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2009 : La Fête des Citrons à Menton !

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En début d’année 2009, comme j’ai l’habitude de le faire chaque année, j’ai pris un moment pour moi, un moment pour réfléchir, un moment pour analyser tout le long chemin que j’avais déjà parcouru (eh oui, plus de 50 ans d’une vie… c’est quand même quelque chose !) et surtout un moment pour me recréer des objectifs, des envies et des désirs (c’est capital pour se booster et avancer…) ! 

Comme nul ne peut prévoir (heureusement d’ailleurs !) l’année exacte de sa mort, ni le jour, mais qu’avec la myopathie, la probabilité de mourir jeune est quand même bien plus présente, bien plus concrète, que chaque année est un nouveau défi à relever, une nouvelle victoire à gagner sur le long combat contre la maladie, j’ai toujours agi comme si l’année en cours était ma dernière année, je me suis toujours obligée à me bâtir des rêves, à me construire des souhaits et des projets ! Bien m’en a pris, car c’est comme ça qu’aujourd’hui, arrivée à mes 51 ans, je peux dire que j’ai bien vécu, que ma vie même lourdement handicapée a été bien remplie !  

Après avoir pensé  et réfléchi à ce que j’aimerais faire, à ce que j’aimerais encore vivre et connaitre avant de mourir (le plus tard possible bien entendu !), j’ai choisi comme but pour cette année 2009 :  

  1. En février, d’aller voir la Fête des Citrons à Menton (au sud de la France) !
  2. Au mois de mai, d’assister au spectacle équestre de Appassionata et au concert du RTL Disco Show à l’Aréna de Genève !
  3. En juillet, de découvrir la nouvelle comédie musicale de Kamel Ouali Cléopâtre (à l’Aréna de Genève également) !
  4. En juillet, d’aller visiter le canton des Grisons (en Suisse) !
  5. Et en septembre, pourquoi pas, de retourner faire un tour en Camargue, mon petit coin de paradis, mon havre de paix au milieu des chevaux, des taureaux et des flamants roses !

Comme avec ma petite rente AI (assurance-invalidité), je n’ai évidemment pas les moyens de m’offrir toutes ces sorties, tous ces plaisirs (je dois payer pour 3 personnes, mes 2 aides et moi-même), je fais des demandes d’aide financière à des entreprises ou à des fondations. Je leur envoie une lettre dans laquelle j’explique ma situation de handicapée myopathe qui se bat pour rester vivre à son domicile, qui a des rêves et des envies, mais qui malheureusement, sans un apport financier extérieur, ne peut pas les réaliser !

Des lettres, j’en envoie beaucoup. Eh oui, pour obtenir de l’aide, ce n’est pas facile ! Dans la majorité des cas, les gens ne me répondent même pas ou alors, ils m’écrivent qu’ils n’aident que les associations de handicapés et non pas les particuliers. Comme je suis de nature persévérante et que pour moi, c’est vraiment le seul moyen d’améliorer mon quotidien, j’insiste et je persiste. Grâce à cette obstination, à cette opiniâtreté, de temps en temps, j’ai quand même des résultats, il y a tout de même 1 entreprise ou 1 fondation qui accepte ma demande, qui me répond favorablement et alors là, c’est génial, c’est le nirvana !

Pour aller voir la Fête des Citrons à Menton au mois de février, comme l’argent me manquait (entre décembre et janvier, c’est là qu’il y a les plus grosses factures à payer… le chauffage, les assurances voiture, ménage, incendie…), les cadeaux de noël (j’en offre toujours aux 4 auxiliaires de vie qui s’occupent de moi, c’est ma façon de les remercier) et les repas de noël que je prépare pour mes voisins et mes amis en guise de gratitude pour tous les services qu’ils me rendent), j’ai pris mon courage à 2 mains et j’ai écrit une lettre de demande d’aide à la Fondation des Tournesols à Nyon.

Le lendemain après-midi, alors que j’étais sur mon ordinateur, j’ai reçu l’une des plus belles surprises de ma vie, l’email de Pascal Majkowiez, le coordinateur et secrétaire de cette fondation. Celui-ci, ému et touché par mon vécu, m’a écrit que malgré que je ne rentrais pas du tout dans leurs critères d’aide (ils soutiennent les personnes âgées en situation de précarité et les enfants de famille monoparentale en difficulté), il fallait que je lui envoie le plus rapidement possible un budget total du coût que j’estimais avoir pour ce voyage, car leur comité allait se réunir et il pourrait ainsi leur parler de ma demande !

Je n’en revenais pas…  quelle rapidité… quelle générosité !!! C’était la première fois que quelqu’un me demandait de lui procurer une évaluation de ce qu’allait me coûter un voyage !

