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2008: Le Touro Parc à Romanèche-Thorins

Le TOURO PARC, c’est un parc zoologique rempli d’attractions qui se trouve à Romanèche-Thorins, à 20 Km de Mâcon, en Saône-et-Loire, en plein cœur du Beaujolais. Avec l’autoroute, depuis Genève, il faut compter 1h50 de route !

Créé en 1961, il est le 3ième parc animalier de France : 800 animaux, 120 espèces… C’est un fabuleux voyage !

Comme herbivores, on peut voir : des Zèbres, des Antilopes, des Wallabies de Bennett (c’est une variété de kangourous), des Emeus (ce sont les cousins des autruches), des Lamas, des Girafes, des Chèvres …

La Girafe

C’est le plus haut des mammifères terrestres ! Un adulte peut atteindre 6 mètres. A la naissance, un girafon mesure 1,80 mètre pour 50 kg. Un mâle adulte pèse 1,5 tonne. Malgré ses disproportions, la girafe peut dépasser les 50 kilomètres à l’heure, franchir des hauteurs de 1,80 m et nager. C’est un magnifique animal !

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La girafe vit dans les pays chauds (dans la savane Africaine du sud au Sahara). Elle vit en troupeau dirigé par un mâle.

Toutes les girafes ont une marque unique (une tâche sur le pelage) qu’aucune autre girafe n’a.

La girafe vit 26 ans dans la nature et 36 ans en captivité. Ses cordes vocales sont très peu développées, elle est muette. La girafe mange 30 kilos de feuilles d’acacia par jour et boit 35 litres d’eau. Sa langue mesure 40 cm, son intestin 80 mètres et son cou jusqu’à 3 mètres de hauteur !

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La femelle donne naissance à 1 petit tous les 2 ans. Elle peut faire environ 12 petits dans sa vie.

Dans le TOURO PARC, on trouve aussi des Rhinocéros, des Hippopotames, des Eléphants et des chameaux

L’Éléphant

L’éléphant est le plus grand des mammifères terrestres ! Il existe deux espèces, l’éléphant d’Asie qui vit en Inde et en Asie du Sud-est et l’éléphant d’Afrique que l’on trouve au sud du Sahara. 

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L’éléphant d’Asie, aux oreilles plus petites, mesure 3 mètres de haut et pèse 5 tonnes, tandis que l’éléphant d’Afrique mesure 4 mètres de haut, 7 mètres de long et pèse 7 tonnes. Un animal peut vivre au maximum 60 à 65 ans à l’état sauvage et 80 ans en captivité.

L’éléphant est un pachyderme, ce qui veut dire « peau épaisse ».

La peau de l’éléphant forme des plis où se logent de nombreux insectes comme les tiques. Pour se protéger de tous leurs parasites, les éléphants se couvrent de terre et se roulent dans la boue.

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 La trompe de l’éléphant n’a pas d’os, mais un grand nombre de muscles (10 000) répartis en 40 000 faisceaux circulaires et longitudinaux. En fait, c’est la lèvre supérieure et le nez de l’animal. Elle lui sert à barrir (c’est le cri de l’éléphant), à abattre des arbres, arracher des feuilles, aspirer la poussière et sentir (l’éléphant peut capter une odeur jusqu’à 3 Km). Elle lui permet aussi de manger et de boire. Il consomme de 200 à 300 kg de nourriture par jour. C’est un végétarien. Il mange des feuilles, des fruits (dattes, prunes sauvages), de l’herbe, des écorces et des racines. Il mange pendant 15 heures par jour, le matin, le soir et la nuit. Il boit 180 litres d’eau. L’éléphant peut aspirer 8 litres d’eau avec sa trompe.

Les  défenses  de  l’éléphant  sont  les  deux  incisives  de  sa mâchoire supérieure. Elles sont en ivoire. Elles grandissent de 17 cm par an, mais elles s’usent et se cassent. Chez un vieux mâle, elles peuvent mesurer 3,50 m et peser 120 kg. Elles sont plus grandes chez le mâle que chez la femelle. Les femelles d’Asie n’en ont pas.

