous en Suisse ! J’étais ravie, car tout me plaisait !

Lorsqu’on a longé les remparts pour récupérer notre voiture, on a été surpris par des très fortes odeurs d’urine ! Après quelques minutes, on a compris. L’habitude des hommes ici (avec leurs djellabas, c’est facile…), c’est de soulager leur vessie en pissant à tort et à travers contre ces fortifications !!! Bof !

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La ville a été fondée en 1’150 par le Sultan Almohade Abd al-Mumin.

Mekhnès

Mekhnès (Miknâs en arabe) doit son nom à la tribu berbère Meknassa, venue vers le Xème siècle camper au nord de l’oued Boufekrane (l’oued est une rivière). Son nom de l’époque était Meknassa es-Zitoun (Mekhnès des Oliviers) dont les eaux vives, la terre généreuse et les ombrages avaient tout pour séduire ces nomades Zénètes des steppes orientales. Avant son édification, il n’y avait qu’une série de bourgades sans remparts qui coexistaient paisiblement dans une vie agricole de traditions berbères. Actuellement, Mekhnès comprend une ville ancienne et une ville moderne séparées par le vallon de l’oued Boufekrane. De la ville nouvelle, on peut jouir d’une très belle vue d’ensemble sur la médina avec ses nombreux minarets, ses remparts et sa cité impériale.

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Mekhnès mérite pleinement son titre de cité impériale. Tout comme Versailles (à qui elle a été souvent comparée), cette ville de la démesure est l’oeuvre d’un souverain désireux de marquer son temps.

C’est en 1’672 que le Sultan Moulay Ismaïl (le « Louis XIV marocain ») a choisit Mekhnès pour capitale. Ses raisons étaient à la fois stratégiques, politiques et géographiques. C’est sous son règne qu’ont eu lieu des travaux d’une ampleur jamais égalée. Il y a 25 kilomètres de remparts imposants avec des portes monumentales, des palais somptueux, des mosquées, des médersas aux ensembles harmonieux (ce sont des écoles de théologie coranique) ainsi que des vastes jardins et des pièces d’eaux…

Située à une altitude de 500 mètres sur le plateau de Saïs, elle compte 750’000 habitants. Les jeunes de moins de 25 ans représentent le 60% de la population. Elle se trouve à 140 Km de Rabat.

Lorsque nous sommes arrivé au parking de la médina (la vieille ville), il y a plusieurs gamins qui sont venus vers nous. Ils nous ont expliqué que c’était très dangereux de laisser notre voiture de location sans surveillance, que si on le désirait, ils étaient prêts à s’en charger à condition, bien sûr, de leur donner un bakchich (un pourboire) ! On nous avait prévenu de ce genre de méthodes « à peine arrivé et déjà harcelé… », mais ça faisait bizarre ! On a quand même accepté et les gamins, ravis, étaient tous fiers d’avoir réussi à nous embobiner !

Dans les médinas, les souks sont organisés par corps de métier. En fait, les artisans et les commerçants s’installent en fonction de leurs besoins soit en eau soit en arrivage de matière première. On y voit des tanneurs, des forgerons, des bijoutiers, des vanniers, des herboristes, des babouchiers, des tailleurs, des potiers, des teinturiers et bien d’autres encore. C’est génial ! Pour nous qui aimons fouiner, fouiller et farfouiller, c’est un pur bonheur !

J’ai adoré leurs grands plateaux gravés qu’ils utilisent pour servir leur délicieux thé à la menthe, leurs théières uniques et spéciales, leurs tapis chatoyants et très colorés, leurs échoppes de couture où sont exposées des milliers de bobines de fil à coudre, leurs vieux fers à repasser où l’on enfile encore des braises de charbon toutes chaudes à l’intérieur, leurs anciens fours à pain et leurs poteries diverses…

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Par contre, j’ai trouvé que les enfants travaillaient beaucoup. On les a souvent vu porter à bout de bras d’immenses plaques remplies de petits pains au-dessus de la tête, pousser des charrettes remplies de bric à brac ou vendre de l’outillage dans les échoppes…

Fès

Après avoir dormi à Mekhnès, nous sommes partis pour Fès, 60 Km plus loin. A notre arrivée dans cette ville, il y avait une dizaine de jeunes en vélomoteurs qui nous talonnaient, ainsi que les autres voitures de touristes. C’était hallucinant ! Ces jeunes, téméraires et audacieux (ils devaient avoir entre 16 et 25 ans) s’approchaient tout près de notre voiture, tapaient avec leurs mains contre nos vitres pour qu’on les ouvre et pour qu’on écoute ce qu’ils avaient à nous dire. Ils ne nous voulaient aucun mal, ils désiraient simplement qu’on les emploie comme guide pour visiter la ville et qu’on les paie. On a refusé pendant un long moment (on n’a pas l’habitude de ce genre de transaction), mais il y en a un, plus têtu que les autres, qui nous a suivi jusqu’au parking de la médina. Après bien des palabres, nous avons cédé et nous l’avons pris comme guide pour quelques dirhams.

