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2011: Les Hospices de Beaune 

Situés en Bourgogne dans le centre est de la France, les Hospices de Beaune, appelés aussi Hôtel-Dieu de Beaune, sont un ancien établissement hospitalier du 15ème siècle devenu aujourd’hui un musée. Je suis allée le visiter au mois de juillet 2010 et pour moi qui suis handicapée, je vous jure que l’émotion était grande.

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  Les toits des bâtiments sont en ardoise du côté rue

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       Et en tuiles vernissées rouges, bruns, jaunes et verts à l’intérieur de la cour

Si ces hospices ont pu voir le jour, c’est grâce à la volonté du Chancelier Nicolas Rolin et de son épouse Guigone de Salins. En effet, ce chancelier bon et pieux, qui travaillait pour le Duc Philippe III de Bourgogne (dit Philippe le Bon) avait décidé pour palier à la misère et à la famine qui régnait alors dans tout le pays de construire un hôpital pour soigner les pauvres, les malades et les blessés. C’est ainsi que le 4 août 1443 naquit les Hospices de Beaune. Cet établissement dont la construction dura 9 ans fut un bienfait pour la région. Si la ville de Beaune fut choisie, c’est parce qu’à l’époque elle était un haut lieu de passage et qu’elle ne possédait pas de grande fondation religieuse. La guerre de 100 ans qui venait de se terminer 8 ans plus tôt en 1435 avait laissé un pays ravagé. Entre les pillards, les criminels, les incendiaires, les soldats mercenaires et les brigands…, les méfaits de la peste et la désolation…, partout les démunis, les miséreux et les nécessiteux cherchaient de l’assistance et du réconfort auprès des puissants.

Le 1er janvier 1452 lorsque la construction des Hospices fut terminée, les sœurs et les prêtres accueillirent leur premier patient. La surintendance de l’administration fut confiée à son fondateur, Nicolas Rolin. Cette fonction lui permettait de fixer la quasi-totalité des tâches administratives (conditions d’engagement des sœurs et des prêtres, règles de travail et d’accueil, montant du revenu annuel de l’hôpital, etc.).

En 1459 face à la détresse totale de la population, le Chancelier Rolin obtint la création d’un nouvel ordre religieux, celui de l’ordre des sœurs hospitalières de Beaune. Ces femmes formidables, qui conjuguaient à la fois une vie monastique austère avec une aide bienveillante et charitable aux pauvres et aux malades, ont prodigué sans relâche avec amour et patience durant des siècles les soins aux plus déshérités. Eh oui, dans cet hôpital de la charité depuis le moyen-âge jusqu’au 20ème siècle, il y eut des milliers de personnes, vieillards, infirmes, orphelins, malades et pauvres, hommes, femmes et enfants qui ont été soignés, soutenus et aidés gracieusement grâce à leurs soins et leurs dévouements. C’est vraiment formidable !

Cette œuvre sociale sans équivalent connut très vite une notoriété bien au-delà des frontières du duché. Le Chancelier Rolin, admiré pour ses actions administratives, politiques et financières, acquit grâce à la fondation de cet hôpital de la charité une réputation d’homme au grand cœur. Suscitant malheureusement la convoitise et la jalousie, Nicolas Rolin pour garder l’indépendance à ces hospices, pria Philippe le Bon de lui donner des lettres patentes ratifiant l’exonération de toutes charges fiscales et féodales, ainsi que de toutes autres prestations de service ou d’impôts envers la Maison Ducale. La protection de l’hôtel-Dieu fut ensuite remise au Tout-puissant, le Pape Eugène IV, plaçant ainsi l’œuvre de charité sous la tutelle du siège épiscopal. Affranchi du joug des évêques d’Autun et de toute autre coercition cléricale, l’hôpital put jouir ainsi d’une totale liberté.