La vitesse d’un éléphant est de 6 Km/heure, sauf quand il charge. Là, il peut atteindre les 40 Km/h. C’est un bon nageur, sa trompe lui sert de tuba.

La gestation de l’éléphante est de 22 à 24 mois pour celle d’Afrique, de 17 à 23 mois pour celle d’Asie. A la naissance, le petit pèse entre 100 et 150 kg. Il est grand comme un enfant de 5 ans. Il va grossir d’un kilo par jour. Quelques heures plus tard, l’éléphanteau met sa trompe dans la bouche comme si c’était son pouce. Quand il y a du danger, il attrape la queue de sa mère pour ne pas la perdre. Le petit va téter sa maman pendant 3 ou 4 ans, mais avec sa bouche, pas avec sa trompe. L’éléphante garde son petit pendant 15 ans.La femelle peut avoir un petit tous les 4 ans et 7 petits au maximum dans sa vie.

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Ce dernier des géants a failli disparaître à cause de ses défenses. L’ivoire est une matière très recherchée pour la fabrication des bijoux et des statuettes, car il est lisse et doux, facile à sculpter et très résistant.

L’ivoire a longtemps été un « or blanc ». En 1989, 100 000 éléphants ont été tués par des braconniers. Au 16ième siècle, il y avait 10 millions d’éléphants en Afrique. Il n’y en a plus que 500 000 aujourd’hui !

Depuis 1990, le trafic de l’ivoire est interdit dans quasi tous les pays du monde. Malheureusement, il se poursuit illégalement sous la forme de braconnage. De nombreux éléphants continuent d’être sacrifiés pour leurs défenses, tout comme pour leur viande et leur peau !

L’autre menace qui pèse sur l’éléphant, c’est la perte de son espace vital. La croissance démographique, l’expansion des cultures et des exploitations forestières le confinent hélas dans des territoires toujours plus petits.

L’ancêtre de l’éléphant est le mammouth.         

Le Chameau

L‘un a une bosse, l’autre deux… mais lequel est-ce ? Le chameau ou le dromadaire ? Pour s’en souvenir, voilà un petit truc. Dans « cha-meau », il y a deux syllabes, donc deux bosses !

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Le chameau vit dans les prairies d’Asie Centrale. Son corps est couvert d’une fourrure dense et laineuse. Sa taille varie de 2,25 m à 3,45 m de longueur, sa hauteur de 1,90 m à 2,30 m et son poids de 450 à 700 kg. Il est domestiqué depuis l’Antiquité.

Le chameau peut rester pendant 3 à 8 jours sans boire. Son estomac peut contenir 240 litres, mais il boit rarement plus de 50 litres à la fois. Quand il est assoiffé, un chameau peut boire plus de 100 litres d’eau en 10 minutes, puis survivre plusieurs semaines sans boire. Leurs bosses sont leurs réserves de graisse. Quand le chameau mange, les bosses sont droites, mais quand il n’a pas mangé durant plusieurs jours ses bosses retombent.

Le chameau ne transpire pas. Ses longues pattes le maintiennent éloigné du sol chaud. Il peut fermer les narines si l’air devient trop sec et peut supporter des écarts importants de température corporelle sans dommage. Ses pieds ont des coussins pour le protéger du sol chaud et rugueux. Ses pattes sont larges pour l’empêcher de s’enfoncer dans le sable mou.

Sa durée de vie est de 25 ans.

La femelle donne naissance à un seul petit tous les 2 ans. La gestation des chameaux dure 13 mois. Le petit s’appelle le chamelon.

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Les nomades du désert dépendent entièrement du chameau pour leur survie. Le lait des chamelles peut être pris dans tous les endroits où il n’y a rien de comestible pour les humains (les nomades le considèrent comme un aliment complet dont on peut se contenter pendant plusieurs semaines. Il contient 3 fois plus de vitamine C que le lait de vache et a une forte teneur en produits anti-bactériens. En Asie, ce lait aux propriétés thérapeutiques recherchées, est recommandé pour les tuberculeux en convalescence). La viande de chameau est  pratiquement sans maladies et quasiment sans cholestérol. Ses longs poils, qui tombent chaque été, sont utilisés pour faire des cordages, des pinceaux fins, des tissus légers et pour tisser les tentes et les tapis. Sa peau sert à faire du cuir. Le chameau est également une précieuse bête de somme. Grâce à son endurance et sa robustesse, il peut porter des charges atteignant 450 kg et, bien que son allure soit limitée à environ 4 Km/h, il peut parcourir jusqu’à 47 Km par jour.

