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2005 : Chermignon d’en haut no 2

Du lundi 5 au samedi 10 septembre 2005, le propriétaire de mon appartement a enfin accepté de refaire la tapisserie pourrie de mon salon qui, du côté balcon, se décollait et tombait en lambeau. Ouf ! C’était le moment, car cela fait 33 ans que j’habite là et que jamais rien n’a été fait !

Comme c’est déconseillé pour moi de rester dans les odeurs de colle et de peinture, j’avais réservé un hôtel à Vallon-Pont-d’Arc en Ardèche. Le dimanche soir, en regardant les prévisions météorologiques, ô catastrophe, des fortes pluies et des inondations étaient annoncées dans tout le sud de la France !!! Comme l’alerte était rouge et que je n’avais pas envie de prendre de risques, j’ai tout de suite téléphoné à M. Karlen, l’homme qui s’occupe de la location de l’appartement de vacances à Chermignon d’en haut en Valais pour lui expliquer ma situation très ennuyeuse et lui demander si c’était possible de revenir pendant 5 jours du lundi au vendredi.

Comme l’appartement était libre, il a tout de suite dit oui ! Quelle chance ! Chantal, Fabienne, Sultane, Kalyne et moi, nous sommes donc reparties 5 jours en valais.

Lorsque nous sommes arrivées à Chermignon d’en haut, nous avons déposé nos bagages dans l’appartement, puis nous sommes directement parties au bord du lac Grenon à Montana pour dîner dans un restaurant. Là-bas, c’est vraiment très beau et toujours très sympa ! Nous y avons passé l’après-midi.

Au bord du lac Grenon

Comme je n’aime pas aller toujours au même endroit (la routine m’ennuie…) et que cet appartement de Chermignon est géographiquement bien situé (il se trouve à peu près au centre du Valais), nous avons là une sacrée belle opportunité de découvrir les différentes vallées et villages de ce magnifique canton !

Mon programme, cette fois, était :

Le mardi : ZINAL

Zinal est à 40 km de Chermignon

Le drapeau vert est le point de départ, le drapeau rouge le point d’arrivée

Ce charmant village de montagne se situe au fond du Val d’Anniviers et au pied de la Couronne Impériale des célèbres sommets de plus de 4’000 m d’altitude. Il y a le Weisshorn (4’506 m, le 4ème plus haut sommet d’Europe), le Zinalrothorn, le Bishorn, l’Obergabelhorn et la Dent Blanche.

Niché à 1’670 mètres d’altitude, Zinal a conservé son cachet et sa simplicité. De nombreuses possibilités d’évasion sont offertes aux visiteurs. En hiver, il y a tous les sports de neige et l’été, les randonnées.

Promenade aux alentours de Zinal

Ce lieu d’exception accueille les voyageurs depuis plus de 150 ans. Au début, c’était les anciens Anniviards (les habitants du Val d’Anniviers) qui y séjournaient avec leurs troupeaux avant de rejoindre les alpages sur les hauteurs, puis à partir du XIXe siècle, ce sont les touristes qui prirent l’habitude d’y venir avant de partir à la conquête des majestueux sommets tout proches.

Ce sont les alpinistes anglais qui ont donné une réputation internationale à ce petit village de montagne. Par la suite, le tourisme estival s’est très vite développé et les habitants du village, pour se concentrer davantage sur le développement touristique, ont diminué peu à peu leurs activités primaires. C’est ainsi que le village a construit sa première auberge et ce fut le célèbre alpiniste anglais « Wymper «  qui, en 1859, est devenu son premier hôte.

Depuis, le village s’est transformé en une vraie station touristique, mais tout en conservant ses vieux mazots et ses raccards et en construisant des hôtels dans le style purement montagnard.

En 1974, la station a accueilli la première course pédestre alpestre « Sierre-Zinal » (appelée aussi la Course des Cinq 4’000). Cette course est devenue, au fil des années, l’une des plus belles courses alpines du Monde !

Le mercredi : AROLLA

Arolla se trouve à 60 km de Chermignon

Le célèbre village d’Arolla se trouve dans le Val d’Hérens. Après Evolène, la route devient sinueuse, les montagnes et les paysages très sauvages et abrupts !