Pour le chancelier Rolin, la mission de cet hôtel-Dieu était clair et sans ambigüité. Dans le texte de sa création, il est écrit : « Moi, Nicolas Rolin… en reconnaissance des grâces et des biens dont Dieu, source de bonté, m’a gratifié, dès maintenant et à perpétuité irrévocablement, je fonde, érige, construis et dote dans la ville de Beaune, au diocèse d’Autun, un hôpital pour la réception, l’usage et la demeure des pauvres et des malades avec une chapelle en l’honneur de Dieu tout puissant et de sa glorieuse Mère la Vierge Marie, à la mémoire de Saint-Antoine, abbé dont il portera le nom et le vocable en lui donnant les biens propres que Dieu m’a concédés… …ainsi chaque matin devra être donné du pain blanc aux pauvres demandant l’aumône devant la porte de cet hôpital-Dieu… ».

Tout fut donc mis en œuvre pour que les gens de peu y soient reçus, alimentés et soignés aux frais du dit hôpital et ceci jusqu’à ce qu’ils aient retrouvé la santé ou qu’ils aient pu partir en convalescence.

Protégé depuis sa fondation des convoitises personnelles et étatiques grâce à l’énergie et à l’esprit d’organisation de son créateur Nicolas Rolin, l’hôtel-Dieu a réussi, non sans mal, à traverser les siècles et à poursuivre sa mission caritative jusqu’au 20ème siècle.

Nicolas Rolin, né en 1376, est mort en 1462 à l’âge de 85 ans. Grande figure politique de Bourgogne et de France au 15ème siècle, il fut le chancelier de Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, durant 40 ans. En 1421, il épousa en 3ème noce Guigone de Salins alors âgée de 18 ans. C’est elle qui introduit l’art dans les Hospices de Beaune, car son désir était que les pauvres et les malades soient soignés dans un décor de château. Lorsqu’elle fut veuve en 1462, c’est elle qui reprit la direction des hospices se consacrant alors au réconfort des malades. Guigone de Salins vécut de 1403 à 1470. Elle décéda à l’âge de 67 ans. Elle repose depuis dans la chapelle de l’hôtel-Dieu sous une plaque de cuivre. Les Hospices de Beaune étaient une fondation laïque.

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Célèbre à travers le monde pour son architecture traditionnelle bourguignonne et son prestigieux vignoble dont la production est vendue chaque année aux enchères sous le nom de Vente des Hospices de Beaune, cet hôtel-Dieu est devenu un monument historique classé depuis 1862. Il est visité annuellement par des milliers de touristes.

Couvrant une aire importante de la ville de Beaune, il est aujourd’hui un musée avec 3 cours, des dépendances, un bastion du 15ème siècle et des centaines de mètres de caves abritant entre autre la réserve particulière des Hospices. Les 4 bâtiments ouverts au public autour de la cour d’honneur représentent la configuration de l’hôtel-Dieu tel qu’il était autrefois. À l’intérieur, on peut y voir quelques 2 500 meubles (lits, coffres, armoires, etc…), ainsi que 2 500 objets divers (comme des tapisseries, des tableaux, des sculptures, des pots à pharmacie, etc…). Les meubles, tableaux et tapisseries sont régulièrement restaurés.

Pour édifier cet hôtel-Dieu, Nicolas Rolin s’est inspiré de l’architecture des hôpitaux du nord. C’est lors de ses séjours en Flandre, dont le Duc de Bourgogne était également souverain, qu’il découvrit ce style.

Avec ses façades gothiques, l’hôtel-Dieu est considéré comme un joyau de l’architecture médiévale bourguignonne. Les toits polychromes seraient originaires de l’Europe centrale, mais comme ce style avait beaucoup plu à l’époque et qu’il s’était propagé rapidement à travers toute la Bourgogne, à la fin, il fut considéré comme typique et traditionnel de cette région. Les toits multicolores des Hospices de Beaune en tuile vernissées de couleur rouge, brun, jaune et vert formant des dessins d’entrelacs géométriques sont devenus l’un des symboles de Bourgogne.

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Lorsqu’on pénètre dans la cour, la vue sur les bâtiments et les toits est tout simplement remarquable ! Avec sa forme rectangulaire et ses pavés à l’ancienne (avec la chaise roulante, ça secoue…), la cour permettait d’accéder à toutes les salles. Sur son côté, un puits en ferronnerie gothique servait à récolter l’eau. Dans les parties nord, est et ouest, les bâtiments étaient sur 2 étages avec au rez-de-chaussée une galerie à colonnettes en pierre et au premier une galerie à colonnettes en bois. Grâce à ces 2 galeries protégées les sœurs soignantes pouvaient alors se rendre dans les différentes salles en toute tranquillité à l’abri de la pluie, du vent et de la neige.