Pour faire suite à son email, la première chose que j’ai faite, c’était de chercher un hôtel. Comme à Menton tous ceux qui étaient bon marché étaient déjà tous complets, qu’il ne restait que ceux qui coûtaient cher, qu’avec nos 3 chiennes, je n’aimais pas me retrouver en pleine ville au milieu de la foule, j’ai cherché un hôtel au calme, dans la verdure, hors agglomération où pour nos 3 compagnons à 4 pattes, c’était facile et agréable de se promener et de faire leurs besoins (eh oui, comme elles sont habituées à l’herbe et aux champs, lorsqu’il n’y a que du bitume et des trottoirs, elles ne font rien, elles se retiennent) !

Après avoir galérer (ce n’est pas toujours évident de trouver un hôtel qui est à la fois bon marché, accessible en chaise roulante, qui possède un parking privé, un restaurant et qui accepte les chiens…), j’ai enfin trouvé la perle que je cherchais, l’hôtel idéal qui remplissait tous mes critères. Situé en Italie dans le petit village de Roccheta Nervina (au-dessus de la ville frontière de Ventimiglia), il se trouvait à 25 km de Menton, c’était parfait !

Une fois les chambres réservées, j’ai tapé Viamichelin sur Google et avec l’aide des cartes routières de ce site et leurs précieuses informations, j’ai pu calculer le prix des autoroutes italiennes, la traversée du tunnel du Grand Saint-Bernard, le nombre de kilomètres aller-retour et les pleins d’essence. Sur une feuille Excel, j’y ai rajouté les 5 nuits en chambre double pour Chantal et moi, les 5 nuits en single pour Fabienne, ainsi que les 5 repas du soir (mes 2 aides prennent un copieux petit déjeuner le matin à l’hôtel, avec ce qui reste, elles se préparent un sandwich pour le petit creux des 13-14h et le soir, on va soit dans un restaurant à l’extérieur, soit dans celui de l’hôtel. En ce qui me concerne, je ne mange pas, je bois mes fresubins, ma nourriture liquide que j’emporte avec moi). Une fois le total des coûts additionné, je l’ai emailé à la Fondation des Tournesols.

Le lendemain matin, lorsque le téléphone a sonné et que Pascal, au bout du fil, m’a annoncé que leur comité avait accepté ma demande, que les membres et la présidente avaient tous voté oui à mon budget, qu’il fallait que je lui envoie mes coordonnées bancaires pour qu’il puisse me verser l’argent, j’étais tellement stupéfaite, tellement abasourdie et surtout tellement heureuse que j’ai les larmes qui ont coulé ! Waouh… c’était vraiment fabuleux ! Même Chantal et Fabienne (mes 2 aides) n’en revenaient pas ! En tout cas, grâce à ce geste, à ce don extraordinaire (c’était vraiment un super beau cadeau), je pouvais réaliser mon premier rêve, j’étais aux anges !

Après avoir remercié Pascal, lui avoir demandé de transmettre toute ma gratitude et ma reconnaissance au comité de la Fondation, je lui ai proposé de venir à la maison pour qu’il fasse notre connaissance et pour que je puisse lui donner un bulletin de versement à mon nom !

Notre rencontre 3 jours plus tard fut super. Pascal est un homme vraiment très sympathique, gentil et charitable, sensible et enthousiaste. De le voir aussi heureux que moi de l’opportunité de ce voyage, de sentir qu’il se réjouissait sincèrement faisait vraiment plaisir… c’était même touchant !

Galvanisée, émoustillée et surtout impatiente de partir, je suis allée plusieurs jours de suite sur Internet pour voir ce qu’il y avait d’intéressant à visiter à Menton et aux alentours et surtout ce qui était accessible ou pas pour ma chaise roulante !

Au beau milieu de l’après-midi (3 ou 4 jours plus tard), alors que j’étais affairée à nous concocter un joli programme de découvertes et de visites, il y a Pascal qui m’a téléphoné. Pantois devant mon parcours de vie, devant mon combat au quotidien pour surpasser et dépasser ma myopathie, il m’a demandé si cela m’intéresserait de passer à la télévision, de participer à un reportage sur la chaine locale de Nyon (il connaissait l’un des responsables). Comme je suis ouverte à tout et que j’aime bien les défis, j’ai bien évidemment tout de suite répondu oui ! Ravi, il m’a dit qu’il me rappellerait aussitôt qu’il aurait une date. Excitée, j’ai appelé Chantal et Fabienne, qui fumaient sur le balcon, pour leur annoncer la bonne nouvelle, qu’on allait passer à la télévision ! Waouh ! Quelle chance, quel privilège ! On a passé la fin de la journée toute guillerette…

Le lendemain matin à 10 heures, qui j’avais déjà au bout du fil ?!? Pascal qui me demandait : « Alors, Marie-Claude, si on vient demain à 14 heures avec mon ami journaliste et une caméra, est-ce que ça va pour toi et tes 2 aides ??? » Sidérée, totalement consternée par l’efficacité de ce Pascal… (il était vraiment incroyable !), j’ai répondu : « Ok, oui, pas de problèmes, on sera là toutes les trois, prêtes au rendez-vous ! » Lorsque j’ai raccroché, oh la la, j’ai attrapé un de ces nœuds à l’estomac, c’était horrible, j’avais une trouille d’enfer !