Il était heureux et nous aussi, car finalement, il nous a permis de voir et d’apprendre plein de choses qu’on n’aurait jamais découvertes sans lui !

La médina de Fès el Bali est la plus vaste et la plus passionnante du Maroc. Elle a été classée patrimoine mondial par l’Unesco en 1976 ! C’est un dédale de ruelles étroites envahies par toute sorte de monde qui fourmille et qui vaque à leurs occupations. C’est ahurissant ! Il paraît qu’il y aurait 9’500 rues et un millier d’impasses…

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A certains endroits, j’avais l’impression d’être des siècles en arrière, exactement comme dans les films bibliques que l’on voit à la télévision ! Les mendiants, les hommes en djellaba, les femmes avec le tchador, les petits marchands guidant leurs ânes chargés de marchandises, la poussière… tout y était ! C’était extraordinaire !

Les métiers du fer forgé, le cuivre ciselé, la céramique, le tissage des soieries, la broderie et la menuiserie avec sculpture sont encore exercés dans les ateliers. De voir tous ces artisans à l’oeuvre est un vrai régal !

Les poteries de Fès, célèbres pour leurs bonnes qualités et leurs motifs en bleu et blanc, sont magnifiques. Christine a craqué, elle s’est achetée une immense assiette de décoration murale !

Le quartier des tanneurs est impressionnant ! Il faut absolument le voir ! L’art de traiter les peaux d’animaux reste inchangé depuis des siècles. Les tanneurs sont pieds nus dans les cuves de teinture, le plus souvent naturelle. Les peaux ont été au préalable débarrassées de leurs poils dans des bains de chaux durant des semaines. Pour apercevoir le formidable spectacle de ce travail, il faut aller au sommet des commerces des tanneurs. Pour supporter les odeurs nauséabondes des cuves de teinture, les commerçants proposent des feuilles de menthe.

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Notre guide nous a expliqué que pour transporter les marchandises d’un coin à l’autre de la médina, il y avait trois stations de taxis avec des ânes ou des mulets. Le règlement était simple : si vous, un artisan ou un commerçant de la médina désirait transporter quelque chose de lourd, il allait à l’une de ces trois stations, louait un âne ou un mulet pour quelques dirhams et une fois, le transport effectué, le ramenait à l’une ou l’autre des stations. L’idée était ingénieuse, je le reconnaissais… Pour nous, les Hommes, c’était très pratique, mais lorsque je voyais ces pauvres bêtes crouler sous le poids des marchandises, ça me faisait mal au cœur et je trouvais cela totalement inhumain !!!

Lorsqu’ils passaient à côté de moi, je devais faire très attention, car eux, ils ne s’arrêtaient pas, ils avaient la priorité sur tout et partout ! Lorsqu’on entendait « balek ! balek ! », il fallait se faire tout petit ou alors, évacuer à toute vitesse ! Pas facile lorsqu’on est en chaise roulante et dans une ruelle étroite… je me suis retrouvée coincée deux fois, ce n’était pas triste !!!

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Lorsqu’on s’est approché du quartier des épices, soudain, il y avait plein de poussière qui virevoltait partout dans l’air et une très forte odeur qui piquait à la gorge. C’était incroyable ! Plus on avançait, plus les gens éternuaient et toussaient… il y en avait même qui se protégeait le nez avec un mouchoir… C’était hallucinant ! Quant nous aussi, ça nous a pris, on a commencé à avoir peur pour moi et ma respiration. Comme ça devenait de pire en pire et que nos yeux se sont mis à piquer, on a renoncé à y aller ! On a tourné à droite et on s’est éloigné à grands pas !

Fondée en 789 après J.-C. par Moulay Idriss 1er, Fès est la plus ancienne des cités impériales. Elle se situe dans la plaine du Sais à mi chemin entre le nord et le sud du Maroc. Elle compte 1,4 millions d’habitants. Avec ses 143 mosquées et son université coranique, cette perle du monde arabe fut et reste la capitale spirituelle, intellectuelle et culturelle du pays !