En résumé, le chameau est l’une des rares espèces domestiques qui est utilisée dans toutes les productions possibles (le lait, la viande, le cuir, le transport, les travaux agricoles, la selle, la course). Même leurs excréments sont récupérés pour servir de combustible aux caravaniers !

La collection de fauves du parc est assez importante : des tigres blancs, des Panthères noires, des Lions, des Jaguars et des Pumas. Les fauves vivent dans des enclos de taille moyenne avec un territoire de jeux et d’exercice.

Le Tigre Blanc

La fierté du parc, c’est « Ying » et « Yang » un magnifique couple de tigres blancs arrivés en l’an 2000 ! « Ying », une femelle de 200 kg (âgée de 8 ans) et « Yang », un mâle de 150 kg (âgé de 6 ans) onteu trois petits le 21 mars 2001 (Tcha, Myeko et Kumpa) et il y a eu une seconde naissance de deux tigrons au mois de juin 2002.

La mère et ses petits sont séparés du père et nous pouvons les observer à travers d’immenses baies vitrées. Une caméra retransmet en permanence l’image de la nurserie (lorsque les tigres y sont).

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Le tigre blanc n’est pas une espèce à part entière. C’est une variété du tigre du Bengale. En fait, c’est un défaut de pigmentation qui provoque cette caractéristique. 

Le tigre blanc a de magnifiques yeux bleus. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas albinos. C’est un maharadjah qui a eu l’idée dans les années 50 de croiser 2 tigres blancs pour obtenir une lignée.

Il ne reste environ que 210 tigres blancs du Bengale dans le monde dont la quasi totalité se trouve dans les jardins zoologiques. Le pauvre a été chassé férocement pour sa fourrure exotique.         

LE TOURO PARC possède encore plein d’autres mammifères : des Loups, des Ours Malais, des Tapirs, des Fennecs, des Coatis et des Suricates…

Le Suricate

Ce petit mammifère qui mesure entre 44 et 55 centimètres, sa queue 20 cm, pèse entre 620 et 970 grammes. J’adore l’observer ! C’est l’un de mes animaux préférés !

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Le suricate vit en groupe de 5 à 30 individus dans les plaines arides de l’Afrique centrale et de l’Angola à l’Afrique du Sud. Dans l’immense désert du Kalahari (2 500 000 Km2, presque 5 fois la surface de la France), il doit affronter la chaleur, les tempêtes de sable, les serpents et toutes sortes de prédateurs. En Afrique, le suricate est volontiers toléré auprès des maisons, car il est un très bon chasseur de souris et de rats !

Le suricate est carnivore. Il mange des insectes, des larves, des mille-pattes, des araignées, mais également des lézards, des souris, despetits oiseaux, desoeufs et des fruits. Il mange aussi des scorpions. Il a de la chance, il est immunisé contre leur venin !

Le suricate ne boit jamais, car il n’y a pas d’eau. Il doit se contenter du liquide contenu dans ses proies, c’est pour cela qu’il les dévore quand elles sont encore vivantes et frémissantes. Pour lui, pas question de les laisser se dessécher par cette chaleur !

Comme il n’y a pas grand-chose à manger dans le désert, le territoire de chasse d’une tribu de suricates est très étendu : 10 km2 environ. En fait, ils ont plein de terriers répartis un peu partout, ceci pour s’assurer un refuge en cas de problème et pour avoir un lieu de repos tout prêt pour dormir le soir où qu’ils se trouvent.