C’était idiot, car l’interview s’est très bien passée, le journaliste a réussi à bien nous mettre à l’aise, c’était donc très sympa, amusant et agréable, on a beaucoup aimé ! 2 jours plus tard, lorsque l’émission a passé à l’écran, c’était super, mais alors beaucoup trop court à notre goût ! Pour 45 minutes d’interview, de questions non stop et de stress, il n’y a eu que 2, peut-être 3 minutes d’antenne ! On ne peut pas dire que c’était beaucoup !

Mardi 24 février, 1er jour du voyage

Après toutes ces aventures et péripéties, le jour du départ pour Menton est enfin arrivé. Pour m’accompagner et s’occuper de moi, il y avait Fabienne (mon auxiliaire de vie de la semaine) et Fatya (mon aide des week-ends). Chantal, la pauvre, ne pouvait pas venir, car elle avait un rendez-vous urgent chez le médecin (elle devait faire un scanner du dos, elle avait une hernie discale) et notre petite chienne Punckie qui venait d’être opérée (le vétérinaire a dû lui enlever la matrice, elle avait une infection) était beaucoup trop faible pour entreprendre un tel voyage, elle devait se reposer et rester tranquille. De ne pas avoir Chantal avec nous, alors qu’elle s’était tellement réjouie, me faisait mal au cœur ! Mais c’est comme ça, la vie ne fait pas toujours ce que l’on veut… l’essentiel, comme disait Chantal, était que moi qui suis enfermée tout l’hiver à cause du froid et du mauvais temps, je puisse en profiter ! Quelle noble âme…

Pour nous souhaiter un bon voyage, Pascal et la présidente de la Fondation des Tournesols sont venus à la maison. Il était 8h, Fabienne et Fatya finissaient de me préparer et de m’installer dans ma chaise roulante. L’ambiance était conviviale, tout le monde était de bonne humeur et heureux pour moi, c’était formidable ! Une fois dehors, on a fait des photos, puis lorsque tous nos bagages et tout mon matériel respiratoire fut installé (j’avais pris mes 2 nouveaux respirateurs), nous avons dit au revoir, fait la bise à tout le monde et pris le départ. Il était 9h.

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Après avoir pris l’autoroute Nyon – Genève – Chamonix, traversé le tunnel du Mont-Blanc (c’était plus court par là), passé la vallée d’Aoste, la région d’Alessandria, de Predosa et de Campo Ligure, nous sommes enfin arrivées au bord de la mer méditerranée. Comme il faisait beau et qu’on en avait un peu marre d’être dans la voiture, après Savona et Alassio, nous nous sommes arrêtées à Laigueglia. Ce petit village très joli et pittoresque avec des ruelles étroites et pavées, ainsi que des maisons de toutes les couleurs était la pause bienvenue ! La promenade le long de la mer était magnifique et super originale. On s’est posée sur un banc tout au bout d’une digue. Fabienne et Fatya ont mangé leur sandwich. Avec le vent, le bruit des vagues, le cri des mouettes et des goélands, c’était génial !

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Lorsque nous avons repris la voiture 2 heures plus tard, nous avons longé la mer par la route nationale, celle qui amène à San Remo. Par endroits, nous avons eu droit à de splendides coups d’œil sur la mer et les berges ! Arrivées à Impéria, comme il était déjà 18h, que l’obscurité commençait à tomber et qu’à travers les rues, c’était un véritable imbroglio de voitures, nous avons repris l’autoroute jusqu’à Vintimiglia. Là, comme ça bouchonnait de partout aussi, qu’on ne trouvait pas le panneau pour aller à Rochetta Nervina (le lieu de notre hôtel), nous avons stoppé 3 fois pour demander notre chemin aux passants ! Se repérer et conduire aux heures de pointe dans les villes italiennes, c’est l’horreur, il faut vraiment avoir les yeux partout !

A 20h30, ouf, nous avons enfin trouvé notre hôtel ! Perdu au bord d’une route au beau milieu de la montagne, il était grand, en bois et avait une piscine. Après avoir parqué la voiture, rempli les papiers à la réception, nous nous sommes directement dirigées vers la salle de restaurant. Comme on ne connaissait pas leurs horaires, je trouvais plus sage de d’abord manger, les filles sortiraient les bagages de la voiture après. J’avais réservé 2 chambres. Fabienne avait la sienne seule (comme c’est elle qui conduisait, c’était impératif qu’elle puisse bien se reposer), Fatya et moi, on dormait les 2 dans la même (si je devais expectorer au milieu de la nuit et que je devais la réveiller pour m’aider, le lendemain, elle pourrait au moins dormir dans la voiture et ainsi récupérer un peu).

