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2004 : 4 jours au Lac de Brienz

A la fin du mois d’août 2004, je suis partie 4 jours dans le joli village de Brienz au bord du lac du même nom. Pour m’accompagner, il y avait Chantal (mon aide et amie), Hayet (la fille qui s’occupait de moi la semaine), Sultane et Kalyne, nos deux chiennes. Brienz compte 2’961 habitants. Notre hôtel se trouvait à 100 m du lac.

 Le lac de Brienz est un magnifique lac alpin de couleur bleu vert. Il est situé dans l’Oberland bernois en Suisse à environ 200km de chez moi. Son nom vient de la ville de Brienz. Sa longueur est de 14km, sa largeur moyenne de 2,5km et son altitude de 564m. C’est le lac le plus profond de la Suisse (260m). Il est bordé de petits villages pittoresques et entouré de versants recouverts de forêts de pins. Depuis les sommets du Faulhorn (2’681m) et du Brienzer Rothorn (2’350m), il offre des vues imprenables.

Avec la compagnie des bateaux BLS, on peut naviguer d’une rive à l’autre, rejoindre le lac de Thoune (son confrère) par un étroit canalqui traverse la ville d’Interlaken ou alors en faire le tour complet.

Le premier jour

Après notre arrivée à l’hôtel, nous sommes tout de suite parties au musée du Ballenberg. Ce magnifique musée de l’habitat rural suisse se trouve à une dizaine de Km de Brienz. Inauguré en 1978, il présente sur 660’000 m2 en pleine nature, une centaine de constructions séculaires originales venant de toutes les régions de la Suisse, des jardins et des champs aménagé à l’ancienne, des artisans à la tâche comme au temps d’avant et quelque 250 animaux de la ferme.

On y trouve des ânes, des mulets, des chevaux, des chèvres, des moutons, des cochons, des lapins, mais aussi des abeilles, des oiseaux, ainsi que des dindes, des oies, des canards et des poules. C’est fabuleux !

Dans les ateliers (installés tout comme autrefois), il y a des artisans qui, à l’aide d’outils authentiques, font la démonstration de plusieurs métiers aujourd’hui quasi disparus : la sculpture sur bois, la vannerie, le filage, le tissage, la dentelle au fuseau, la fabrication du fromage et du pain ainsi que les travaux de la forge. C’est très intéressant !

Le musée est accessible en chaise roulante, mais je conseille vivement de prendre un ou deux accompagnants solides et costauds pour aider à pousser, car il y a quand même pas mal de montées et de descentes raides !

Au Ballenberg, le grand théâtre du passé, on peut pénétrer dans toutes les habitations (elles datent du 16ième au 19ième siècle), mais pour nous, personnes en chaises roulantes, je dirais que seule une moitié est accessible (avec de l’aide bien entendu). Pour l’autre moitié, c’est trop compliqué !

Le musée est captivant, enrichissant et on passe des heures à le parcourir ! Les chiens sont admis, mais on doit les tenir en laisse. En fait, heureusement qu’ils étaient là (surtout Sultane), car sinon, je ne sais pas comment on aurait fait ! Effectivement, à un moment donné, après 40 minutes de visite, on s’est retrouvée devant un grand dilemme : devant nous, il y avait une longue montée ultra raide qui nous rebutait et derrière nous, le chemin qu’on venait de suivre pendant 40 minutes. Que faire !?! Chantal (qui a souvent de bonnes idées) a attaché la laisse de sultane à l’accoudoir de ma chaise roulante et très joyeusement l’a encouragée à me tirer en haut la montée. Fabienne était derrière moi pour diriger et pousser aussi. Sultane, adorable chienne, l’a pris comme un jeu ! Elle branlait la queue et sans broncher, elle s’est mise à tirer de toutes ses forces. C’était impressionnant ! En deux temps, trois mouvements, j’étais en haut de la pente… quelle brave bête ! Pendant quelques instants, nous avons été l’attraction du Ballenberg… tout le monde nous regardait et riait de bon cœur !!! On a dû réitérer cet exploit 3 fois ! C’était mémorable !!!

