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2003 : Grenoble et sa région !

Avec Chantal et Sylvaine, mes 2 aides, je suis partie 6 jours à la découverte de Grenoble et de sa région. C’était fantastique ! Super ! A vrai dire, je ne m’attendais pas à autant de beautés et de diversités… j’ai été séduite !

GRENOBLE

Disposée au cœur d’un département qui abrite plus d’un million d’habitants (l’Isère), capitale des Alpes françaises, ville olympique, Grenoble est une ville sympa où les gens sont accueillants, souriants et surtout très disponibles ! A chaque fois qu’on leur demandait un renseignement ou qu’on ne trouvait pas quelque chose, ils nous aidaient toujours volontiers ! Leur gentillesse et leur amabilité m’ont beaucoup frappée…

A ma droite Chantal et Sylvaine, mes 2 aides pour ce voyage

Grenoble est une ville universitaire. Il y a une quantité d’étudiants, de jeunes et ô surprise, de handicapés en chaise roulante… Ceci explique peut-être cela !

Dans le centre ville, c’est rempli de zones piétonnes, de magasins et de boutiques. J’adore ! Pour se promener, c’est l’idéal et pour faire ses emplettes, très pratique ! En ce qui concerne la nourriture, c’est un régal aussi ! Je n’ai jamais vu autant de restaurants au kilomètre carré ! Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses ! Toutes les nationalités sont représentées, on peut déguster et savourer toutes les cuisines du monde, c’est génial !

A ne pas manquer, le téléphérique pour monter au Fort de la Bastille. Il y a un ascenseur et une cabine spéciale pour les chaises roulantes. Le téléphérique est situé au cœur du vieux Grenoble. Il nous transporte en quelques minutes seulement à l’intérieur du fort. De là-haut, la vue sur Grenoble et les Alpes qui l’entourent est remarquable !

Le téléphérique pour monter à la Bastille et la vue panoramique depuis son sommet sur Grenoble

Pour nous, après, malheureusement, c’est fini. On ne peut pas visiter le Fort, car il y a trop d’escaliers ! Il y a 2 restaurants, l’un accessible, l’autre pas, une boutique de souvenirs et une table d’orientation. Après avoir fait des photos et acheté 2, 3 gadgets, on est redescendue.

NOS BALADES

De par son incomparable situation géographique, Grenoble a toujours été la plaque tournante du tourisme en Isère et le point de départ des excursions vers les massifs très proches qui l’entourent. Les autres jours, nous avons visité :

LA GROTTE DE CHORANCHE

C’est une grotte féerique qui a été découverte à la fin du siècle dernier, vers 1875, par les habitants du village de Choranche. Ce sont les années de sécheresse de cette époque qui sont à l’origine de cette découverte. Les villageois qui cherchaient à tout prix de l’eau ont remonté la rivière jusqu’à sa source. Là, ils ont été surpris par le volume énorme de la 1ère salle derrière une toute petite entrée. Ils ont baptisé la grotte « cou fin ».

Plus tard, le 1er explorateur a osé s’enfoncer plus loin à l’intérieur est Oscar Descombaz vers 1890. Ce comptable de Pont-en-Royans compte parmi les pionniers de la spéléologie. A l’heure actuelle, il y a 30 Km de galeries explorées, mais il semblerait que ce ne soit pas fini…

La grotte se trouve à 530 m d’altitude au pied des hautes falaises de Presles. Avec leur 300 m de verticalité et plus de 300 voies équipées, ces falaises sont un haut lieu de l’escalade. Elles font partie des plus belles parois du Vercors !

A l’intérieur de la grotte, la température est de 10 degrés. Il faut s’habiller chaudement, car les visites guidées durent 1 heure. Les stalactites sont les grandes curiosités de cette grotte. Elles sont très fines donc très fragiles. Il est interdit de les toucher. La grotte compte 4 salles :

1. La salle d’entrée

C’est une vaste salle de 60 m de diamètres avec un lac aux eaux émeraude. Le guide nous explique qu’ici les eaux de 2 rivières souterraines se mélangent avant de ressurgir. C’est magnifique ! Nous sommes toutes sous le charme !

 2. La galerie du siphon

Cette salle est magique ! A tout moment le long des parois, des lumières s’allument dévoilant des spectacles naturels étonnants ! La galerie du siphon renferme un phénomène unique en Europe, des milliers de stalactites très fines (4 millimètres de diamètres), tubulaire, pouvant atteindre 3 m de long et constituées de cristaux de calcaire ! Les spécialistes appellent ces stalactites « des fistuleuses ». Elles sont blanches éclatantes et se reflètent dans l’eau comme dans un miroir ! C’est féerique !