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À l’intérieur des bâtiments la grande salle des Pôvres avec ses 50 mètres de longueur, 14 mètres de largeur et 16 mètres de hauteur est la partie la plus impressionnante de l’édifice. Lorsqu’on y pénètre, ce qui frappe, c’est sa grandeur et son immense plafond, une charpente monumentale apparente et peinte en forme de carène de bateau inversée. Les poutres traversières ont à chacune de leurs extrémités des sculptures en bois en forme de gueule de dragons multicolores qui évoquaient à l’époque les monstres de l’enfer. Sur toutes leurs longueurs à intervalles régulières, on peut y voir des visages cocasses sculptés avec des têtes d’animaux qui représentaient les caricatures des bourgeois de Beaune et symbolisaient leurs défauts respectifs.

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Dans cette grande salle des malades, inaugurée en 1452, ce qui est très impressionnant aussi ce sont les 2 rangées de 28 lits en bois avec des longs rideaux rouges qui sont alignés les uns aux autres le long des murs. Chaque lit pouvait accueillir 2 patients. Les rideaux rouges étaient là pour permettre une certaine intimité, mais aussi pour conserver la chaleur et la non transmission des maladies. Les tablettes au-dessus des lits servaient à recevoir les objets personnels des malades, la cordelette qui pendait à se lever sans effort. Derrière chaque lit il y avait un coffre pour que les sœurs puissent ranger les vêtements des patients.

La place centrale était réservée aux tables et aux chaises pour les repas. Ceux-ci étaient servis dans une vaisselle en étain et non pas en bois comme il était de coutume dans les autres hospices.

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Lorsque j’ai vu tous ces lits alignés avec par-ci par-là des sœurs en cire en train de soigner les malades (la mise en scène était très bien faite, c’était vraiment très réaliste), j’ai été envahie d’une grande émotion ! J’imaginais la misère, le désarroi et la souffrance qui devaient régner dans cette salle à l’époque…, mais aussi tout le bonheur de pouvoir être là, la chance d’avoir à manger dans son assiette et d’être soigné gratuitement…, la patience, l’amour et le dévouement de toutes ces sœurs… c’était tellement fort que des larmes ont commencé à couler, j’étais très émue !

Par endroits sur le carrelage, il y avait gravé le monogramme de Nicolas Rolin et de sa femme Guigone de Salins. Sa devise « Seulle* » signifiait que Guigone était la seule dame de ses pensées. Au-dessus de la grande porte, il y avait un magnifique Christ sculpté dans un seul et même fût de chêne datant de la fin du 15ème siècle.

De l’autre côté de la pièce, Nicolas Rolin et sa femme avaient prévu une chapelle. Dans celle-ci, qui symbolisait la parfaite symbiose entre l’aspect religieux et médical de cet hôtel-Dieu, il y avait un autel avec accroché au-dessus le magnifique polyptyque du peintre flamand Rogier van der Weyden (un polyptyque est un ensemble de panneaux peints ou sculptés, reliés entre eux et qui comprennent la plupart du temps des volets pouvant se replier sur la partie centrale. Ils racontent en peinture chrétienne plusieurs épisodes d’une même histoire sacrée). Dans celui de Rogier van der Weyden, peint au 15ème siècle à la demande de Nicolas Rolin pour l’hôtel-Dieu, il y avait inséré en bas à droite les armoiries de Nicolas Rolin et de son épouse Guigogne de Salins. Composé de 9 panneaux de chêne à fil vertical peints, ce très célèbre polyptyque pouvait être soit fermé, soit ouvert. Avec ses 5.60 mètres de longueur et 2.15 mètres de hauteur, il représente le Jugement Dernier.

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Les malades pouvaient voir l’autel et ce polyptyque depuis leur lit tous les dimanches et jours de fête. Les autres jours, la chapelle était fermée

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Dans les autres salles, plus petites comme par exemple dans la salle Sainte-Anne, située à l’ouest de la salle des Pôvres, il y avait 4 lits.