Le musée du Ballenberg est ouvert tous les jours de 10h à 17h de mi-avril à fin octobre.              

Le deuxième jour

Après le petit déjeuner, nous sommes parties à Iseltwald, un charmant petit village interdit à la circulation routière au bord du lac de Brienz. On doit poser la voiture à l’entrée dans un grand parking. Il y a un port et une baie à proximité. La balade au bord de l’eau est magnifique, c’est un havre de paix, un pur régal… j’ai adoré ! Iseltwald compte 443 habitants.

Après avoir bu un café sur une terrasse tout au bord de l’eau, nous avons repris la voiture et nous sommes parties à la gare de Wilderswil (584m) pour prendre le petit train à crémaillère qui va à la Schynigge Platte.

Cette ligne fut ouverte à la circulation en 1’893, puis électrifiée en 1’914. Les locomotives qui circulent aujourd’hui datent toutes de l’électrification. Les 7,2 Km de ligne permettent de franchir le dénivelé de 1’403m grâce à des pentes allant jusqu’à 25% et une crémaillère de type Riggenbach.

Lorsque le train a démarré, tout allait bien. J’étais à l’arrière du wagon pas tout à fait calée contre la paroi, mais avec mes deux freins. Devant moi, il y avait un banc. Comme il n’y avait pas assez de place pour les jambes de Chantal et celles de Hayet, elles se sont mises de l’autre côté de ce banc, leurs têtes tournées vers moi. Sultane et Kalyne aussi.

Après 5 minutes, le train a commencé à grimper une pente de plus en plus raide… soudain, je n’ai pas eu le temps dire ouf, les deux roues avant de ma chaise roulante se sont levées en l’air et ma chaise a commencé à basculer en arrière. J’ai crié : « Ahhhh… » et Hayet, paniquée, a tout de suite enjambé le banc pour me rejoindre. Chantal la soutenait d’un bras pour qu’elle ne tombe pas et de l’autre, elle retenait mon accoudoir pour que ma chaise ne bascule pas plus en arrière. Ma tête évidemment n’a pas tenu le choc, elle est tombée en arrière. Au moment où Hayet m’a rejoint, catastrophe, je n’avais plus d’air dans mes tuyaux. C’était certainement ma petite batterie qui était déchargée. Bizarre, car ça ne faisait pas longtemps qu’on l’avait mise et en principe, mes batteries ont une autonomie de 5 à 6 heures chacune. Lorsque Hayet a voulu l’enlever pour en mettre une pleine, le train a eu une violente secousse et Hayet est tombée parterre. La pauvre… elle était tellement angoissée à l’idée que j’étouffe… qu’elle a fait pipi aux culottes ! Après s’être relevée, remis ma tête droite et changé la batterie (j’en prends toujours 3 avec moi pour palier à ce genre d’accident…), elle s’est mise derrière moi pour tenir ma tête et empêcher que ma chaise ne se renverse à nouveau. Chantal a pu lâcher mon accoudoir et toutes les 3, on est partie dans un éclat de rire démentiel ! Nos larmes coulaient des yeux… on n’arrivait plus à se ravoir !!!

La voie, taillée en partie dans le rocher, est spectaculaire !

Le reste du trajet s’est déroulé sans anicroches. Les paysages défilaient grandioses ! Nous avions des coups d’œil sur les sommets enneigés, sur les pâturages verdoyants remplis de vaches, sur les fleurs alpines, sur le lac de Thoune tout en bas et sur quelques ailes delta qui tournoyaient dans le ciel !

A la Schynigge Platte, plateforme à 1’967 mètres d’altitude, nous sommes descendues du train. Depuis là, on a une vue exceptionnelle sur les Alpes bernoises et sur une partie du lac de Thoune. C’est le point de départ de nombreuses balades en montagne. Il y a un restaurant avec une jolie terrasse en plein air.