Marrakech

Après avoir parcouru 485 Km de route, nous sommes arrivés à Marrakech, la 4ème et dernière ville impériale. Située dans la plaine fertile de Haouz aux portes du désert et au pied du Haut Atlas (la plus grande chaîne de montagnes du Maroc), cette merveille a été fondée en 1’062 par Youssef Ibn Tachfin, le premier souverain de la Dynastie des Almoravides.

La médina, magnifique et impressionnante, est entourée par 12 kilomètres de murailles roses rouges en « tabiya », un mélange de chaux et de sable local rose. Cette couleur couvre aussi tous les autres monuments de la ville et quasi toutes les habitations anciennes et modernes. Cela lui vaut le surnom de « Al Hamra » (la rouge).

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Ces murailles, flanquées de 202 tours rectangulaires et de 19 portes, mesurent 5 m de hauteur (par endroit 10 m) et de 2 m d’épaisseur. Elles ont été édifiées par le souverain Almoravide, Ali Ben Youssef, en 1’132 pour remplacer la barrière de ronces qui protégeait le premier campement almoravide. Lorsque le soleil se couche, les couleurs font rêver !

Sur la place Jemaa el Fna, véritable « cour des miracles », c’est un enchantement pour nos yeux et nos appareils photos ! Badauds, musiciens, conteurs, boutiquiers, acrobates, charmeurs de serpents, porteurs d’eau, diseuses de bonne aventure et mendiants… c’est une foule hétéroclite et bigarrée qui se côtoie !

Avec ses animations en continu de jour comme de nuit, elle a été déclarée comme patrimoine mondial de l’oralité par l’Unesco en 2001, le premier du genre à l’échelle mondiale ! A la nuit tombée, les gargotiers s’installent et la place se métamorphose en un vaste restaurant en plein air où l’on peut déguster toutes les spécialités locales… c’est génial !

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Le monument le plus connu et le plus visible de la ville, c’est la Koutoubia de Marrakech. C’est Yacoub El Mansour, le grand roi almohade de la fin du XIIème siècle qui a bâtit cette jolie mosquée. Son minaret haut de 69 mètres a chacune de ses faces qui sont différentes les unes des autres. Au sommet des minarets arabes, il y a toujours soit 3 soit 5 boules décroissantes en diamètres. S’il y en a 3, elles symbolisent la Terre, l’Eau et le Feu. S’il y en a 5, les 5 piliers de l’Islam ou les 5 prières de la journée.

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Les souks de Marrakech figurent parmi les meilleurs du Maroc. Situés au coeur de la médina, ils offrent un festival de couleurs, de sons et de parfums qui ensorcelle le visiteur ! Véritables cavernes d’Ali Baba, ils regorgent d’articles divers et variés : vêtements, broderies, cuir, maroquinerie, poterie, céramique, tapis, couvertures, vannerie… il y en a pour tous les goûts !

Dans les souks d’épices, il y a des grandes corbeilles remplies de paprika, poivre, cannelle, gingembre, safran, mais aussi piment, coriandre, musc et curry. C’est magnifique, coloré, odorant et très parfumé ! Là, personne n’éternuait ni ne toussait…

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A Marrakech, on est parti 2 fois en excursion. La première, c’était pour visiter la palmeraie, un magnifique parc où l’on peut admirer 100 000 palmiers. Christine, Marc et Magui ont fait un tour en dromadaire, moi, j’ai pris des photos.

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La deuxième, pour assister à une fantasia, un superbe spectacle de démonstration guerrière où les hommes à cheval se livrent à d’incroyables acrobaties et où dans une parfaite synchronisation, ils tirent en l’air avec leurs « moukhala » (vieux fusil à poudre) lors d’un galop effréné. Même si elles sont organisées à l’intention des touristes, les fantasias impressionnent par les sons, la poussière et les costumes.

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A l’hôtel, c’était très sympa, car après le souper, il y avait toujours une animation pour nous divertir. Le premier soir, c’était de la danse du ventre. C’était relaxant et on a bien rigolé, surtout lorsque la danseuse est venue chercher Magui, qu’elle lui a mis un foulard autour des fesses et qu’elle l’a entraîné sur la scène pour danser avec elle !

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Le deuxième soir, il y avait un groupe de chanteurs de variété international. On pouvait leur demander toutes les chansons qu’on voulait, il pouvait toutes nous les chanter ! C’était super !

Marrakech compte environ 2 millions habitants.