3. La galerie serpentine

Ici, la rivière a du tempérament. Les cascades aux eaux limpides et les gours (ce sont des trous d’eau) s’enchaînent les uns aux autres. Les nombreuses courbes de cette rivière impétueuse lui ont valu le nom de « serpentine ».

A l’intérieur de la grotte, avec ma chaise roulante, il n’y a aucun problème. Tout est accessible, plus ou moins plat, je passe partout ! Quelle chance ! Quel bonheur ! Je me régale !

Soudain, le guide nous montre une bestiole bizarre, le Protée !

Surnommé le fossile vivant parce qu’il est l’une des espèces les plus anciennes du monde, le protée est incontestablement l’animal le plus curieux du monde souterrain ! C’est un amphibien qui se nourrit de micro-organismes et des autres espèces cavernicoles. Grâce à sa taille (jusqu’à 35 cm de long), il est le grand prédateur des fonds souterrains. Comme tous les cavernicoles, il n’a pas d’yeux et son corps est dépigmenté. Les protées deviennent adultes à l’âge de 15 ans, âge à partir duquel ils peuvent se reproduire. Chaque année, la mère pond entre 30 et 60 œufs arrosés de laitance par le mâle. La mère place chaque œuf sous la face cachée d’une pierre et surveille sa progéniture pendant 120 jours, jusqu’à leur naissance. Le protée a une espérance de vie d’au moins 80 ans.

4. La salle cathédrale

La visite se termine par la dernière salle ouverte au public, la cathédrale. Là, pour moi, c’est impossible d’y aller, il y a une centaine de marches ! Pour ne pas me laisser seule, Chantal et Sylvaine y montent à tour de rôle. Lorsqu’elles redescendent, elles sont toutes émues ! Elles m’expliquent que là-haut, elles ont assisté à un incroyable son et lumière dans une salle gigantesque de 30 m de hauteur ! Avec les musiques de Carmina Burana, Vangelis, Klaus Nomi, stalagmites majestueuses, miroirs de faille, lac souterrain, les merveilles apparaissaient les unes après les autres, le temps d’un flash lumineux ! Elles ont trouvé cela fantastique ! Pour me faire partager leur émotion, elles ont pris des photos. Qu’est-ce qu’elles sont gentilles !

Pour reprendre des forces et se restaurer, il y a le restaurant « le Gourmier » (ouvert d’avril à fin octobre. Service à midi) et un snack-bar. Les deux ont une terrasse panoramique sur le cirque de Choranche et les deux sont accessibles en chaise roulante.

Pour cette excursion royale, il y a quand même un bémol ! C’est la montée pour arriver à la grotte ! Avec une chaise roulante électrique, il ne devrait pas y avoir de problèmes, par contre, avec une chaise manuelle comme la mienne, c’est difficile et fatiguant ! Deux aides ne sont pas de trop ! Au milieu du parcours, la pente était tellement raide qu’on a dû appeler des bras musclés à la rescousse ! Résultat : il y avait deux personnes qui me poussaient derrière et deux qui me tiraient devant ! Ce n’était pas triste !

Pour redescendre, oh, la, la, avec les souliers qui glissent et qui dérapent, on s’est fait de belles frayeurs ! Là aussi, on a dû demander de l’aide aux passants ! Cette fois, c’était pour retenir ma chaise qui voulait faire comme « Schumacher », dévaler la pente à toute vitesse !

C’est vraiment idiot d’avoir laisser une montée raide comme ça, car en fait, tout le reste, comme le parking, la grotte et les restaurants, tout est accessible !

PONT-EN-ROYANS

Ce joli petit village se trouve sur la route qui va à la grotte de Choranche, à une dizaine de kilomètres seulement. Sa particularité, ce sont les maisons suspendues à flanc de rocher au-dessus du lit du torrent ! Elles surplombent le vide. C’est très impressionnant ! C’est à voir absolument !

Autre spécificité, le musée de l’eau. Il paraît qu’il est très intéressant et très instructif ! Nous voulions le visiter, mais les heures passant très vite, nous n’avons plus eu le temps. Dommage !

LE LAC DE MONTEYNARD ET LE BATEAU « LA MIRA »

A 35 Km au sud de Grenoble se trouve le lac de Monteynard. C’est un lac sauvage, inaccessible par la berge et qui sert depuis 1962 de barrage électrique. Ses eaux sont bleus turquoises. C’est magnifique !

