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1995 : Pour moi, plus de limites… Destination Londres et Amsterdam !

Il y a quelques mois, un vent de folie a soufflé sur la ville de Nyon, plus précisément au chemin de la Jardinière no 5 dans mon appartement. Je m’explique. Tout a commencé par une lettre…une lettre d’Andréa qui m’invite à venir passer quelques jours chez elle à Londres. Andréa, c’est une étudiante Hongroise que j’ai rencontrée par annonce à Genève en 1992. Je cherchais quelqu’un pour s’occuper de moi les week-end, elle de son côté, désirait se faire un peu d’argent pour mieux terminer ses fins de mois d’étudiante.

Notre rencontre fut étincelante. Nous nous sommes tout de suite très bien entendues. C’est une fille formidable, simple, naturelle, tonique et dynamique, exactement comme je les aime ! Nos week-end étaient toujours très sympas. Nous faisions plein de choses ; cinéma, restaurant, ballades, photos, petites bouffes à la maison avec les amis…bref, le bonheur parfait pendant une année ! Et puis, un jour Andréa rencontra son prince charmant, l’épousa et partit s’installer à Londres. Maintenant, avec son mari, elle habite dans une haute tour ultra moderne avec un grand ascenseur vitré avec vue sur la Tamise. Dans leur appartement, il y a deux chambres à coucher et deux salles de bain spacieuses. L’idéal pour une chaise roulante !

Son invitation est généreuse et me touche beaucoup. A moi aussi, elle me manque et j’ai bien envie d’accepter sa proposition. Oui, mais voilà, comment faire et surtout comment y aller ? En avion, ce n’est plus possible. Mes pneumologues me le déconseillent. Avec mon insuffisance respiratoire grave, je risquerais de manquer d’oxygène lorsque l’avion prendrait de l’altitude. En train, ce ne serait pas très pratique à cause des bagages. Effectivement, le respirateur, le monoghàn (appareil de physiothérapie respiratoire), le coussin spécial pour la nuque, le sac de médicaments, les tuyaux de rechange, plus un sac avec tous nos vêtements… tout cela prend de la place, c’est lourd et encombrant. La seule solution, c’est la voiture. Oui, mais voilà, où trouver une voiture et surtout où trouver le chauffeur qui acceptera de m’emmener si loin, car il ne faut pas rêver, la route est longue et représente de nombreux kilomètres ! Il faut traverser la France jusqu’à Calais, prendre le ferry pour Douvres et là, faire encore environ deux heures d’autoroute à l’anglaise, c’est-à-dire en roulant à gauche avant d’arriver à Londres. Pas évident ! Pas évident du tout ! Non, décidément, plus j’y pense et plus les doutes surgissent. Ce projet est fou, complètement fou ! Je dirais même plus, il est idiot, absurde, irréalisable ! Je laisse tomber ! Je vais écrire à Andréa pour lui dire que c’est impossible.

Les jours passent. Londres n’arrête pas de me trotter dans la tête. C’est infernal ! Je n’arrive pas à m’en débarrasser ! C’est comme si au fond de moi quelque chose me pousse à relever le défi. Un jour, n’y tenant plus, je prend mon agenda et commence à feuilleter les pages de mon carnet d’adresse. Qui sait… peut-être que… ! A la lettre  » M « , comme Muller Charlotte, mon visage s’illumine, mon cour se met à battre de plus en plus fort, j’ai chaud et je sens comme une drôle d’impression en moi, une sorte d’intuition… Charlotte ! Oui, mais bien sûr, Charlotte ! Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt !?! Elle est exactement le genre de personne que je recherche. Culottée, efficace, audacieuse et qui n’a peur de rien. Charlotte, c’est la crème des crèmes ! Toujours prête à rendre service, toujours partante pour les projets les plus fous, les plus insensés. Elle aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Avec elle, tout devient possible. Il faut absolument que je la contacte. Quelques jours plus tard, lorsque je lui demande si elle est d’accord de nous emmener Cileste et moi, son « oui  » est franc et spontané. Elle n’a pas l’ombre d’une hésitation. Je suis étonnée et émerveillée à la fois. Quelle fille extraordinaire ! Je l’adore !