Départ pour la mer

Pour rejoindre la station balnéaire d’Agadir, à 335 Km, nous avons traversé une partie de l’Atlas. Les paysages et les décors de montagne étaient fabuleux, les petits villages avec leurs maisons en pierres de toute beauté et les habitants avec leurs habits traditionnels et colorés… resplendissants !

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Azrou

Comme Azrou semblait être une jolie petite ville, on s’y est arrêté. Elle se trouve à 1’500 m d’altitude dans un carrefour routier stratégique reliant le Moyen Atlas au Haut Atlas. Enclavée et bordée par de superbes montagnes vertes, cela lui confère un charme particulier qui lui permet d’être en été un pôle d’attraction privilégié des habitants des villes et des plaines. Azrou signifie « rocher » en berbère. Il y a 51’000 habitants. 

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Pendant qu’on se promenait le long des rues et qu’on prenait des photos, un jeune homme est venu vers nous pour discuter. Il était très gentil, il s’appelait Malik. Au bout de 20 minutes, il nous a proposé d’aller chez lui, car il voulait nous montrer les tapis que sa mère et sa sœur tissaient elles-mêmes à la main. C’était très sympa et ce que sa mère et sa sœur faisaient splendides ! Christine a acheté une veste en laine et moi un couvre-lit.

Pour nous remercier Malik nous a proposé de partager le repas avec lui et sa famille. Comme c’était la première fois qu’on mangeait chez l’habitant et qu’on pouvait voir leur rituel, on a tout de suite dit oui. C’était super ! Tout d’abord, Malik nous a amené une carafe d’eau, une cuvette vide et un linge pour nous laver les mains. Pour eux, pas question de se mettre à table sans les laver ! Lorsque sa mère et sa sœur ont apporté les aliments sur la table (boulettes de viande en sauce, riz et galettes de pain), il n’y avait pas de fourchette ni de couteau. Malik, très gentiment, nous a montré comment il fallait faire pour prendre les aliments avec la main sans s’en mettre partout. Pour manger, c’est toujours la main droite qu’on doit utiliser, l’autre sert à se nettoyer les fesses !

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Lorsque Malik nous a proposé de l’eau plate pour boire, j’ai refusé, car j’avais peur d’attraper la diarrhée. Magui (qui avait soif et qui n’avait pas peur) a bu le verre d’eau de Christine, de Marc et en plus, le sien (le lendemain, la pauvre, elle a eu une dysenterie, mais alors carabinée !)

A la fin du repas, catastrophe, j’avais besoin de faire pipi. Chez Malik, il n’y avait que des toilettes turques avec un trou, donc impossible pour moi ! Malik a réfléchi et nous a dit qu’en haut du village, il y avait un hôtel (le seul d’ailleurs) et que là-bas, c’était sûr, il y avait des toilettes assises. Sans perdre de temps, on a enfilé nos vestes et on est tous parti à cet hôtel ! Malik avait raison, il y avait bel et bien une toilette assise… Ouf, quel soulagement ! J’ai fait mon pipi, on a payé un verre à Malik et comme on avait encore beaucoup de route à faire, on est parti.

Malik nous a donné son adresse, car il désirait qu’on lui envoie les photos faites chez lui. Nous avons tenu parole et lui avons envoyé plusieurs photos avec du bon chocolat suisse. Par la suite, nous lui avons donné tous les habits chauds qu’on ne mettait plus et qui, pour lui et sa famille, étaient très utiles, les hivers étant très froids dans l’Atlas marocain. Nous avons correspondu pendant deux ans, puis un jour, plus rien, plus de nouvelles…

Agadir

La ville d’Agadir est située sur la côte Atlantique dans la région de Sous au sud-ouest du Maroc. Autour des années 1930, elle fut une étape importante de l’Aéropostale. En effet, les deux aviateurs Saint-Exupéry et Mermoz y ont fait souvent escale avant d’entreprendre leur grande traversée de l’Atlantique. 30 ans plus tard, le 29 février 1960 à 23h47, Agadir, qui comptait alors 40’000 habitants, a subi un violent tremblement de terre de magnitude 6,7 sur l’échelle de Richter. Après 3 secousses, la ville s’est retrouvée quasi complètement détruite et il y a eu plus de 20’000 morts ensevelis sous les décombres ! Une catastrophe !

Aujourd’hui, Agadir, reconstruite 2 Km plus au sud, est devenue une ville importante, moderne, commerçante et touristique qui dispose d’un équipement hôtelier de première classe. Avec sa baie classée comme l’une des plus belles au monde, sa plage extraordinaire de plus de 10 Km de sable fin et son climat doux et ensoleillé qui permet de se baigner en toutes saisons, c’est l’une des plus grandes stations balnéaires du pays. Elle possède également un port important (premier port sardinier au monde et premier port de pêche du pays). Elle compte 700’000 habitants.