Pour le découvrir et pénétrer à travers ses gorges, ses canyons et ses falaises abruptes, il y a un seul moyen, monter à bord du bateau « La Mira». La diversité du paysage à la fois boisé et verdoyant ou abrupt et minéral, dans une succession de criques et de méandres est de toute beauté ! L’enchantement est de chaque instant ! Nous avons vu le château d’Herbelon, le Pont du Brion (site inscrit aux monuments historiques, une scène du film « les rivières pourpres » avec Jean Reno y a été tournée), les gorges de l’Ebron et les cascades du Drac. A découvrir de jour comme de nuit !

Le lac compte 18 Km de voies navigables. Il y a des croisières commentées de 1h30 ou de 2h30 avec possibilité de repas. Pour manger, c’est sur réservation uniquement. Nous avons choisi la croisière de 2h30 avec repas de midi.

L’embarquement se fait à Treffort ou à Mayres Savel. Le bateau navigue du 20 mai au 31 octobre. Le Pont supérieur et les WC sont inaccessibles en chaise roulante. Pour accéder au bateau (à Treffort), il y a une forte pente à descendre, puis 3 marches à franchir. Pour nous aider, pas de problèmes, il y a le personnel du bateau. Ils sont très sympas, très serviables et ils ont l’habitude !

LA MINE IMAGE

Lorsque j’ai appris qu’il y avait une mine à la Motte d’Aveillans et qu’elle était accessible en chaise roulante, je n’ai pas hésité une seconde ! Pour une fois que je peux en visiter une et me plonger dans le monde authentique « des gueules noires », je n’allais pas rater ça !

La mine d’anthracite de la Motte d’Aveillans a été créée sous Napoléon 1er et compte 60 Km de galeries. Elle a fermé ses portes en 1956. Devenue musée, elle permet de découvrir le travail, les techniques, les outils ainsi que le mode de vie des mineurs. Dans les 250 m de galeries ouvertes au public, des guides, jamais avares d’anecdotes et d’explications, nous montrent des scènes qui représentent le travail des enfants au XIXe siècle, la traction animale, le boisage, l’éboulement et la pause casse-croûte.

Découvrir 2 siècles d’exploitation minière à travers la visite guidée de galeries authentiques est très émouvant ! Par moments, j’avais les larmes aux yeux ! Que de souffrances, que d’efforts, que de durs labeurs pour tous ces hommes et ces enfants ! Que d’amitiés, que d’entraides, que de solidarités aussi ! C’était une grande famille ! J’ai beaucoup de respect pour ces gens-là !

Pour compléter cette visite, historique et passionnante, il y a une lampisterie (dans cette salle sont exposées les toutes premières lampes utilisées par les mineurs pour s’éclairer à l’intérieur des galeries jusqu’à celles sophistiquées d’aujourd’hui. Le progrès est énorme !), des expositions de photos et une vidéo de 25 minutes qui nous présente la formation géologique de l’anthracite ainsi que le dur travail des mineurs qui est à l’origine de la révolution industrielle et de nombreuses conquêtes sociales.

Il y aussi la surprenante salle des pendus. Cette salle servait de vestiaire aux mineurs. Elle a été nommée ainsi, car depuis le plafond qui est très haut, il y a des dizaines et des dizaines de longues chaînes qui pendent. Les mineurs, grâce à un astucieux système de roulis, tiraient sur ces chaînes pour pendre ou dépendre leurs habits. Le matin, lorsqu’ils arrivaient, ils se déshabillaient, puis tiraient sur ces chaînes pour dépendre leurs habits de travail qui, pendant la nuit, avaient séché et mettre leurs habits propres à la place. Le soir, lorsqu’ils ressortaient de la mine, tout moites et tout en sueur, ils se douchaient (comme leurs habits étaient suspendus en hauteur, aucun risque de les mouiller), récupéraient leurs habits propres et mettaient leurs habits sales et humides à la place. Quelle ingénieuse façon d’économiser de la place !

Pour la sécurité des mineurs, les galeries étaient soutenues par des structures en bois. C’était les femmes qui triaient le contenu des berlines (petits wagonnets) en séparant l’anthracite des autres roches. L’anthracite est une roche noire, brillante et dure. C’est un charbon de très bonne qualité, car il contient plus de 90% de carbone. Sa combustion libère beaucoup d’énergie qui est ensuite utilisée dans les centrales thermiques pour, par exemple, fabriquer de l’électricité.

Le charbon a pour origine le bois des forêts tropicales de l’ère primaire, il y a plus de 300 millions d’années. Le charbon résulte de la décomposition dans l’eau, à l’abri de l’air, de débris de végétaux terrestres (feuilles, bois, etc.). Le charbon est une ressource naturelle qui s’épuise et qui est non renouvelable à court terme.