Les suricates sont très bien organisés. Leur chasse se déroule toujours près d’un terrier. Tout le monde s’éparpille, sauf un qui reste pour faire le guet. Celui-ci, pour scruter le ciel et l’horizon et repérer les rapaces, les chacals et les coyotes qui peuvent les attaquer à tout moment, monte sur une butte de terre ou grimpe dans un arbuste. Là, il se dresse sur ses deux pattes arrière. Sa queue lui sert de 3ème patte et ses deux pattes de devant sont posées sur le ventre. Le suricate a une vue extraordinaire. Il peut détecter un vautour à une distance telle que notre œil humain, lui, ne verrait qu’un tout petit point !

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Le suricate qui fait le guet s’appelle une sentinelle. Pour que chacun puisse se situer par rapport au groupe, la sentinelle pousse des cris à intervalle régulier. Elle attend les réponses de chaque membre et si un suricate ne répond pas, elle donne l’alerte et part à sa recherche pour essayer de le tirer d’affaire.

Les petits ne participent jamais à la chasse. Ils sont confiés à la sentinelle, ils restent toujours à proximité. Quelques fois, il y en a un qui grimpe auprès d’elle pour satisfaire sa curiosité et pour apprendre à monter la garde !

Les femelles mettent bas 1 à 3 fois par an des portées de 2 à 4 petits par portée. La gestation dure 11 semaines. Les petits du suricate naissent les yeux et les oreilles fermées. Ils pèsent environ 33 grammes.

Le suricate n’hiberne pas parce qu’il n’y a pas de neige en Afrique. Il peut vivre 10 ans en captivité.

Au TOURO PARC, de mai à août, on peut assister aux repas des otaries. Il y a un show de 30 minutes où l’on apprend leur mode de vie, leurs coutumes et leurs comportements. C’est très sympa !

Les Otaries

Les otaries sont des mammifères marins, amphibies et carnivores. Longtemps chassées par l’homme pour leurs fourrures soyeuses et pour leur graisse, les otaries sont aujourd’hui une espèce protégée.

Il existe 4 espèces d’otaries : il y a l’otarie à fourrure (la plus petite espèce, elle se distingue par sa fourrure dense qui garde la peau sèche et qui protège ainsi l’animal de l’eau froide), l’otarie de Steller (la plus grande espèce, le mâle atteint une longueur de 3 m pour un poids de 900 kg), l’otarie à crinière ou lion de mer (elles doivent leur nom à la majestueuse crinière des mâles. Leur fourrure ne contiennent pas de poils de bourre, elles n’ont heureusement aucune valeur commerciale. De grande taille, jusqu’à 2,40m pour 400 kg, elles rugissent souvent avec force) et celle de Californie (la plus connue et la plus populaire, elle vit le long des côtes pacifiques des États-Unis et du Mexique, elle est l’hôte de nombreux jardins zoologiques et de beaucoup de cirques).

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         L’otarie à fourrure                             L’otarie de Steller

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         L’otarie à crinière                              L’otarie de Californie

Les otaries vivent en groupes parfois fort nombreux où les mâles, polygames, possèdent des harems comptant jusqu’à 80 femelles. Dans les endroits où elle n’est ni perturbée ni chassée, l’otarie est familière et peu craintive. On peut l’approcher d’assez près avant qu’elle ne gagne la mer. Dans l’eau, elle est passée maîtresse et ses évolutions  acrobatiques sont inégalées !

Les otaries californiennes sont bien connues pour leur intelligence, leur goût du jeu et leurs aboiements sonores. Leurs nageoires très spécifiques les rendent extrêmement agiles et propres à être utilisées pour des spectacles au zoo, au cirque et au safari park.

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Les otaries se nourrissent de poissons, de harengs, de calamars, de pieuvres, de maquereaux et de crustacés. Très sociables, elles se rassemblent à l’époque de la reproduction en groupes pouvant parfois compter plusieurs milliers d’individus !                         

Lorsqu’elles se mettent à pêcher, elles peuvent plonger jusqu’à 7 minutes ! Si en général, elles ne plongent guère à plus de 70 m de profondeur, certaines otaries peuvent à l’occasion atteindre jusqu’à 180 m !

Lorsqu’elles avancent sur le sable, les otaries sont moins gracieuses, mais il est bon de savoir que, grâce à ses nageoires antérieures longues et fortes, elles sont néanmoins capables de courir plus vite qu’un homme sur une plage de sable fin ! Elles escaladent les rochers sans trop de peine. C’est un animal singulier qui a le don inné de l’équilibre !  