On s’est d’abord arrêtée à l’hôtel restaurant de l’Aiguille de la Tsa. C’était très beau, mais il y avait un petit vent froid qui ne donnait pas envie de manger sur la terrasse. Comme il y avait une dizaine de marches pour monter à l’intérieur du restaurant, on n’y est pas allé. On s’est promenée pendant une demi heure le long d’un petit chemin à côté d’une forêt, puis on est partie pour Arolla.

Arolla est une petite station pour les amoureux de calme, d’air tonifiant et de nature encore sauvage. Grâce à son altitude élevée (2’000 m), elle est l’un des points de départ pour les grandes ascensions des 4’000 m des Alpes suisses (il n’est pas rare de croiser des alpinistes portant leur sac de haute montagne avec mousquetons, baudriers, piolets sur le point de partir ou au retour de leurs exploits), mais également l’un des points de départ de la « petite Patrouille des Glacier ». Cette course militaire mythique, ouverte au public, rallie Zermatt à Verbier en passant par Arolla dans son grand parcours et Arolla à Verbier dans son petit parcours.

Arolla est un très joli petit village pentu

Ce havre de paix au milieu des forêts d’arolles (pin des hauteurs valaisannes) et des glaciers émerveillera les uns par la présence des bouquetins, des marmottes ou des chamois au détour d’un chemin et les autres par la beauté de ses champs de neige et de ses glaces éternelles !

Arolla fait partie des plus hautes stations des Alpes européennes. Comme elle était très en pente et l’air vivifiant plutôt froid, on n’est pas sortie de la voiture, pas envie !

On est allée voir le glacier, mais plus on s’approchait de lui, moins on le voyait bien. Quand le chemin est devenu trop caillouteux et interdit aux voitures, on a lâché Sultane et Kalyne pour qu’elles se dégourdissent les pattes…

Pause dégourdissage des pattes pour les chiennes

Après, on est redescendue le Val d’Hérens jusqu’au séduisant village des Haudères. Là, il faisait bon, la température était très agréable !

LES HAUDERES

Lorsque j’étais petite (je devais avoir 12-13 ans), ma maman, son ami Ghislain, mon frère et moi, nous sommes venus en vacances ici… un bon souvenir !

Je trouve que le village n’a pas tellement changé et lorsque nous avons parcouru les rues pittoresques de ce très bel endroit, j’ai tout de suite reconnu l’hôtel où nous avions dormi 36 ans auparavant !!! Incroyable, non ! Je suis stupéfaite et très impressionnée de voir les capacités et les performances de notre mémoire visuelle…

Le jeudiHAUTE-NENDAZ

Si on est partie à Haute-Nendaz, c’est pour dire bonjour à ma tante Betty, à mon oncle Freddy et à ma cousine Nathalie. Ils y ont loué un chalet pour leurs deux semaines de vacances.

Posé sur un plateau qui domine la Plaine du Rhône et de Sion (la capitale valaisanne), Nendaz est composé de Basse-Nendaz (un petit village pittoresque avec des ruelles étroites et des vieux chalets en bois de mélèze datant du XVIIIe siècle) et de Haute-Nendaz (une station touristique animée, vivante et moderne).

Lorsqu’on on a vu les villages à caractères d’Evolène, Grimentz, Zinal et les Haudères, la station de Haute-Nendaz (trop moderne…) paraît fade et insipide ! On n’a pas aimé !

Chantal, Fabienne et moi, on a mangé sur une terrasse de restaurant (il y avait une belle vue sur les montagnes…), puis ma tante, mon oncle, ma cousine, son mari et son bébé nous ont rejoint pour boire le café. C’était très sympa… et de se retrouver comme ça en Valais… j’ai trouvé super !

Après, nous avons fait quelques courses dans les magasins (viande séchée, fromage, pain de seigle) et nous sommes rentrées à Chermignon.

Le vendredi : LENS

Pour être sûre que la peinture soit sèche et qu’il n’y ait plus trop d’odeur dans mon appartement, nous avons téléphoné au peintre. Celui-ci, gêné, nous a annoncé qu’il n’avait pas encore terminé, qu’il lui restait encore la porte de la cuisine et surtout celle de ma chambre à peindre ! Zut ! Cela voulait dire qu’il y aura plein d’odeurs désagréables en plein dans ma chambre et que je vais certainement commencer à tousser et à cracher des glaires…

Comme je suis inquiète, Chantal et Fabienne me proposent de rester un jour de plus à Chermignon. On demande à M. Karlen (le responsable de l’appartement, il habite juste au-dessus) si l’on pouvait rester jusqu’au samedi. Cet homme, généreux et compréhensif, a tout de suite dit oui. Charitable, il nous a même invité à rester tout le week-end. C’était super gentil de sa part, mais malheureusement impossible, car nous avions déjà plein d’autres rendez-vous !