Nous sommes fin avril. Il me reste deux mois pour tout préparer, tout organiser. Le départ est prévu pour le 2 juillet. Notre programme est chargé, car nous avons rajouté des étapes supplémentaires C’est vrai, après tout, du moment qu’on part, autant faire les choses en grand ! D’abord, nous irons en Belgique à Anvers, pour rencontrer des amis à Charlotte, puis à Brûges, un petit bijou, paraît-il. Puis, nous traverserons la Hollande jusqu’à Amsterdam, un rêve que je caresse depuis de nombreuses années déjà. Dans le port de Hoek von Holland, nous prendrons le gros bateau pour une mini croisière de 8 heures avant d’atteindre notre but principal, l’Angleterre, Londres et Andréa. Le retour en Suisse s’effectuera par car-ferry à travers la Manche, puis par la France. Le tout durera 17 jours. Un beau voyage en perspective !

Le 30 juin, tout est prêt. Andréa nous attend, les hôtels sont réservés, le bateau aussi. Mon respirateur est révisé, il fonctionne à merveille. Dans un sac, j’ai les prises électriques adéquates pour chaque pays, les médicaments, les tuyaux de rechange, ainsi que toute une liste d’adresses spécialisées en cas de problèmes avec mes appareils respiratoires. Une dernière touche de coquetterie, j’ai envie d’aller chez la coiffeuse, et le tour sera joué. J’ai peur des courants d’air, alors je décide de faire venir la coiffeuse à mon domicile. Mieux vaut être prudente. On ne sait jamais ! Bien mal m’en prit ! La coiffeuse est malade et n’arrête pas d’éternuer, de moucher et de tousser. 24 heures plus tard, je me réveille avec un mal de cou carabiné, des glaires dans les poumons et 39° de fièvre. Quelle poisse ! Quelle malchance ! Misère de misère ! J’ai l’impression de porter tous les malheurs du monde sur mes épaules ! Mais, qu’ais-je donc fait au bon Dieu !?! Au lieu de partir en voyage, de réaliser un rêve, de relever un défi, voilà que je dois faire face à mon pire ennemi, la bronchite !

Eh oui, malheureusement pour nous, myopathes, le mot  » bronchite » signifie la catastrophe. Pour moi, par exemple, si tout se passe bien, c’est minimum 2 semaines clouée à la maison avec des antibiotiques à tousser et à cracher jour et nuit et si tout se passe mal, ce sont 2 semaines à la maison, plus 2 semaines à l’hôpital aux soins intensifs. Le vrai cauchemar, quoi ! Allez, vaut mieux oublier ! On passe …

Deux semaines plus tard, heureusement, tout est fini. Ma bronchite n’est plus qu’un mauvais souvenir. Je suis rétablie. Je me sens en forme. Nous allons pouvoir partir.

Le programme a changé. Nous ne pouvons plus faire le grand tour par la Belgique et la Hollande, car Charlotte a des rendez-vous importants impossibles à remettre et Cileste, la fille qui s’occupe de moi, va partir un mois au Portugal pour retrouver ses parents. Devant nous, nous avons 8 jours. Pas un de plus ! C’est ça ou rien ! La décision est vite prise. Ce n’est pas une bronchite qui va faire la loi dans ma vie ! Nous avons rendez-vous à Londres avec Andréa, nous irons ! Pour le reste du voyage, ce n’est que partie remise. En septembre, Cileste sera rentrée et Charlotte n’aura plus de rendez-vous importants. Avec un peu de chance, nous pourrons partir à ce moment-là. Dans la vie, il faut être persistant et ne jamais renoncer trop vite !

15 juillet : le grand jour est arrivé. A 5 heures du matin, tout le monde est dans la voiture, les bagages aussi. L’excitation est à son comble. Désormais, il n’est plus question de reculer. Advienne que pourra et en route pour l’aventure !

Le trajet se passe bien sans aucun problème. Le ciel est couvert. Tant mieux, il fera moins chaud. Charlotte est formidable. Elle roule, elle roule sans jamais se plaindre un seul instant. Cileste à l’arrière se met à son aise. D’un côté, les coussins et couvertures pour piquer des petits sommes de temps en temps, de l’autre, le sac à provisions pour ses encas. Moi, je regarde la route et les paysages et la larme à l’oil, je me dis que j’ai beaucoup de chance. J’ai 36 ans, suis myopathe depuis 28 ans, insuffisante respiratoire depuis 5 ans et malgré tout, je suis là dans cette voiture, entourée de 2 filles qui m’aiment bien et qui pour me faire plaisir et me rendre heureuse prennent de leur temps et de leur énergie. N’est-ce pas ça ce qu’on appelle le  » bonheur  » ?