Lorsque les otaries quittent l’élément aquatique, c’est pour se reproduire, se reposer ou donner naissance à leurs petits. L’otarie met bas un seul jeune. Elle l’allaite pendant 6 à 12 mois jusqu’à ce qu’il devienne indépendant. La maturité est atteinte entre 3 et 6 ans pour les femelles et 4 et 5 ans pour les mâles.

Les otaries n’ont pas d’odorat sous l’eau, leurs narines étant fermées. A l’air, les otaries utilisent ce sens pour reconnaître leur petit, détecter une présence animale ou humaine étrangère ou encore, pour les mâles, pour trouver les femelles disponibles pendant la période de reproduction. La mère otarie reconnaît son petit à son odeur, mais aussi à son cri, différent pour chaque individu. Ce cri ressemble au bêlement d’un agneau !

Une otarie peut vivre jusqu’à 25 ans. Leur principal prédateur est l’orque.

Dans le TOURO PARC, l’enclos des reptiles comprend des tortues striées, des tortues d’Aldabra, des pythons et des crocodiles…

La Tortue Géante d’Aldabra

L’océan indien abritait autrefois 7 espèces de tortues « géantes ». Une seule a survécu : la tortue terrestre éléphantine d’Aldabra ! Aldabra est un petit atoll corallien très sec et inhabité qui se trouve aux Seychelles. 

Celles de Maurice, Rodrigue, la Réunion et des autres îles Seychelloises ont été exterminées en moins de deux siècles de présence humaine ! Les marins avaient découvert que l’animal pouvait survivre longtemps sans manger ni boire. Ils les embarquaient donc sur leurs navires et les entassaient dans la cale, les pattes en l’air, pour servir de garde-manger !

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Vers 1870, pour les sauver, un certain nombre d’entre elles ont été déplacées dans des parcs. Sur Aldabra, leurs prélèvements ont continué jusqu’à la fin des années 50. Consommer une tortue géante lors des grands festins était une tradition seychelloise.

Aujourd’hui, grâce à leur protection, leur nombre s’élève à environ 150 000, avec parfois une densité supérieure à 1000 au km2 !

Les survivantes d’Aldabra ont permis de repeupler d’autres îles des Seychelles, comme celle de Curieuse, Frégate, Cousin et Mahé. 

Cette tortue est la plus grosse tortue terrestre, puisqu’elle peut atteindre 1,20 mètre pour 300 kg chez les mâles, soit un peu plus que les 250 kg de la tortue géante des Galápagos. Les femelles sont un peu plus petites, 90 cm. C’est une championne de la longévité, car elle peut vivre plus de 150 ans.

La nourriture principale des tortues géantes d’Aldabra est l’herbe, mais elles sont aussi capables d’utiliser leur bec émoussé et leur langue râpeuse pour aller attraper les feuilles des arbres qui se trouvent à un mètre de hauteur (là, elles prennent le risque de tomber sur le dos et d’en mourir), des fleurs et des fruits. Elles conservent leur nourriture dans leur système digestif pendant assez longtemps pour en avoir extrait les nutriments nécessaires. Leur métabolisme est 10 fois plus lent que celui d’un mammifère de même taille !

La tortue a beau être énorme, elle peut, si nécessaire, rester des semaines sans manger. Par contre, elle ne peut pas se passer d’ombre. A midi, le soleil est si fort… on les trouve toutes sous les arbres, ne sortant de cet abri que lorsque le soleil décline. Une tortue trop exposée au soleil meurt. Elles sortent tôt, vers 9 heures pour se nourrir, puis la course à l’ombre s’engage ! Certaines d’entre elles, malheureusement, restent en arrière, les carapaces abandonnées en sont la preuve !

Les tortues ne transpirent pas. Elles pleurent ou « pissent ». La tortue se désaltère généralement par le nez.