Au début, pour ramener le charbon à la surface, les hommes utilisaient les chevaux. Dans la majorité des mines, ces pauvres bêtes, une fois rentrées à l’intérieur des galeries, n’en ressortaient plus ! Elles tiraient les lourds chariots remplis de charbon, mangeaient et dormaient là-bas en bas. Leur espérance de vie était très courte, car elles vivaient dans des conditions atroces. Epuisées, malades à force de respirer les poussières toxiques du charbon, aveugles à force de vivre dans l’obscurité, on peut dire qu’elles crevaient à petit feu !

Dans la Mine Image, heureusement, leurs conditions de vie étaient meilleures. Une fois, leur travail effectué, à la fin de la journée, les chevaux pouvaient ressortir avec les mineurs ! La semaine, on les emmenait à l’écurie pour se reposer et le week-end, au pré pour s’ébattre ! Après la deuxième guerre mondiale, les chevaux ont été remplacés par des wagonnets motorisés, les berlines.

Petite devinette. Savez-vous qui est le meilleur ami du mineur ? Non ? Eh bien, incroyable, mais vrai, c’est le rat ! Etonnant, non !?! Lorsque les mineurs prenaient leurs casse-croûtes, ils donnaient toujours un morceau de fromage ou de pain aux rats. En partageant ainsi, les rats restaient au fond de la mine et comme ils vivaient à raz du sol, ils étaient les premiers à sentir s’il y avait un coup de grisou qui se préparait. Si les mineurs voyaient que les rats couraient dans tous les sens et qu’ils essayaient de grimper le long des parois, cela voulait dire qu’il y avait du gaz, qu’ils manquaient d’air et qu’un coup de grisou allait se produire ! Le mot d’ordre alors, c’était de s’enfuir à toute vitesse ! En Angleterre, les mineurs utilisaient les petits chiens Yorkshire à la place des rats.

A l’intérieur des galeries, il fait 13 degrés. J’ai dû mettre une veste, car j’avais froid.

LA MAGIE DES AUTOMATES ET LE HAMEAU DU PERE-NOEL

Si vous avez gardé votre âme d’enfant et que vous aimez l’originalité et le rêve, alors ce musée est pour vous ! C’est un collectionneur privé, M. Alain Bardo, passionné d’automates, qui, années après années, a créé et fabriqué ses personnages animés. Depuis 30 ans, il a signé des modèles uniques issus de personnages de l’imaginaire, mais aussi de sa propre invention. Sa collection se compose de 300 automates électriques en mouvement et présentés dans différentes scènes en son et lumière. C’est féerique et magique à la fois !

Ce musée original se divise en plusieurs salles. Dans la 1ère, il y a des clowns et tout plein de personnages relatifs au monde du cirque. Ils nous accueillent en fanfare et tambours. C’est génial ! Il y a des vieilles affiches du Cirque Pinder collées au mur !

Dans la 2ième, tous les automates sont à l’intérieur de vitrines et pour les voir et les admirer, il faut peser sur un bouton. Une lumière s’allume et là, la magie commence ! Des crocodiles musiciens, des singes, des oiseaux, un orchestre tyrolien, des pierrots, des princes arabes, des chinois… il y a toutes sortes de gens et d’animaux qui s’animent, dansent ou chantent. C’est prodigieux !

Dans la 3ième, il y a une collection unique de figurines à l’effigie du père-noêl. Qu’elles soient grandes ou petites, elles sont toutes posées dans des décors de rêve, faits de couleurs et de paillettes ! Elles nous montrent différentes scènes de vie. Il y a le hameau du père-noêl, la maison secrète où il dort, mange et écrit aux petits enfants, son atelier, là où il confectionne des milliers de jouets, le village des lutins, sans oublier sa chaise à bascule depuis laquelle, il raconte une belle histoire entouré de ses amis, les rennes. Le ravissement des petits et des grands est garanti !

La visite de cet incroyable musée se termine par un circuit extérieur. Il y a le village des ours (dans leurs petits chalets, les oursons s’amusent à reproduire les gestes des artisans de la région. C’est mignon comme tout !) et la maison du loup (c’est une exposition pédagogique qui nous explique tout sur cet animal légendaire. C’est très instructif !).

A la boutique souvenir du créateur Alain Bardo, on peut acheter des automates, des marionnettes et des boites à musique. J’ai craqué pour 2 petits clowns adorables comme tout !