A 13 heures, nous arrivons à Calais. Une demie heure d’attente et nous voilà à bord de l’hovercraft, le bateau ultra-rapide. La traversée de la Manche est très courte, à peine 40 minutes. Soudain, les falaises de Douvres apparaissent. Victoire ! Nous sommes en Angleterre ! La douane passée, nous reprenons la voiture et la route. Mais ici, attention « danger  » ! On roule à gauche ! Pas question de se tromper ! Sur l’autoroute, pas de problèmes, nous suivons la file. Dans les villes, par contre, lors des présélections et giratoires, nous nous arrangeons toujours pour qu’une voiture nous précède. Il faut le temps de s’habituer !

Les kilomètres défilent à toute vitesse. Au loin, Londres se dessine enfin. Je sors le plan de la ville. C’est le moment pour moi de travailler un peu ! Le sens de l’orientation, plus l’intuition féminine nous aident beaucoup à nous repérer dans ce labyrinthe de rues. A 17 heures, nous sonnons à la porte d’Andréa. Elle est là, radieuse, belle et heureuse de nous voir.

Les retrouvailles, quel plaisir !

Les journées à Londres passent très, très vite. Nous sommes des touristes insatiables. Andréa nous emmène partout. La Tour de Londres, Big Ben, la maison du Parlement, l’Abbaye de Westminster, le Palais de Buckingham, St-James Park, Trafalgar Square, Piccadilly Circus, le quartier chinois à Soho, les rues marchandes d’Oxford Street, de Carnaby Street, le marché hyper branché de Camden Town, le musée Tussault avec ses personnages en cire célèbres dans le monde entier tant dans le domaine politique, mondain ou du show-business, les pubs, bref, tout y passe… ! Nous visitons même Oxford, la célèbre ville estudiantine à 2 heures de route de Londres. Ses universités, aussi magnifiques les unes que les autres, sont un véritable havre de paix, de douceur, de savoir et de connaissances.

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Avec Cileste et Charlotte, nous essayons de traverser la rue devant Big Ben 

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La Maison du Parlement avec Big Ben au bord de la Tamise

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Le Tower Bridge

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Vue générale sur le Tower Bridge, la Tour de Londres et la Tamise

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La Tour de Londres

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Picadilly Circus

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Trafalgar  Square

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L’Abbaye de Weatimnster

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Le quartier de Soho

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Camden Town

Etonnamment, le ciel reste clément durant toute la semaine. Rendez-vous compte ! Londres, pourtant réputée pour ses pluies et ses sautes d’humeur, n’apparaît que sous son meilleur jour, c’est-à-dire chaude et ensoleillée. Pas l’ombre d’une goutte de pluie !

Le trafic à l’intérieur de la ville est intense et ceci à toute heure du jour et de la nuit. Londres n’est pas idéale pour les stressés, les énervés. Il faut être patient, prévoir beaucoup de temps à l’avance. 6 millions d’habitants, ce n’est pas rien. Cela prend de la place. La pauvreté, les sans-abri sont là comme partout ailleurs. La ville est cosmopolite et compte de tout, du plus anodin au plus branché. C’est une ruche bourdonnante et animée où se côtoient toutes les nationalités.

Parmi les scènes typiques de Londres que lon voit à tout moment et qui sont propres à cette grande capitale, il y a :

Les bus rouges à 2 étages, les taxis noirs, les cabines téléphoniques rouges et les pubs. 

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La mode de cet été 94 est très spéciale. Ce sont plusieurs petits anneaux crochés un peu partout sur le visage, aux oreilles, au nez, à la bouche. Pas très esthétique, mais chacun trouve son plaisir là où il le peut !

Comme musée nous avons vu visité celui de Mme Tussaud. Fondé en 1835 par Marie Tussaud ce musée original et magnifique présente sur 14 scènes réalistes plus de 300 célébrités en cire connues dans le monde entier dans le domaine politique, du cinéma, de la chanson, sportif et scientifique. 

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Cileste, moi-même, notre ami Arnold Schwarzennegger (en cire !), Andréa et Charlotte

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Cileste et moi en bonne compagnie avec Gandhi

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La Reine Elisabeth

Notre semaine Londonienne touche à sa fin. Le temps des au revoirs est arrivé. Sniff ! Que c’est triste ! Andréa, tu vas nous manquer… ! Mais comme on dit, toute bonne chose a une fin. En tout cas, c’était super ! Je me suis bien amusée ! J’ai vécu une bien belle semaine, intense, riche en émotions et en découvertes de toutes sortes. Ca m’a redonné du punch dans la tête et dans le cour ! Merci Andréa ! Merci Charlotte ! Merci Cileste !