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Une tortue se déplace à une vitesse moyenne inférieure à 0,50 Km/h. Pendant la période de reproduction, la femelle creuse un trou dans le sable et y enfouit ses œufs. Elle peut pondre jusqu’à 17 œufs. Elle les quitte après la ponte. 60 à 70 jours plus tard, les petites tortues sortent de terre. Bien peu survivront ! A peine 10% échapperont aux frégates, aux crabes et autres prédateurs !            

Vulnérable quand elle est jeune, la tortue adulte a peu de prédateurs, excepté l’homme !

Les tortues mâles ont besoin d’à peu près 50 assauts fougueux avant que le coït ne réussisse ! Le mâle (son « plastron » avant est concave sinon il risquerait de tomber sur le dos et d’en mourir…) lorsqu’il chevauche la femelle, il pousse un râle que l’on entend de loin.

Contrairement aux idées reçues, la carapace de la tortue est fragile et sensible ! Si vous la caressez, la tortue le sent. La démarcation entre les plaques est l’endroit le plus sensible, car c’est de cette façon que la tortue grandit, un peu comme un arbre. Les écailles s’agrandissent et se repoussent les unes les autres un peu plus chaque année. Il est donc particulièrement recommandé de ne pas « chevaucher bêtement » ces animaux, même par jeu !

Le premier homme à étudier en détail l’écosystème d’Aldabra a été Jacques-Yves Cousteau qui s’y est rendu en 1954 à bord de son bateau la Calypso. C’est là qu’il a tourné l’essentiel des images du « Monde du silence », pourtant le nom d’Aldabra n’est jamais cité dans le film.

L’absence d’eau douce interdit toute implantation permanente sur l’atoll. Sous haute protection, Aldabra ne dévoile sa beauté qu’à de rares touristes fortunés. L’accès est possible, mais strictement réglementé. 

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LE TOURO PARC possède trois groupes de grands singes : les Chimpanzés, les Orangs-outans et les Gorilles.

Le Gorille

Le gorille est le plus grand et le plus massif des primates actuels. Il ne vit qu’en Afrique.

Sa mauvaise réputation est totalement injustifiée, en effet c’est un animal plutôt paisible et débonnaire. Pour intimider un ennemi, le gorille se frappe la poitrine en poussant des cris. Puis, il charge, mais sans le toucher, car le gorille n’est pas agressif.

Il existe 2 espèces de gorilles :

Le Gorille de l’Ouest avec 2 sous-espèces

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Le gorille des plaines de l’ouest :

Il vit en forêt tropicale humide de montagne et de plaine et en forêt tropicale marécageuse. C’est le gorille le plus répandu, celui qu’on voit le plus dans les zoos, mais sa survie est encore menacée !

Les gorilles de plaine vivent au Gabon, au Cameroun, au Congo, en Angola, en République centrafricaine et en Guinée équatoriale. Ils sont entre 40 000 et 80 000 individus.

Le gorille de la rivière cross :

Il vit à la bordure du Nigéria et du Cameroun dans les forêts tropicales et subtropicales de la région. C’est le gorille le plus menacé. En 2 000, il ne restait plus que 200 à 250 individus !

Le Gorille de l’Est avec 2 sous-espèces

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Le gorille des plaines de l’est :

Ce gorille vit dans de petites poches de forêt tropicale, dans l’est de la République démocratique du Congo. Il préfère les forêts dont la voûte est ouverte et permet à la lumière d’atteindre le sol. Il reste environ 12 000 individus.

Il possède un pelage noir, ses mâchoires sont plus larges et sa cage thoracique plus développée.

Le gorille des montagnes :

C’est le plus velu de tous. Il vit dans la région des grands lacs africains, c’est-à-dire dans l’est de la République démocratique du Congo, en Ouganda et au Rwanda. Ils sont regroupés dans les parcs de la forêt tropicale humide qui couvre les monts Virunga jusqu’à 3’500 m d’altitude. Le gorille des montagnes est plus fort que celui des plaines.

C’est une espèce très menacée, il n’en reste plus que 700 !