Après avoir goutté à la bonne cuisine italienne, Fabienne et Fatya m’ont montée dans la chambre avec l’ascenseur, puis sont allées chercher nos affaires. Comme en Italie, ce n’est pas le même genre de prise électrique que chez nous en Suisse, on en avait pris 3 avec nous. Au moment de brancher mon dossier électrique pour le lit, aucun clic ne s’est fait, il ne fonctionnait pas. Les filles ont changé de prise, puis de rallonge, mais rien n’y faisait, il ne fonctionnait toujours pas. Elles ont alors branché mon 2ème respirateur, puis ma machine de physio et enfin mon natel, mais ni les uns, ni les autres ne réagissaient. Refusant de paniquer (je ne nous voyais pas à 11h le soir redéménager tous les bagages pour chercher un autre hôtel…), j’ai dit à Fabienne de descendre à la réception pour expliquer à la directrice ce qu’il se passait et voir si elle, de son côté, avait des prises spéciales. Celle-ci, désolée et navrée de ce qu’il nous arrivait, est tout de suite venue pour essayer. Ne comprenant pas pourquoi rien ne fonctionnait, elle est partie chercher ses propres prises. Lorsqu’elle les a enfilées, j’ai croisé les doigts et fait une prière. Après une bonne dizaine de secondes de silence complet (on aurait pu entendre une mouche voler !), ce fut le soulagement, la joie et la victoire, car tout fonctionnait ! Ouf ! On était sauvée !

À l’heure actuelle, je ne comprends toujours pas pourquoi mes prises italiennes, pourtant achetées dans des commerces spécialisés et déjà utilisées lors de précédents voyages en Italie, n’ont pas fonctionné dans cet hôtel… c’est vraiment étrange, un mystère complet !!! Bon, l’essentiel dans toute cette histoire est qu’on n’a pas dû s’en aller au beau milieu de la nuit et que tout s’est bien terminé ! Ah, l’électricité… c’est vraiment dans ce genre de situation que l’on réalise comme j’en suis dépendante, ça fait peur !

Après avoir pu tout installer mes appareils électriques et agencer la chambre de façon pratique pour ma chaise roulante, Fatya nous a fait un bon thé de menthe (il y avait une bouilloire, des tasses, des sachets de thé et du sucre) ! Pour décompresser et nous remettre de nos émotions de la journée, du petit coup de stress qu’on venait de subir, c’était une excellente idée ! Nous avons rejoint les bras de Morphée juste un peu avant minuit et fait un bon gros dodo réparateur !

Mercredi 25 février, visite de Menton

Comme au mois de février la nuit tombe vite (entre 18 et 18h30), on a mis le réveil sur 7h du matin pour bien profiter de la journée. Après nous être préparées et pris le petit déjeuner dans la chambre (c’est plus pratique pour moi), à 9h45, nous étions dans la voiture, prêtes au départ !

En descendant la route de jour et avec le soleil, c’était magnifique… il y avait partout des mimosas en fleurs ! À Dolceacqua, un pittoresque petit village médiéval, on s’est arrêtée pour prendre des photos du vieux château et du pont en pierre sur la rivière.

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A Vintimiglia, on a pris l’autoroute pour Menton, le but de notre voyage, juste après la frontière franco-italienne. Cette ville où nature et culture se marient harmonieusement, cette cité des jardins (il y en a 7) et du citron (chaque année une fête lui est dédiée), cette station balnéaire avec ses nombreuses plages et ses 2 marinas est un véritable petit bijou ! Surnommée la « perle de la France », elle est, grâce à son climat quasi subtropical et son ensoleillement exceptionnel, la première ville des Alpes-Maritimes à avoir obtenu le label « Ville d’Art et d’Histoire » !

En traversant son centre ville, nous sommes tombées pilepoil sur le jardin Boviès, le parc aux magnifiques décorations d’agrumes, l’un des temps forts de la Fête des Citrons. J’avais vu des photos sur Internet, mais le fait de me retrouver là à l’intérieur de ce vaste jardin exotique, de pouvoir contempler toutes ces immenses compositions et tableaux revêtus et parés de milliers de citrons et d’oranges… c’était génial, j’étais heureuse comme tout !

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Pour découvrir les différents sujets, les divers éléments du parc, il y avait des allées en gravillon (avec la chaise roulante, pas de problème, c’était totalement accessible). Chaque motif, chaque ornement avait sa propre musique, une chanson ou une mélodie qui correspondait à son thème ; nous avons entendu du disco, du tango, de la country, de la musique classique, des tams-tams africains, du rock’n’roll et du jazz de la nouvelle Orléans. C’était super, nous étions bouches bée !

La Fête des Citrons avec ses expositions géantes au Jardin Boviès et ses 2 corsos fleuris (l’un diurne et l’autre nocturne) est un évènement unique au monde qui attire chaque année plus de 230 000 visiteurs. C’est la 2ème plus grande manifestation de la Côte d’Azur après le Carnaval de Nice et devant le Grand Prix de Formule 1 de Monaco.