Dans la salle Saint-Hugues, créée en 1645 (c’est-à-dire 193 ans après la salle des Pôvres) à l’instigation de Maître Hugues Bétault, un bienfaiteur, il y avait quelques lits destinés aux malades plus aisés. Dans cette très belle salle, aux murs, il y avait 11 peintures d’Isaac Moillon, un peintre parisien. Sur ces 11 tableaux 9 représentaient les miracles du Christ. Les 2 autres montraient Saint-Hugues en évêque et en costume de chartreux. Sur le retable de l’autel, on pouvait y voir Saint-Hugues ressuscitant 2 enfants morts de la peste. Cette salle des malades a été réaménagée dans son décor du 17ème siècle.

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Dans la salle Saint-Nicolas située au nord-ouest de la cour, il y avait 12 lits destinés aux malades les plus graves. En 1658 lorsque Louis XIV vint visiter les Hospices de Beaune, il fut choqué de voir que dans cette salle il y avait des malades des deux sexes. Pour remédier à cela, il offrit une rente de 500 livres à l’hôtel-Dieu pour que celui-ci reaménage cette salle de façon à mieux séparer les femmes des hommes. Cette salle prit ses dimensions actuelles qu’à partir de la seconde moitié du 18ème siècle. Elle abrite aujourd’hui une exposition permanente qui relate l’histoire et la vie à l’hôtel-Dieu. On peut y voir entre autre une maquette étonnante en paille réalisée au 18ème siècle par un malade. Recouverte d’une vitre éclairée, il y a au sol une excavation qui permet de voir couler la Bouzaise. Ce cours d’eau servait à l’évacuation des eaux usées et des déchets en aval. Ceci montre combien le souci d’hygiène était important lors de la conception de ces bâtiments.

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Dans la cuisine, qui a retrouvé son aspect du début du 20ème siècle, on peut y voir un grand fourneau muni de 2 robinets d’eau chaude appelés cols de cygne, une vaste cheminée gothique à 2 foyers avec les accessoires de l’époque, un âtre tapissé de carreaux ornés de la devise de Nicolas Rolin « Seulle* », une grande potence articulée qui permettait de rapprocher ou d’éloigner les gros chaudrons du feu, un tourne broche automatisé datant de 1698 en acier brossé.

Une animation son et lumière a lieu toutes les 15 minutes. C’est très bien fait, on s’y croyait !

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Dans l’apothicairerie (la pharmacie), il y avait 2 petites pièces remplies d’étagères avec dessus des dizaines de flacons et de fioles. Dans la 1ère pièce, il y avait un mortier en bronze de 1760 équipé d’un arc accroché à un pilon qui permettait d’alléger son poids et de faciliter le travail des sœurs apothicaires lorsqu’elles préparaient les remèdes destinés aux malades. Sur le fourneau, situé à l’origine dans le laboratoire, il y avait 2 imposants alambics en cuivre qui permettaient d’extraire les substances actives des plantes dont certaines provenaient directement du jardin à l’arrière de cette pièce. Les sœurs réduisaient en poudre les plantes séchées.

Dans la 2ème pièce, à l’intérieur de l’immense armoire en bois vitrée, on pouvait y voir une collection de 130 pots en faïence datant de 1782 et dans lesquels étaient conservés les onguents, les huiles, les pilules et les sirops pour les malades. Sur certains pots en verre, les noms écrits sur les étiquettes laissaient songeur… poudre de noix vomiques, élixir de propriété, poudre de cloportes, yeux d’écrevisses…

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Dans la salle Saint-Louis qui fermait la cour à l’est et qui a été construite en 1661 à la place d’une grange, il y avait les fours qui servaient à cuire les pains que les sœurs distribuaient quotidiennement aux pauvres rassemblés sous le porche. Cette salle servait également de cuverie. À partir de 1828 les hospices passèrent un contrat avec les boulangers de Beaune pour que ceux-ci prennent le relais et distribuent eux aussi du pain aux pauvres et aux malades. Aujourd’hui dans cette haute pièce, on peut y voir de très beaux coffres gothiques dont un banc-tournis typique de l’ameublement bourguignon de l’époque avec un dossier basculant, des statues en pierre et en bois, une fontaine et 2 tapisseries du 16ème siècle.