Le musée est totalement accessible en chaise roulante et se trouve à Lans-en-Vercors à 27 Km de Grenoble.

LES JARDINS DES FONTAINES PETRIFIES

Ici, c’est l’univers magique de l’eau, des fleurs et de la pierre ! Il y a plus de 18’000 fleurs, arbres, arbustes d’un demi millier d’espèces différentes autour de surprenantes sources. C’est un véritable feu d’artifice floral ! Ce jardin compte parmi les plus beaux de France ! Au milieu, il y a une toute petite grotte avec en son coeur, une fontaine aux eaux pétrifiantes recouverte de cristaux de calcite. C’est un régal pour les yeux et pour nos appareils photos !

Si vous êtes amoureux de la nature et des belles choses, ce jardin, c’est à la fois, un véritable tour du monde botanique et un voyage dans la magie du minéral !

C’est accessible en chaise roulante, mais comme ça monte et ça descend, c’est indispensable d’avoir un accompagnant pour aider à pousser. Il y a une buvette avec une petite restauration et un magasin souvenir. Il se trouve au village la Sône à 60 Km de Grenoble.

LE BATEAU A ROUE «ROYANS-VERCORS »

A quelques mètres des jardins pétrifiés se trouve l’embarcadère du magnifique bateau à roue « Royans-Vercors ». Il est tout rouge et ressemble aux bateaux du Mississipi. Il navigue entre le massif du Vercors et les douces collines du pays de Saint-Marcellin, sur l’une des plus grandes rivières de France, l’Isère.

Les points forts qui jalonnent son parcours sont les marécages et les roselières. Peuplés d’oiseaux aquatiques, ces grands espaces de roseaux et de saules blancs constituent une des principales zones ornithologiques de la région Rhône-Alpes. Silencieux, le bateau à roue s’y glisse lentement.

La croisière commentée en directe permet de découvrir la faune, la flore et l’histoire de la région. A St-Nazaire-en-Royans, il y a un remarquable aqueduc de 35 m de haut. Le capitaine du bateau nous explique que grâce à un ascenseur panoramique, on peut monter jusqu’au sommet et jouir d’une splendide vue.

La croisière aller-retour dure 1h30. Il y a 2 lieus d’embarquement. Le village de la Sône ou le village de St-Nazaire-en-Royans.

LE DOMAINE DE VIZILLE

Situé à 18 Km de Grenoble, le domaine de Vizille renferme un extraordinaire patrimoine naturel. Cet immense parc de 100 hectares offre l’opportunité de découvrir une multitude d’espèces animales, très facilement visibles, un magnifique château et le musée de la Révolution Française.

C’est au tout début du XVIIe siècle que le Duc de Lesdiguières décide de faire construire un château à Vizille. En 1613, un mur de 7 Km clôture le parc, aujourd’hui classé monument historique. Dans cet espace préservé, la faune et la flore se développent, les sources sont canalisées, certains parterres sont savamment ordonnés et une grande partie du territoire est laissée à l’état sauvage pour les parties de chasse. Le roi louis XIII y a chassé en 1622.

L’intérieur du château est ouvert au grand public. Evènement ! Il y a un ascenseur !!! J’ai enfin pu, à 45 ans, visiter les salles supérieures d’un château et monter tout en haut sur la terrasse ! J’ai beaucoup aimé !

Comme ni Chantal, ni Sylvaine, ni moi-même, n’étions intéressée par le musée de la Révolution Française, on est partie visiter le parc.

A gauche du château, il y a une magnifique roseraie et en face, un canal avec en son milieu, un petit jet d’eau et au fond, une cascade. L’on peut voir des poissons, des cygnes, des canards, des oies, des foulques, des arbres centenaires, un manège de poneys et un petit train touristique. Plus loin dans le parc, il y a une pisciculture, des chevaux et tout au fond des grands cerfs et des daims.

Ce vaste parc, très beau et reposant, nous a permis de bien terminer nos 6 jours d’escapade à Grenoble et sa région ! Chantal et Sylvaine sont rentrées ravies et moi, j’étais plus qu’enchantée ! D’avoir pu visiter une grotte et une mine de charbon avec ma chaise roulante, j’étais au nirvana !

Pour les amoureux d’évasion, j’espère que mon récit vous aura touché et que vous aurez envie de partir…

Le monde est grand, la terre est belle, par respect pour notre Créateur et par curiosité, nous devons prendre le temps de le visiter et de l’apprécier !

Si vous désirez voir mon album consacré à ce voyage à Grenoble, il faut cliquer ici.

Septembre 2005                         Marie-Claude Baillif

 

 

 

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