C’est grâce à Diane Fossey, une éthologue américaine spécialisée dans l’étude du comportement des gorilles, qui s’est battue corps et âme pour les protéger, qu’on comprend mieux aujourd’hui les habitudes de vie de ce grand primate pacifique si proche de nous. L’engagement de Diane Fossey lui a coûté la vie, en effet, elle a été tuée par des braconniers. Le film « Gorilles dans la brume » raconte son histoire.

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Les mâles adultes atteignent en moyenne une taille de 2 m et pèsent de 135 à 230 kg alors que les femelles sont généralement plus petites (70 à 140 kg).  Les deux sexes sont dotés d’une forte musculature.                  

Les gorilles vivent en petits groupes d’une dizaine d’individus au maximum, dirigés par 1 (parfois 2) mâle dominant. Celui-ci présente un pelage gris sur le dos. A partir de 10 ans, chez le mâle, les poils du dos deviennent gris clair, on le nomme alors « dos argenté ».

Le gorille est végétarien. Il mange des feuilles, des écorces, des pousses de bambou, de la sève, du céleri sauvage, des chardons, des orties, du persil géant, des bruyères sauvages. Il aime les fruits et augmente sa consommation dès qu’il en trouve. Il mange beaucoup. Le mâle adulte consomme de 20 à 30 kilos de nourriture chaque jour. En captivité, le régime du gorille est similaire à son alimentation en milieu naturel.

Le gorille respecte son environnement. Lorsqu’il utilise ses bras puissants pour dépouiller des plantes de leur écorce et de leur feuillage, il en laisse suffisamment pour que les plantes puissent rapidement se régénérer. Le gorille boit très peu. La rosée du matin et les plantes lui donnent toute l’eau dont il a besoin. D’ailleurs, ils détestent l’eau et nagent très mal ! C’est amusant de voir un clan qui doit traverser un cours d’eau. Afin de ne pas se mouiller, ils vont jusqu’à déplacer des troncs d’arbres et les poser en travers pour traverser au sec !

Le gorille grimpe rarement aux arbres. Il vit surtout parterre. Lorsqu’il marche au sol, il le fait avec ses quatre pattes. Les gorilles ont adopté (comme les chimpanzés et les bonobos) une locomotion particulière, ils marchent sur leurs phalanges.

Le gorille possède une excellente vue et voit en couleurs. Il possède également un odorat très fin et peut sentir un homme à plus de 20 mètres !

Les gorilles passent beaucoup de temps à se nettoyer les uns les autres. Ils se peignent avec leurs doigts et leurs dents. Ils se cherchent les poux.

C’est à l’âge de 10 ans que la femelle met au monde son premier petit. Elle ne procrée que tous les 4 ans. Le taux de mortalité des jeunes atteint 40%. Après une gestation de 260 à 300 jours, un unique petit vient au monde. Dans le cas de jumeaux, l’un ou les deux mourront, car leur mère ne peut s’occuper de deux petits à la fois.

A sa naissance, le nouveau-né est recouvert d’un petit duvet. Sa peau est rose et il ne pèse que 2 kg. Il est très vulnérable et dépend entièrement de sa mère. Il reste pendant 3 mois accroché au ventre de sa mère. Puis, il grimpe sur son dos et va partout avec elle.

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Les liens qui unissent la mère et son petit sont très forts. En cas de décès du petit, la mère refuse d’abandonner le corps et durant des jours, elle le traîne avec elle. Pendant une longue période, elle est dépressive comme pourrait l’être une femme qui perd son enfant. La femelle du gorille n’a que sept petits dans toute sa vie.

Pour communiquer, les gorilles utilisent environ 25 signaux sonores complétés par des mimiques. Leur vocabulaire de base se limite à 8 sons. On peut facilement lire sur leur visage leur état d’esprit du moment.

Le léopard peut s’attaquer à un jeune gorille isolé, mais très rarement. L’homme est le pire et le seul prédateur dangereux pour le gorille !