Pour s’assurer d’avoir toujours un revenu, Nicolas Rolin avait doté les hospices de Beaune d’un vignoble en côte de Beaune. Les bénéfices des ventes de vins étaient alors tous redistribués pour garantir le bon fonctionnement de la gratuité des lieux. Par la suite grâce à leur bonne réputation et leur idéologie d’aider les plus démunis, les hospices Beaune reçurent bon nombre de donations en espèces, en terres, en immeubles et en vignes.

Aujourd’hui après plus de 500 ans de dons, de legs et d’héritages de la part des riches seigneurs bourguignons, les hospices de Beaune sont propriétaires d’un important domaine viticole comprenant près de 60 hectares de grands crus et premiers crus.

Depuis 1859, les cuvées de prestiges sont vendues chaque année sous la forme d’enchères traditionnelles de charité à la bougie le 3ème dimanche de novembre sous le nom de Vente des hospices de Beaune. Au début les ventes s’effectuaient à l’amiable, puis depuis la révolution sous la forme de soumissions.

Les bénéfices des ventes qui se situent entre 1,8 et 5,2 millions d’euros pour les meilleures années sont toujours entièrement utilisés pour la conservation du patrimoine et les structures hospitalières. Ils constituent en ce sens une œuvre de charité fidèle à l’esprit de Nicolas Rolin. Des personnalités parrainent chaque année ces ventes à la bougie comme David Douillet, Jean Reno, Thierry Lhermitte, Julien Clair, Catherine Deneuve, Florence Artaud, etc.

En 2011 ce fut Inès de la Fressange et Christian Clavier qui présidèrent la 151ème vente aux enchères à la bougie des vins des hospices de Beaune. Elle est aujourd’hui la plus célèbre vente de charité vinicole du monde et fait figure de baromètre international pour le marché des vins de prestige.

Pour visiter les hospices de Beaune, je n’ai eu aucun problème, tout était accessible en chaise roulante. Pour rentrer dans certaines salles, il y avait des petites rampes en bois, c’était génial !

D’avoir pu pénétrer dans un tel lieu d’histoire, d’amour de son prochain et de charité, d’avoir pu découvrir ce qu’était un hospice dans les siècles passés avec le matériel de soins de l’époque, les lits et la pharmacie… fut un moment très fort, très intense et très émouvant ! J’ai adoré !

De plus, comme je suis moi-même malade et handicapée, d’avoir pu voir ce qu’était une chaise roulante à l’époque en bois et avec des petites roulettes en fer, les vases pour uriner étaient en émail et les seringues en fer, j’ai réalisé combien la recherche médicale était importante, combien les progrès déjà effectués étaient énormes !!! Et vive les chercheurs et vive les technologies modernes !!!

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Pour la petite histoire il y a plusieurs scènes du film la grande vadrouille de Gérard Oury en 1966 avec Bourvil et Louis de Funès qui ont été tournées dans les hospices de Beaune !

Pour visiter ces hospices, il faut compter 1 heure. On peut le faire soit en visite libre (à l’entrée, on nous donne un dépliant disponible en 9 langues : français, anglais, allemand, néerlandais, italien, espagnol, japonais, russe et chinois qui comporte toutes les explications nécessaires pour connaitre l’histoire des lieux), soit en visite guidée.

Beaune se trouve à 235 km de Genève. Il faut compter 2h15 de voiture par l’autoroute. Une fois la visite des hospices terminée, il y a le centre piétonnier de la ville qui se trouve juste à côté qui mérite un arrêt. En effet, avec ses maisons en colombage et ses nombreuses terrasses, il est magnifique ! Pour les amateurs de vins, il y a des dégustations dans les caves qui sont offertes et qui feront le régal des connaisseurs !

Je vous souhaite donc d’ores et déjà une bonne visite de Beaune et sa région !

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Octobre 2012                      Marie-Claude Baillif

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