Comme la météo se gâtait (le ciel se couvrait de plus en plus), on n’est pas partie loin. En fait, on est juste allé dîner sur une terrasse dans le petit village de Lens et se promener autour de son minuscule petit lac. Lorsque la pluie s’est mise à tomber, on est rentrée à l’appartement.

Le samedi : RETOUR A NYON

Chantal et Fabienne ont fait le ménage, chargé la voiture, puis vers les 11h, on a tous pris le chemin du retour.

Ces 6 jours en valais furent à nouveau joyeux, attachants, riches en aventures et en découvertes de toutes sortes ! J’ai adoré !!!

L’année prochaine, on va revenir, ça, c’est sûr ! C’est vrai, pourquoi s’en priver !?! Ce n’est pas loin de chez moi, les paysages sont souvent à couper le souffle, c’est totalement dépaysant, l’appartement est grand et gratuit, l’air est bon pour nos poumons et pour nos deux chiennes, c’est le paradis des grands espaces !!!

Mes animaux préférés des montagnes valaisannes sont :

La Vache d’Hérens

La vache Alpine Hérens (originaire du Val d’Hérens) est avec ses 1,20 mètres au garrot et ses 550 kg environ l’une des plus petites vaches européennes. Mais attention, comme le dit l’expression « petite, mais costaud », elle a un cou puissant, un front large et une poitrine profonde. Ses membres sont courts ce qui en fait une vache très trapue. Sa robe est unie et varie du noir au fauve (rouge brique).

Forgée par la montagne, la vache d’Hérens est une excellente marcheuse qui se déplace aisément dans les terrains difficiles. Réputée pour sa robustesse et sa combativité, cette montagnarde grimpe facilement jusqu’à 3’000 mètres d’altitude.

Les animaux de cette race ont un tempérament vif et belliqueux qui se concrétise par des rituels de dominance exacerbée. Les combats auxquels se livrent naturellement les vaches lors de la mise à l’herbe, de la montée à l’alpage ou lors de la réunion de deux troupeaux en témoignent.

Cette aptitude est bien sûr à la base de l’organisation des combats de vaches qui ont lieu chaque printemps. Ces manifestations rassemblent plus d’une centaine d’animaux répartis en diverses catégories selon l’âge et le poids. Après maintes joutes, l’une des combattantes est déclarée « Reine » par le jury.

Ses ancêtres étaient présents en Valais vers 3’000 avant J.-C. C’est en 1’859 que la race d’Evolène, désignée dès 1’861 sous le nom de race d’Hérens, est mentionnée pour la première fois dans les listes de concours.

Jadis très répandue dans le Valais, l’Alpine Hérens a subi une énorme diminution de ses effectifs autour des années 1’950 à cause de l’exode rural qui a vu de nombreux éleveurs quitter les montagnes. Si elle est encore là aujourd’hui, c’est grâce aux traditionnels combats de reines de troupeaux et à ses amoureux inconditionnels qui ne voudraient pour rien au monde élever d’autres vaches !

Le Bouquetin des Alpes

Le bouquetin est un animal de haute montagne. Grâce à ses membres forts et son pied parfaitement adapté au rocher, il se déplace avec aisance dans les endroits les plus escarpés. Ce qu’il adore, c’est se balader sur les arrêtes rocheuses entre 2’000 et 3’500 mètres d’altitude. L’hiver, la neige le contraint à descendre, mais il fréquente rarement les forêts comme peuvent le faire les chamois. Il passe la nuit dans des endroits couverts, secs et protégés du vent comme les grottes et les replis de terrain. Le bouquetin peut sauter plus de 6 mètres de longueur et galoper à plus de 70 km/h sur un terrain plat.