Tout a commencé en 1895 lorsque des hôteliers innovants ont proposé à la municipalité de Menton de créer une parade pour animer la ville en hiver. En 1896, les habitants, ainsi que les riches hivernants, enthousiastes et ravis d’avoir l’opportunité de faire la fête avec ce défilé, préconisèrent de le rééditer chaque année (à l’époque, il était de bon ton de venir passer les longs mois d’hiver sous le climat clément de la Côte d’Azur. Les rois, les princes et les artistes venaient séjourner dans les palaces mentonnais ou se faisaient construire de splendides villas). Par la suite, en 1929, alors que Menton était la capitale française du citron et le principal producteur d’agrumes du continent, un autre hôtelier eut l’idée d’organiser une exposition de fleurs et d’agrumes dans les jardins de l’Hôtel Riviera. Ce concept eut un tel succès que l’année suivante, il fut réitéré et descendit même dans la rue sous la forme de chariots décorés avec des arbustes plantés d’oranges et de citrons. Des ânes les tiraient, ils étaient escortés par des musiciens locaux et des belles mentonnaises. En 1934, la municipalité, soucieuse de développer le tourisme et d’attirer les visiteurs, donna à cette parade le nom de Fête du Citron. La 1ère exposition d’agrumes et de fleurs dans les Jardins Boviès fut lancée 2 ans plus tard.

Aujourd’hui, 75 ans après, la Fête du Citron s’est super bien développée, ses répercussions sont devenues mondiales ! La parade s’est transformée en 2 magnifiques corsos fleuris, l’un se déroulant à 14h, l’autre à 21h. Pour la construction des chars, une entreprise de la ville s’est spécialisée dans la fabrication des carcasses métalliques. Différentes chaque année, leurs contours sont affinés avec du buis tressé en guirlandes, puis recouverts d’un grillage. Ces structures, une fois préparées, servent de supports à 130 tonnes d’agrumes. Pour recouvrir 1 mètre carré de grillage, il faut 30 kg de fruits soit près de 200 agrumes ! Chaque fruit (plus de 500 000 au total) est fixé avec un élastique jaune ou orange. Lorsque les fruits sont abimés, ils sont tout de suite remplacés.

Cette année, c’était la 76ème édition de la Fête des Citrons. Plus de 300 personnes y ont participé (architectes, dessinateurs, métallurgistes, éclairagistes…).

Devenu le symbole officiel de la ville de Menton depuis 1934, le citron est un fruit originaire de Chine et d’Inde (sur les contreforts de l’Himalaya). Utilisé dès le début du moyen-âge sur les bateaux arabes, puis en Europe vers la fin du XIIème siècle (avec l’oignon, c’était le seul remède pour lutter contre le scorbut), il a traversé l’Atlantique en 1493 sur le bateau de Christophe Colomb. Il existe 2 variétés, le vert et le jaune. Il possède une multitude de propriétés bienfaisantes.

Après la visite du magnifique jardin Boviès, nous avons repris la voiture et nous sommes allées au vieux port de Menton. Depuis là, la vue sur la vieille ville et la Basilique de Saint-Michel d’Archange était remarquable, j’ai adoré ! Nous avons marché jusqu’au phare, avec les bateaux, la mer et les goélands, c’était vraiment de toute beauté, la vraie carte postale !

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Comme il faisait beau et que les températures étaient agréables (15 degrés), nous avons ensuite longé les quais. C’était splendide ! Comme nous, beaucoup de gens étaient dehors, ils se prélassaient tous comme des lézards sur les bancs et le petit muret du bord de mer. Au bout d’un moment, on a aussi fait pareil, on s’est arrêtée pour prendre un bon bain de soleil ! Fabienne et Fatya ont sorti leur pique-nique et entre les goélands, les mouettes et les pigeons qui n’arrêtaient pas de venir picorer leurs miettes de pain, on a passé un très beau moment !

Vers les 15 heures, comme le soleil se voilait et qu’il ne faisait plus très chaud (avec le vent, il faisait même frais), nous avons repris la voiture pour que je puisse me réchauffer et pour aller voir la très belle fontaine des dauphins, ainsi que la statue de la sirène qui scrute la mer au port plaisancier de Garavan. C’est le 2ème port de Menton, l’un des plus grands de la Côte d’Azur (800 places).

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Comme j’avais encore froid (pour me réchauffer, c’est toujours très long, il faut minimum 1h-1h30), par prudence, on a décidé de rester dans la voiture et de partir à la découverte de la corniche de Garavan. Les vues plongeantes sur la mer et le vieux Menton étaient splendides ! Après avoir passé le cimetière et être descendue en bas d’une pente très raide et très étroite, nous sommes arrivées derrière la Basilique de Saint-Michel d’Archange. Comme l’endroit était rempli d’escaliers et que c’était beaucoup trop pentu pour ma chaise, nous avons rebroussé chemin pour prendre ensuite la route nationale du bord de mer qui rejoignait Vintimiglia.