Comme leur territoire rétrécit de plus en plus (il est transformé en zone agricole), que les mineurs envahissent la région des gorilles des plaines pour exploiter le coltan (un minerai utilisé pour les puces des téléphones mobiles) et qu’ils sont chassés par les braconniers pour leur chair (leur viande est vendue sur les  marchés) et leurs stupides croyances fétichistes (qui attribuent un pouvoir de chance à son crâne, à ses os et à ses mains, ils se vendent à prix d’or !), le gorille est une espèce menacée ! Des familles entières ont été massacrées. Les braconniers abattent les adultes pour pouvoir capturer les jeunes et les revendre à des zoos peu regardants ! Les maladies comme la pneumonie, la grippe, la fièvre Ebola les tue aussi…

Sa longévité est de 35 ans dans la nature, 50 ans en captivité.

L’enclos des singes au TOURO PARC est un lieu unique de conception moderne et révolutionnaire ! Basée sur une idée d’interaction entre l’homme et l’animal, les singes et les visiteurs ne sont séparés que par des fossés d’eau active ! Les primates y évoluent en toute liberté ! C’est très impressionnant, voir même intimidant de se retrouver si près d’un gorille de 200 kg ! Je n’étais pas très rassurée…

Parmi les autres espèces de primates, il y a des Capucins et des Lémuriens.

Dans le TOURO PARC, il y a aussi une mini ferme où les enfants peuvent approcher et toucher des chèvres, des moutons, des poneys…

Et il y a quelques oiseaux comme des perroquets, des flamants, des grues, des vautours.

Le TOURO PARC s’adresse à un public familial. Sa spécificité ? Offrir une approche particulière aux visiteurs. Pas de grillages, peu de distance entre les animaux et nous, le zoo joue la proximité ! C’est un concept nouveau, une idée géniale et originale !

On circule dans des allées, totalement accessibles en chaise roulante.

Pour se restaurer, il y a 2 aires de pique-nique, une à l’entrée, l’autre au fond du parc, 1 buvette, 1 snack-bar et 1 restaurant avec terrasse qui donne sur la serre tropicale. De là, on peut entendre le chant des oiseaux exotiques et le murmure d’une cascade.

Le TOURO PARC, c’est en fait 3 parcs en 1 : il y a d’abord un parc zoologique (précité plus haut), puis des attractions pour les enfants (elles sont aériennes avec un TGV et un monorail pour voir le parc d’en haut, souterraines avec le torrent des grottes et ses bouées flottantes, tranquilles avec les tacots 1900 et le petit train, nautiques avec 3 toboggans aquatiques. Le Kamikaze, le grand Boa et le Toboraft… Vous connaissez ? Eh bien, c’est gratuit et ça a lieu de juin à août ! Attention : Pensez aux maillots de bain, ils sont obligatoires !) et pour finir, il y a aussi des expositions sur les métiers d’antan et un musée des minéraux !

Afin que les anciens retrouvent leurs souvenirs et que les jeunes puissent découvri comment se déroulait la vie du temps de leurs grands-parents, le TOURO PARC a reconstitué « une place beaujolaise » des années 30. On y retrouve avec fidélité l’ambiance qui régnait dans les boutiques des principaux artisans de l’époque comme le cordonnier courbé à travailler le cuir et le bois, le tonnelier outillé de rabots particuliers, l’horloger avec ses carillons que l’on remonte tous les 8 jours, le grainetier chez qui l’on peut choisir les différentes sortes de  graines, le coiffeur et le marchand de jouets.

Sur cette place, il y a également « l’hôtel des mines » avec une exposition unique de cristaux et de minéraux des anciennes mines de Romanèche-Thorins : manganèse, calcite, quartz, fluorine… et le cuvage du vigneron avec son arsenal de cuves, pressoirs, pompes à vin, sulfateuses et matériel d’échaudage.

Pour terminer votre visite en beauté, ne ratez pas « la symphonie des eaux », un magnifique spectacle de jets d’eau en sons et lumières !

Le TOURO PARC, c’est une journée captivante dans un site unique !

Les horaires sont les suivants :

Ce parc est ouvert toute l’année de 9h30 à 18h.

Les attractions fonctionnent de 11h à 12h et de 13h30 à 17h30.

Les toboggans aquatiques de 13h30 à 17h30.

Pour plus de renseignements :

Tél. : 0033 (0) 3 85 35 51 53

71’570 Romanèche-Thorins

 

Juillet  2008                Marie-Claude Baillif

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