Le retour en Suisse a lieu en deux jours. La fatigue commence à se faire sentir et une bonne nuit de sommeil au milieu des centaines de kilomètres qui nous séparent de Nyon sera la bienvenue. Nous stoppons et dormons à mi-parcours dans un petit hôtel à Châlon-sur-Marne. Le lendemain, le vendredi 22 juillet, nous arrivons chez nous saines et sauves, les yeux, l’esprit remplis de souvenirs merveilleux. Au compteur de la voiture, 2 200 kilomètres ! Quelle distance ! Quel trajet ! Bravo Charlotte ! 

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Vue d’ensemble sur les monuments depuis la Tamise

Deuxième étape, la Hollande et Amsterdam !

2 mois plus tard… Nous sommes le 5 septembre. Le deuxième grand départ est lancé. Notre 1ère étape, Brûges en Belgique. Cette ville, surnommée  » la petite Venise du Nord  » est un enchantement. Ses maisons aux couleurs vives, ses toits à l’architecture spéciale, ses rues pavées, ses canaux, sa cathédrale, son béguinage, ses calèches, le bruit des sabots des chevaux qui trottent sur l’asphalte, ses innombrables boutiques de dentelle fine…tout ici a du charme, un cachet fou. Quelle joie d’avoir des yeux en pleine santé pour pouvoir admirer toute cette beauté !

Enfin… ! J’y suis enfin… ! Pour moi, c’est… je ne sais comment l’expliquer… incroyable, mais vrai ! Quatre fois ! Cela fait quatre fois que depuis 1989, j’essaie de venir dans ce pays, mais en vain ! A chaque fois, mes tentatives se sont soldées par des échecs. Cette fois, la cinquième, c’est enfin la bonne ! Quel miracle ! Ca vaut bien un bon verre de champagne et une bougie à l’église !  

Amsterdam me ravit. Ses ponts, ses canaux, ses péniches, ses maisons… Quelle belle ville ! Nous la parcourons de long en large pour bien s’imprégner de son atmosphère. Le Dam, la place Rembrant avec ses nombreuses terrasses, le quartier populaire du Jordaan, le Damrak avec ses zones piétonnes et ses boutiques, le Leidesplein, lieu de vie et de rencontres,.. tous ces endroits n’ont plus de secrets pour nous.

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Vue sur Amsterdam et ses canaux

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La place Rembrant

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Le quartier de Joordan

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Maisons typiques hollandaises

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Les canaux à travers la ville sont nombreux

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Le Dam

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Parc à vélo. A Amsterdam, le vélo est roi !

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Bateau-mouche à travers les canaux

La croisière en bateau-mouche à travers les canaux nous émerveille. De plus, nous obtenons plein de renseignements intéressants, comme par exemple :

  • Que Amsterdam se trouve à 5 mètres au-dessous du niveau de la mer !

  • Qu’il y a plus de 100 canaux qui sillonnent la ville et quelques 1 000 ponts qui l’enjambent !

  • Que récemment, le long des berges de chaque canal, les autorités ont dû faire construire des petites barrières spéciales afin d’éviter que les voitures parquées ne continuent de tomber dans l’eau !

  • Qu’on estime à 2 000 le nombre de péniches aménagées amarrées le long des canaux !

  • Que toutes les maisons possèdent en haut de leur façade, un énorme crochet en forme de poulie où l’on peut fixer une corde afin de hisser les meubles en cas de déménagement ! Ici, c’est indispensable, car les cages des escaliers sont trop étroites pour faire autrement ! 

Ce qui me frappe, ce sont les vélos. Incroyable ! Il y en a partout ! La ville est envahie. D’ailleurs, chaque rue possède sa propre piste cyclable. Je suis étonnée, car esthétiquement, je ne trouve pas leurs designs très modernes. Ils ont tous l’air vieux et de dater de l’époque de la deuxième guerre mondiale !