Une fois là, comme on était fatiguée, qu’il faisait nuit et froid et qu’on n’avait plus le courage de ressortir, nous sommes allées directement à notre hôtel. Après avoir mangé dans leur restaurant (le personnel était vraiment super sympa, on avait du plaisir à se retrouver là), on est montée dans nos chambres, bu un thé de menthe et hop, au lit !

Jeudi 26 février, à la découverte de Monaco

Comme le programme de la journée était chargé, après le petit déjeuner, nous avons pris l’autoroute. Notre objectif, c’était Monaco.

Cette ville-état, qui est une principauté, une monarchie constitutionnelle, se situe entre les villes de Cap-D’ail, Beausoleil, la Turbie et Roquebrune-Cap-Martin, à 21 km de Nice et 27 km de Vintimiglia. Depuis 2005, elle est dirigée par le Prince Albert II de Monaco de la dynastie des Grimaldi, la plus ancienne dynastie régnante du monde (depuis 1297). Avec une superficie de 2km2 (son territoire s’étend sur une bande de terre de 4 km 100 et sa largeur varie entre 1050 et 350 m), c’est le 2ème plus petit état indépendant du monde, le 1er étant le Vatican. Avec plus de 17’000 habitants au km2, c’est le pays le plus densément peuplé. Pratiquement entièrement urbanisé, ce paradis des buildings où la majorité des immeubles font entre 10 et 20 étages, où les palaces et les hôtels de luxe foisonnent, ressemble à une ville champignon construite en forme d’amphithéâtre face à la mer. On aime ou on n’aime pas !

Parmi les grands évènements qui s’y déroulent (célèbres dans le monde entier), il y a le Grand Prix de Formule 1, le Festival du Cirque, le Rallye et le Masters (tournoi de tennis) de Monte-Carlo. Les monuments à visiter, les incontournables sont le Port Hercule avec ses yachts qui rivalisent de luxe, le Rocher où se trouve le Palais Princier, la cathédrale, les jardins Saint-Martin et le musée océanographique, Monte-Carlo avec son casino. Monte-Carlo est le plus célèbre des 10 quartiers de Monaco. Il est souvent confondu avec le pays ou considéré à tort comme sa capitale. Sur les plaques automobiles, par exemple, c’est écrit MC. Cette mention pourrait faire penser à Monte-Carlo, mais non, en réalité, il s’agit de l’abréviation de Monaco.

Le port

Le port Hercule est l’un des rares, sinon le seul de la Côte d’Azur à être en eau profonde. Déjà utilisé comme port commercial par les Grecs et les Romains, il a toujours eu un inconvénient, celui d’être mal abrité par les vents d’est. Pour contribuer à assurer une meilleure protection, au début du XXème siècle, il y a 2 jetées qui ont été construites, mais comme elles n’étaient pas totalement efficaces, dans les années 70, sous l’impulsion de S.A.S le Prince Rainier III, des études ont été entreprises pour encore mieux le protéger. Le plan final, celui qui fut retenu, était de poser devant les 2 jetées existantes, une digue et une contre-jetée qui permettrait ainsi d’éviter toutes les houles du secteur est. La construction de cet ouvrage colossal (il mesure 352 m de long et pèse 160 000 tonnes) s’est fait au pied du rocher de Gibraltar. Grâce à sa particularité d’être semi flottant (pour préserver la faune et la flore marine), il a été remorqué jusqu’à la Principauté et amarré au pied de son rocher. Il a été complété par une contre-jetée de 145 m de long. C’est vraiment incroyable tout ce que la technologie moderne peut permettre de réaliser aujourd’hui !

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Le Rocher

Après avoir visité  le port Hercule, après avoir admiré les yachts, les voiliers et toutes les embarcations diverses amarrées là (certaines étaient vraiment très impressionnantes), nous sommes montées (en voiture) à la découverte du célèbre Rocher de Monaco, là où se trouve le quartier de Monaco-ville, la partie la plus ancienne de la Principauté. L’essentiel des institutions politiques du pays comme le Palais Princier, la mairie, le gouvernement, le conseil national (le parlement de Monaco), le conseil communal, les tribunaux et la prison se trouvent ici. Grâce à mon macaron chaise roulante et à mon statut d’handicapée, les gardes qui réglementaient la circulation n’ont opposé aucune résistance, aucun refus, on a pu passer sans problèmes. Comme il y avait des places de parcs pour handicapés juste à côté du Palais Princier, on s’est garée là.

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Ce magnifique palais de couleur crème, qui est la résidence officielle des Princes de Monaco depuis 1297, se visite (du moins certaines parties), mais d’avril à octobre. Comme là on était en février, il était fermé.

Après avoir pris des photos de la place, du palais, des gardes, des canons époque Louis XV et des magnifiques vues du port Hercule d’un côté et du port de Fontvieille de l’autre, nous sommes parties (à pieds) à la découverte de ce joli quartier.