Les cornes du mâle, incurvées vers l’arrière et ornées de bourrelets sur leur face antérieure, mesurent entre 70 et 140 cm et peuvent peser jusqu’à 6 kg la paire. Il peut se gratter le dos avec. Celles des femelles sont plus modestes, 30 cm environ. La robe gris fer à beige jaunâtre en été devient marron foncé en hiver (surtout chez le mâle). Le mâle, appelé bouc, mesure entre 75 et 95 cm de hauteur au garrot et pèse entre 65 et 100 kg. La femelle ou étagne, elle, mesure entre 70 et 80 cm au garrot et pèse entre 35 et 50 kg. Le jeune bouquetin, le cabri, a la taille d’un petit mouton et des cornes très courtes.

Ce ruminant qui fait partie de la même famille que la chèvre peut manger jusqu’à 20 kilos par jour de graminées, légumineuses, rameaux de genévrier, rhododendrons ou alors de mousses et de lichens. Il recherche le sel, comme les chamois, mais boit très peu, dans des flaques ou des petits ruisseaux calmes, rarement dans des torrents. En général, la rosée sur les feuilles lui suffit. L’hiver, il gratte la neige pour se nourrir d’herbes sèches, se réfugie sur les versants ensoleillés où la neige a fondu et où il peut trouver de la nourriture. A cette période, il peut perdre jusqu’à 30% de son poids.

Cet animal diurne présente deux grandes phases d’activités. Une première avant le lever du soleil et pendant les premières heures du jour, une seconde le soir avant la tombée de la nuit. Entre ces deux périodes, il se prélasse en ruminant sur des terrasses herbeuses bien exposées au soleil.

Il y a 100 000 ans, le bouquetin vivait dans toutes les régions rocheuses d’Europe centrale. Il a été source d’inspiration pour les hommes du néolithique qui l’ont peint dans de nombreuses grottes comme celle de Lascaux, par exemple, mais à partir du milieu du 15ème siècle, le développement des armes à feu a très vite signé la fin de ce fier habitant des Alpes. Peu méfiant, il a été une cible très facile pour tous ceux qui étaient chasseurs et braconniers. Les cornes des mâles étaient très recherchées comme trophées de chasse. La médecine de l’époque, toute empreinte de superstitions, ne l’a pas aidé non plus. Ses cornes broyées en poudre étaient utilisées comme remède contre l’impuissance, son sang contre les calculs urinaires et son estomac pour vaincre les dépressions. Ces stupides croyances ont persisté jusqu’au début du 19ème siècle. A cette époque, il ne restait plus qu’une petite centaine d’individus dans tout l’arc alpin français et italien. En Suisse, il avait déjà complètement disparu.

Le bouquetin des Alpes doit sa survie à la monarchie italienne. En effet, c’est le roi Victor Emmanuel II qui, à partir de 1’856, a ordonné de faire protéger les derniers individus pour sa chasse personnelle. Pour ce faire, il a engagé des gardes-chasse dans une réserve privée près de Valsavaranche dans la vallée d’Aoste.

En juin 1’906, des responsables du parc zoologique « Peter und Paul » de Saint-Gall, désirant réintroduire le bouquetin en Suisse, ont demandé au roi Victor Emmanuel II de leur vendre quelques spécimens. Celui-ci ayant refusé, un dénommé Joseph Bérard (descendant d’une dynastie légendaire de braconniers de la vallée d’Aoste) s’est introduit dans la réserve royale, y a capturé deux femelles et un mâle et les a ensuite emmené frauduleusement en Suisse. Par la suite, comme la reproduction en captivité a été un grand succès, les premiers lâchers de bouquetins ont pu être effectués dès 1’911, tout d’abord dans le canton de Saint-Gall, puis successivement dans les cantons des Grisons, de Berne et du Valais.

L’année passée, en 2’006, cela faisait un siècle que les bouquetins sont de nouveau en Suisse. Aujourd’hui, quelque 13 200 bouquetins peuplent nos Alpes. Depuis 1’981, ils sont protégés.

Les mâles et les femelles vivent en hordes bien distinctes. Les mâles se localisent en haute altitude, tandis que les femelles et les jeunes se trouvent plus bas. Les femelles et les jeunes vivent en petits groupes, les mâles se rassemblent également en troupeaux (jusqu’à 30 individus). Au moment de la période du rut et de la reproduction de décembre à janvier, les mâles s’attribuent un groupe de femelles, parfois à l’issue de violents combats de coups de cornes. La gestation dure 5,5 mois. De fin mai à début juin, la femelle met au monde un cabri, rarement 2, qu’elle va allaiter environ 6 mois.