Pour accéder au restaurant, évidemment, qu’est-ce qu’il y avait… ??? Une montée raide !!! Grâce à ma nouvelle tireuse de choc, pas de problèmes, j’ai pu y monter rapidement ! Sultane a tellement de force, elle est tellement puissante qu’il faut faire très attention à la direction qu’elle prend, car elle pourrait rapidement me faire basculer en bas le talus !

Depuis la terrasse du restaurant, la vue sur les montagnes était splendide ! Le soleil chauffait bien malgré les 1’967m d’altitude… on était royale ! Pour redescendre, on a pris le dernier train vers 18h.

A la gare de Wilderswil, nous avons repris la voiture et nous nous sommes arrêtées vers le camping de Bönigen, peu après Interlaken. Là, il y a jolie balade à faire à pieds le long du lac.

Le soir, nous avons mangé au restaurant de notre hôtel à Brienz.

Le troisième jour

Après le petit déjeuner, nous sommes parties à Grindelwald. Cette station de montagne, réputée été comme hiver, est située au pied de la face Nord de l’Eiger à 1’034 m d’altitude. Avec la voiture, on est monté aussi haut qu’on a pu… c’était magnifique ! Les panoramas sur les hauts sommets environnant sont de toute beauté et la petite église aussi !

Après, nous sommes partis à Interlaken. Sa position géographique entre les lacs de Thoune et de Brienz est à l’origine de son nom. La ville d’Interlaken a une renommée touristique de longue date. Parmi ses clients célèbres et inconditionnels figuraient Goethe (un poète, romancier et dramaturge allemand, mort en 1’832), Lord Georges Gordon Baron (un poète britannique, mort en 1’824) et Félix Mendelssohn (un chef d’orchestre et compositeur allemand, mort en 1’847). Depuis Interlaken, la vue sur l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau est formidable !

Notre promenade a débuté le long du canal pour que Sultane et Kalyne (nos deux chiennes) puissent jouer un peu, puis on s’est enfilé dans les rues de la ville. Dans l’artère principale, c’est rempli de magasins, de boutiques souvenirs, de restaurants, de terrasses de cafés et de… Japonais ! C’est incroyable et vraiment très frappant, car ailleurs, on n’en voit jamais autant !!!! Interlaken, c’est la ville des Japonais ! D’ailleurs, maintenant, plusieurs de ces boutiques souvenirs leur appartiennent (ils sont venus ici il y a quelques années en tant que touristes, s’y sont plu et ont racheté pour devenir propriétaire).

Le soir, nous avons mangé au restaurant de l’hôtel.

Le quatrième et dernier jour

Pour terminer en beauté ce voyage de 4 jours, nous avons parcouru la petite ville de Brienz et ses superbes quais. Les chiennes se sont régalées, car elles ont pu se baigner à maintes reprises. J’adore voir Sultane nager après un bout de bâton en bois et Kalyne se coucher dans l’eau pour rafraîchir son petit ventre… que du plaisir !

Après avoir bien profiter du soleil, des belles vues avec toutes ces montagnes vertigineuses et de ce beau lac vert de Brienz, nous sommes rentrées à la maison, heureuses et enthousiastes !

Nous avons pris l’autoroute Thoune – Berne – Yverdon et Nyon.

Les bons freedreams

Pendant ces quatre jours, pour payer l’hôtel, j’ai utilisé des bons freedreams. Ce sont des bons que l’on achète à la gare ou directement à la société freedreams.

Un bon coûte 75 Frs (quelquefois 65 lorsqu’il y a des actions spéciales) et il est valable pour deux personnes pour trois nuits.

Comme ce n’est pas cher, il y a une condition. Il faut prendre le petit déjeuner (il n’est pas compris dans le prix de la chambre) et le repas du soir (c’est un menu) dans l’hôtel. Dans les hôtels où le menu du soir n’est pas excessif, ça vaut la peine, on fait des économies !

Les hôtels qui acceptent les bons freedreams sont répertoriés dans un catalogue et sur internet. En ce moment, ils sont 3 000 dans 18 pays européens. En Suisse, il y en a 300.

Voici l’adresse internet : http://www.freedreams.ch

Août 2006                              Marie-Claude Baillif

 

 

 

 

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