À la cathédrale, comme il y avait une rampe, nous sommes rentrées à l’intérieur. Ce superbe édifice en pierres blanches de la Turbie, de style roman-byzantin, a été construit en 1875. Il abrite les sépultures de plusieurs membres de la famille princière, dont le Prince Rainier III et son épouse la Princesse Grace Kelly. La décoration intérieure est remarquable !

En nous dirigeant ensuite vers le musée océanographique, nous avons passé à côté des jardins Saint-Martin. Ces jardins étaient tellement beaux, la végétation tellement luxuriante que nous avons décidé d’y faire un tour. Aménagés sous le règne du Prince Honoré V, ils sont les premiers jardins publics créés dans la Principauté. Comme suspendus à la paroi du Rocher (la hauteur de ce dernier est de 60 m), ils proposent de belles promenades à travers des petits chemins qui serpentent au milieu de la flore méditerranéenne. En 1951, en hommage au Prince navigateur Albert 1er de Monaco, une statue en bronze y a été érigée.

Après une pause pique-nique bienvenue en compagnie de 3 goélands affamés, nous sommes parties au musée océanographique. Ce musée, fondé en 1910 par justement le Prince Albert 1er (un fervent marin) est un lieu exceptionnel entièrement dédié à la mer. L’aquarium, l’un des plus anciens d’Europe, est le moment fort de la visite. Composé de poissons de toutes formes, de toutes tailles et de toutes couleurs, il présente un show fantastique, un spectacle inouï sur la faune sous-marine, les plantes et les coraux, sur tous les écosystèmes qui vivent sous l’eau. C’est super et très intéressant ! De se retrouver plonger ainsi dans les entrailles de la Grande Bleue… de pouvoir vivre en direct la magie de la vie quotidienne des récifs est un moment privilégié, unique, c’est extraordinaire !

Le musée comporte 90 bassins de petites et moyennes grandeurs. Ces fenêtres ouvertes sur la méditerranée et les mers tropicales permettent d’observer et de découvrir 350 espèces de poissons (avec plus de 6000 spécimens), 200 espèces d’invertébrés et une centaine d’espèces de coraux tropicaux. De l’algue microscopique au plus grand prédateur… chacun a son rôle à jouer dans l’équilibre de l’écosystème. Que ce soit les requins, les méduses, les poissons clown, les anémones de mer, les hippocampes, les poissons rasoirs, les poissons pierres avec leurs aiguillons mortels… ils ont tous leur place, ils sont tous parfaitement bien adaptés à leurs milieux ! C’est magnifique à voir… et c’est une belle leçon de vie pour nous autres, les êtres humains, qui traitons la mer avec un total irrespect !

Dans le lagon des requins, qui est un véritable défi technique et biologique, il y a 6 m de profondeur, des vitres de 30 centimètres d’épaisseur et 400 000 litres d’eau à l’intérieur ! C’est grandiose !

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Dans ce musée de 3 étages, il existe également une très belle collection d’animaux marins naturalisés ou squelettes, des dizaines de milliers d’objets résultant des nombreuses campagnes océanographiques du Prince Albert 1er, des prototypes des instruments utilisés lors de ses explorations sous-marines (scaphandres, palmes, etc.), des objets d’arts avec des nacres et des perles, des coquillages, des tableaux et des dessins. C’était superbe !

Lorsque le musée a fermé ses portes à 18h et que nous sommes sorties, il faisait froid et la nuit tombait. Ne pouvant plus rien visiter, nous sommes retournées à la voiture. Comme il y avait un super beau coucher de soleil au-dessus du Palais Princier et que toute la ville et le port était illuminés, nous avons encore pris des photos ! C’était féérique !

Si les températures avaient été plus clémentes, en rentrant nous nous serions arrêtées à Menton pour voir le corso nocturne de la Fête des Citrons, ainsi que le feu d’artifice qui s’ensuivait, mais comme on avait déjà froid, que le soir, il ne faisait pas plus que 4 à 6 degrés, que le corso commençait à 21h et le feu d’artifice à 22h, nous n’avons pas voulu tenter le diable et risquer que je tombe malade, nous sommes rentrées ! C’était vraiment dommage, ça nous faisait mal au cœur, car en fait, on était venue pour ça, mais comme je devais faire très attention à ma santé, je n’avais pas le choix ! Comme dit le proverbe « Mieux vaut prévenir que guérir », ça aurait été vraiment trop bête que j’attrape la crève là-bas !!!

De retour à l’hôtel, les filles ont dégusté un nouveau plat dans la salle de restaurant, j’ai bu mes doses de fresubins et hop, au dodo !