Les principaux dangers pour le bouquetin, ce sont les avalanches, le froid, les chutes de neige, l’aigle (pour les cabris) et les braconniers. Il émet un sifflement nasal bref qui sert de signal d’alerte. Sa longévité est de 20 ans.

Le Chamois

Ce ruminant de la même famille que la chèvre vit dans les Alpes et les hautes montagnes du centre et du sud de l’Europe entre 800 et 3’000 mètres d’altitude.

Plus petit et moins trapu que le bouquetin, le chamois mâle mesure entre 70 et 85 cm de hauteur au garrot et pèse de 23 à 60 kg. La femelle est bien sûr inférieure en poids et en taille. Les cornes, qui mesurent rarement plus de 17 cm de long, sont noires et droites en oblique, puis se recourbent en crochet au bout.

Le pelage du chamois en été est brun roussâtre clair avec une bande dorsale brun foncée et en hiver, brun noir, plus épais et plus long. Sa tête est bicolore. Le front et les joues sont blancs séparés par une bande noire, des oreilles au museau. La queue du chamois est courte et noire. Les mâles ont une crinière dorsale appelée la « barbe ».

L’habitat du chamois est différent selon les saisons. Au printemps et en été, il affectionne les hauts pâturages, les couloirs rocheux et les escarpements où il se nourrit de plantes, rameaux et bourgeons d’arbres. En hiver, il descend dans les forêts denses et se nourrit d’épines de pins. C’est un herbivore.

Il supporte bien les très basses températures en hiver et sait s’abriter s’il y a une tempête. En été, vers midi, il recherche les lieux ombragés et les névés (petites plaques de neige).

Il vit en petites troupes (des hardes) rassemblant femelles, cabris et jeunes d’un an guidées par une vieille femelle, les mâles sont solitaires ou en petits groupes, mais se tiennent habituellement à l’écart des troupeaux de femelles. Au moment de la reproduction, de novembre à décembre, les chamois se rassemblent en troupeaux mixtes plus nombreux (jusqu’à 200 individus).

Une des particularités du chamois, ce sont les glandes rétrocornales situées derrière leurs cornes. Présentes chez les deux sexes, elles sont de la taille d’une noix. Chez les mâles, elles grossissent dès septembre et au moment du rut, elles sécrètent une odeur très forte qui sert à marquer leur territoire. Ils en imprègnent les arbres et les rochers. Comme l’odeur de ces glandes excite les femelles et favorise l’accouplement, elles sont appelées « les glandes de rut ». Pendant cette période, une autre particularité des mâles, ils paradent en hérissant leur crinière dorsale, le corps dressé et la tête relevée. De la mi-mai à la mi-juin, les femelles s’isolent dans des endroits cachés pour mettre bas un, rarement deux petits.

Chassé à l’excès pour le plaisir de la chasse, mais aussi pour sa chair et pour le cuir doux et souple tiré de sa peau, il est maintenant protégé.

Lorsqu’il y a du danger, le chamois pousse un cri d’alarme qui ressemble à un sifflement aigu. Il pourrait vivre jusqu’à 25 ans, mais peu dépasse les 10, 15 ans. Les causes de mortalité sont les avalanches, les chutes, la foudre, l’Aigle royal (pour les petits), le Renard (rare), les épidémies de kératoconjonctivite dans les populations trop denses et chez les sujets faibles (l’animal devient aveugle et meurt), la famine et le parasitisme.

La Marmotte des Alpes

La marmotte est un rongeur qui se rencontre à des altitudes très variables (de 800 à plus de 3’000 m d’altitude) principalement dans les prairies alpines parsemées d’éboulis comme les alpages.

Assez courte sur pattes avec une queue pas très longue, elle possède une fourrure assez fournie avec des teintes variables allant du gris au roux clair en passant par de nombreuses nuances de brun. Chez les adultes, la taille varie de 60 à 90 cm et leur poids d’une saison à l’autre. Au printemps, il peut passer de 3,5 à 6 ou 7 kg en automne. La marmotte  est principalement herbivore. Elle aime le trèfle, le thym, le serpolet, les graminées, les pissenlits et les crocus, mais elle peut aussi manger des baies de myrtilles ou même parfois des criquets, des larves ou des sauterelles lorsqu’ils sont abondants.