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Notre hôtel et la plage étaient superbes, il est vrai, mais pour la météo, ce n’était pas terrible ! A tout moment, il y avait comme une espèce de brouillard qui venait de la mer, c’était très désagréable !

Comme on ne pouvait pas aller à la plage, on a visité les souks et les boutiques. Lorsqu’on marchait sur les trottoirs, on était continuellement harcelé par les vendeurs. Cela devenait fatiguant, voir même agaçant ! De plus, on s’est fait arnaqué ! Christine a acheté une théière (impossible de l’utiliser, elle avait un trou…) et moi, un gros sac de voyage qui s’est déchiré en sortant de l’aéroport de Genève ! On était contente !!!

Mes impressions

Si on avait pu mieux profiter de la plage et de la mer, j’aurais peut-être mieux apprécié Agadir, mais bon, ce n’est pas l’endroit que j’ai préféré ! Avec ses immeubles blancs, ses larges boulevards fleuris, ses hôtels modernes et ses cafés de style européens, elle n’est plus une ville typique et traditionnel du Maroc comme je les aime !

Par contre, j’ai adoré les 4 cités impériales, les médinas et les souks ! Déambuler dans les souks est une merveilleuse fête des sens, une vraie sensation de plaisir et de joie ! Fès et Marrakech sont mes deux villes préférées. Je trouve qu’elles sont captivantes, envoûtantes et très attachantes !

L’Atlas avec ses sommets enneigés, ses petits villages pittoresques et ses paysages à vous couper le souffle vaut aussi la peine qu’on s’y attarde !

Quant aux habits traditionnels marocains, je les affectionne tout particulièrement… les djellabas, les gandouras, les tuniques, les caftans et les babouches… je trouve que ces tenues sont chatoyantes et magnifiques !

Au Maroc, la boisson nationale est le thé à la menthe. Cette boisson que l’on trouve partout et que l’on nous offre dans toutes les boutiques est un véritable délice ! Elle désaltère, réchauffe, requinque, se boit le matin, après les repas, bref à n’importe quelle heure ! Mmm… je me suis régalée !

Un conseil, pour éviter d’attraper « la tourista » (la diarrhée), ne buvez jamais l’eau du robinet et faites attention à ce que vous mangez !

Dans les hôtels, les toilettes sont toutes à l’occidental, c’est-à-dire assises, mais ailleurs, attention, elles sont « à la turque » et il n’y a pas de papier hygiénique, un vrai problème pour nous les handicapés ! Pour prévenir « les accidents », on prenait toujours 2 rouleaux de papiers WC avec nous dans la voiture et en ce qui me concerne, je m’arrangeais toujours pour n’avoir besoin que dans les hôtels et pas ailleurs. Je buvais très peu.

Le Maroc se situe au Nord-ouest de l’Afrique juste en face de l’Europe. Il est délimité au Nord par le Détroit de Gibraltar (il y a 14 Km seulement qui le séparent de l’Espagne) et la Mer Méditerranée, au Sud par la Mauritanie, à l’Est par l’Algérie et à l’Ouest par l’Océan Atlantique. C’est un magnifique pays des milles et une nuit qui m’a totalement séduite et conquise.

Je remercie vivement Magui, la fille qui s’est occupée de moi et surtout Christine et Marc pour nous avoir accompagné, aidé et joué les gardes fous vis-à-vis de nous. Sans eux, je n’aurais jamais pu effectuer un tel voyage et ça aurait été bien dommage, car ce beau pays de contrastes, riche en paysages divers et variés (bords de mer, océan, plaines, vallées, montagnes, déserts et oasis), riche en sites, lieux et endroits fabuleux (cités impériales, palais, mausolées, mosquées, jardins, musées et souks), riche en traditions, en coutumes et en cultures multiples, mérite à 100% qu’on s’y déplace pour le découvrir et le visiter !

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Sa superficie est de 710 850 km2, il compte 33’241’259 millions d’habitants. La langue nationale est l’arabe, mais la plupart des Marocains parlent le français, beaucoup parlent l’espagnol et l’anglais. L’islam est la religion d’Etat. Presque tous les Marocains sont musulmans.

Si vous voulez voir mes autres photos du Maroc, veuillez cliquer ici : « le Maroc »


Mai 2007                    Marie-Claude Baillif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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