Pour tous ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l’Histoire, il est impossible de visiter Amsterdam sans s’arrêter un instant au pied de la maison d’Anne Frank. C’est là, tout en haut du grenier, qu’autrefois, sous l’occupation allemande, elle et sa famille juive se sont réfugiées pour échapper aux camps de concentration, aux chambres à gaz. Dans cette cachette, durant 2 ans, patiemment, jour après jour, elle décrivit son calvaire, sa vie au quotidien dans un journal intime. En 1944, quelqu’un les dénonça. Ils furent arrêtés, déportés, puis exterminés. Après sa mort, à la Libéralisation, son journal fut retrouvé et publié. Ce livre, « le journal d’Anne Franck » est un best-seller qui s’est traduit en 56 langues et vendus à plus de 15 millions d’exemplaires. La maison, aujourd’hui est un musée, un lieu de recueillement et de souvenirs. Personne ne doit jamais oublier qu’un jour la folie humaine a ravagé l’Europe toute entière !

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     Voici l’immeuble dans lequel Anne Franck, ses parents, sa soeur ont dû se cacher durant 2 ans du 9 juillet 1942 au 4 août 1944

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Ils ont vécu là avec 4 autres personnes, 1 couple avec leur fils et 1 dentiste

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Voici la chambre dans laquelle Anne et sa soeur ont vécu cachées

Nous arrivons trop tard, le musée est déjà fermé. Dommage ! Sur le trottoir, il y a plein d’autres personnes, des touristes comme nous. L’émotion est vive, l’atmosphère étrange. Dans ma tête, j’entends résonner les pas saccadés des soldats allemands qui martèlent la chaussée, envahissent la maison et ressortent avec ces pauvres gens comme prisonniers, ces pauvres gens dont le seul tort était d’être né juif. Quelle sinistre période !

Pour avoir un bon aperçu de la Hollande, nous visitons le musée Zaanse Schans à quelques kilomètres au nord d’Amsterdam. C’est un pittoresque musée en plein air au bord de la rivière, le Zaan. Un village complet d’autrefois entièrement reconstitué avec des maisons traditionnelles et cinq moulins à vent datant du 17e siècle. L’on y trouve également une boulangerie artisanale, une saboterie où l’on nous montre comment fabriquer un sabot à partir d’un simple bout de peuplier, une fromagerie où l’on apprend comment le lait se transforme en fromage. C’est très intéressant et très instructif.

Puis, avec la voiture, nous nous promenons au gré de nos envies. Le but est d’admirer les fameux polders, ces bandes de terres asséchées, ces immenses étendues vertes toutes au-dessous du niveau de la mer.

A Vollendam, nous nous arrêtons. Ce petit village de pêcheurs au bord de l’Ijsselmeer nous ravigote, nous stimule. L’air du large sans doute… Nous musardons de longues heures à travers ses rues et ruelles. Tout est si typique, si particulier. C’est beau et il y a tellement de photos à faire…

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J’aime la Hollande, ce pays d’eau et de verdure. Je m’y sens bien. Tout me plaît. Son hospitalité, ses traditions, son style de maison, ses canaux, ses moulins à vent, ses fermes isolées, ses champs à perte de vue où paissent de nombreux troupeaux de vaches et de moutons…oui, cette partie du monde vaut le détour. Il faut prendre la peine de la visiter.

Une seule ombre au tableau, les deux cambriolages dans la voiture de Charlotte. Des drogués à la recherche d’argent liquide ou de travellers chèques. Pourtant, la voiture était parquée juste en face de l’hôte l Mais rien n’y a fait. Il faut dire que les plaques suisses ne sont pas idéales pour décourager les voleurs. Au contraire, elles peuvent susciter bien des convoitises. Pour ce qui est des dégâts, une serrure de portière cassée pour la première nuit, une vitre arrière en mille morceaux pour la deuxième nuit.

La fin du voyage approche. Encore 2 jours et tout sera fini. ¨

Anvers en Belgique est notre dernier rendez-vous. Les amis de Charlotte nous attendent pour dîner. Sympa ! Nous passons l’après-midi et la soirée ensemble. C’est très agréable !

Le lendemain, nous rentrons en Suisse par le grand Duché du Luxembourg. Une courte halte dans la capitale, Luxembourg et nous reprenons la route sous une pluie battante qui nous accompagne jusqu’à Nyon. Au compteur, cette fois, 2 300 kilomètres. Au total, 4 500 kilomètres. Waoh, quelle performance !

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A travers les rues de la ville du Luxembourg

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Charlotte, Cileste et moi, nous sommes fières de nous-mêmes, heureuses de notre exploit. Deux voyages, deux réussites totales ! Le succès absolu ! C’est formidable ! La vie me sourit… quelle chance ! Mon désir le plus cher… que cela continue bien sûr !

Nyon, Suisse1995      Marie-Claude Baillif


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