Les marmottes se nourrissent à tour de rôle. Les unes surveillent les alentours pendant que les autres mangent. Elles recherchent des lieux découverts là où la végétation est peu dense et permet de surveiller l’approche des prédateurs (aigles et renards). Elles préfèrent manger le matin ou le soir lorsque les plantes sont encore recouvertes de rosée (les marmottes ne boivent pas). En été, elles font 2 repas par jour (environ 400 à 500 g de nourriture. Pour un homme, cela reviendrait à manger 6 kg de nourriture par jour), au printemps et en automne lorsque le temps est moins clément, elles ne prennent qu’un repas dans le milieu de la journée. En automne, lorsque la végétation est desséchée, elles cherchent sous les pierres les jeunes pousses tendres.

Pour manger, la marmotte s’assied sur son arrière-train et grignote les plantes qu’elle tient dans ses pattes avant. Ses pattes sont formées de 4 doigts qui sont très tactiles et de coussinets sur la paume.

Une des caractéristiques de la marmotte est sa vie léthargique durant 6 mois. En effet, à partir de l’automne, elle rentre sous terre et n’en sortira qu’au printemps prochain. Elle a deux terriers, un terrier d’été et un d’hiver. Plus profond que celui de l’été, le terrier d’hiver est constitué d’un couloir d’une dizaine de mètres. Il s’enfonce à près de 3 mètres de profondeur. Dans la chambre tapissée de foin sec et d’aiguilles de mélèzes, une quinzaine de marmottes peuvent hiberner serrées les unes contre les autres. Les terriers d’hiver sont situés à une altitude plus basse. Les terriers d’été ont plus d’entrées qui mènent à des couloirs ramifiés et ils ont plus de chambres.

Lors de l’hibernation, le corps de la marmotte vit au ralentit. Sa température descend de 36 à 5 degrés et son cœur passe de 120 pulsations minutes à 30 pulsations. Lorsque la température extérieure descend au-dessous de 12 degrés, c’est là qu’elle s’endort profondément. Elle va se réveiller une fois par mois pour faire ses besoins dans un trou prévu à cet effet dans le fond du terrier.

Si la marmotte peut supporter une aussi longue hibernation, c’est grâce aux réserves de graisse qu’elle s’est constituée à la fin de l’été. Quand elle se réveillera définitivement en avril, elle aura perdu plus de la moitié de son poids.

Les accouplements ont lieu au printemps juste après son réveil hivernal. La durée de gestation dure une trentaine de jours. La mise à bas se produit dans le terrier où une litière sèche spécialement réservée à cet effet a été préparée. A leur naissance, les petits (3 ou 4) ont les yeux clos, la peau lisse grise ou rose et ne pèsent qu’une trentaine de grammes. Les jeunes restent 3 à 4 semaines dans le terrier (le temps du sevrage), puis sortent vers le début juillet. Là, ils devront beaucoup manger afin d’accumuler suffisamment de réserves de graisse pour l’hibernation de l’automne. Une femelle ne porte bas que tous les deux ans.

La marmotte des Alpes n’a pas une bonne vue, mais par contre un grand champ de vision de 300° (celui de l’homme n’est que de 160°). Ses yeux sont orientés vers le haut ce qui l’aide à se protéger contre ses prédateurs aériens. Elle ne sort jamais la nuit, car elle est dépourvue de vision crépusculaire. Son ouïe est excellente. Sa durée de vie est de 14 à 16 ans.

Chers amis internautes, j’ai eu beaucoup de plaisir à vous présenter ces 4 animaux typiques de nos Alpes. La vache d’Hérens, j’en croise souvent en Valais lors de mes vacances à Chermignon, par contre le bouquetin, le chamois et la marmotte, je n’en ai encore jamais vu à l’état sauvage. Avec ma chaise roulante, c’est malheureusement difficile d’accéder là où ils vivent et avec des jumelles, il faut avoir beaucoup de chance pour tomber pile poil dessus. Mais qui sait… un jour, peut-être ! Je ne désespère pas ! Pour l’instant, lorsque je veux en voir, je vais tout simplement au zoo.

Si vous voulez voir d’autres photos de ce voyage, il faut cliquer ici : « Chermignon d’en haut no 2 »

Janvier 2007                      Marie-Claude Baillif

 

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