Vendredi 27 février, Vintimiglia

Ce jour-là, on l’a entièrement consacré au marché de Vintimiglia. Depuis le temps que j’entendais parler de lui, je tenais absolument à le faire (j’adore fouiner et chiner) ! Après avoir galérer pour trouver une place de parc (j’ai rarement vu un cafouillis pareil), nous nous sommes régalées ! Immense, bon marché, nous avons fait le plein de bonnes affaires ! Certains disent qu’il est nul, d’autres qu’il est super, nous, on l’a trouvé impeccable !

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Après des heures de fouilles et d’achats intempestifs, comme il faisait grand beau et plutôt doux, nous avons pris un bain de soleil sur une terrasse de restaurant au bord de la mer. C’était magnifique ! De pouvoir jouir ainsi du soleil et de la mer en plein mois de février… quelle chance, quel régal… on a levé nos verres à la santé de la Fondation des Tournesols, car tout ça, c’était grâce à eux et à leur don !!!

Comme on était bien et que le bord de mer de Vintimiglia était sympa (c’était rempli de pizzerias et de petits restaurants avec terrasses), nous avons pris place dans l’un d’entre eux. Après que Fabienne et Fatya aient dégusté des pizzas, nous avons été dans des halles, des grands hangars à fruits, légumes et viandes de toutes sortes ! Lorsque nos cadeaux furent faits… satisfaites et heureuses, nous avons rejoint l’hôtel la voiture pleine et chargée !

Comme on était plus tôt que d’habitude dans nos chambres, les filles en ont profité pour ranger les bagages, pour enfouir tous nos achats dans les valises ! Il nous restait 1 jour, 1 seul jour, comme le temps passait vite… après un bon de thé de menthe, nos yeux se sont endormis dans un doux sommeil réparateur !

Samedi 28 février, le quartier de Fontvieille à Monaco

Pour notre dernière journée dans cette magnifique région, nous avons choisi d’aller tout au bout de la péninsule du Cap Martin afin d’y faire une belle promenade à pieds le long de la mer. Au parking, les gens nous ont confirmé qu’il y avait bien un super petit chemin à suivre avec des très jolies vues sur la côte et Monaco, mais malheureusement inaccessible pour ma chaise roulante, car rempli d’escaliers ! Les sentiers littoraux sont toujours magnifiques, mais hélas rarement adaptés aux 4 roues de nos chaises ! Dommage ! Déçues, nous avons roulé jusqu’à Monaco et là, nous avons visité le jardin exotique.

Cet espace qui présente des spécimens de cactées remarquables, ce jardin extraordinaire avec près de 6000 variétés de la flore semi-désertique de l’Afrique et de l’Amérique latine, aménagé à flanc de rocher et inauguré en 1933, est le royaume de l’exubérance, de l’insolite et du surréalisme de la nature !

A cause des pentes abruptes qui serpentent à l’intérieur de ce fabuleux domaine, les chaises roulantes sont acceptées, mais uniquement sur la partie supérieure, là où c’est à peu près plat. Pour la partie inférieure, c’est totalement interdit. Avec Fabienne et Fatya, qui sont quand même costaudes, on a voulu essayer de descendre un bout, mais impossible, le gardien, qui nous surveillait, nous a empêchées d’y aller ! Bon, puisque c’était comme ça, pendant que Fabienne visitait le reste et prenait des photos, Fatya est restée avec moi sur un banc dans l’un des nombreux belvédères. La vue panoramique sur le rocher de Monaco, ses 2 ports et le quartier de Monte-Carlo était splendide ! Tout en bas, à 60 m sous terre, il y avait une grotte préhistorique avec de magnifiques concrétions calcaires façonnées depuis des millénaires.

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Une fois la visite terminée, nous sommes descendues ensuite au port de Fontvieille, l’un des ports de plaisance les mieux abrité de la région. En effet, protégé des vents d’est par le Rocher, de la houle du sud et de l’ouest par une grande digue, il assure la protection de tout le nouveau quartier de Fontvieille. Ce quartier de 22 hectares, qui existe depuis 1971, entièrement gagné sur la mer (les travaux ont commencé en 1966, ils ont nécessité 7,5 millions de mètre cube de remblais) possède des infrastructures importantes qui manquaient à la Principauté. On y trouve désormais l’héliport de Monaco, le complexe sportif du stade Louis II (18’500 places) où évolue l’équipe de l’AS Monaco, une galerie où se trouve exposée la collection de voitures anciennes du Prince Rainier III, le chemin des sculptures qui présente plusieurs œuvres d’artistes contemporains, un jardin avec la roseraie Princesse de Grace, le musée des timbres et des monnaies, le musée naval avec plus de 180 maquettes de navires célèbres, un centre commercial et des grandes surfaces, ainsi qu’un jardin animalier que nous avons visité. C’est là aussi que se tient le festival du cirque de Monte-Carlo.

Après avoir donc parquer et contempler les nombreux bateaux du port, nous sommes parties à la découverte du jardin animalier. Cet espace zoologique d’un hectare, accroché au Rocher, a été fondé par S.A. le Prince Rainier III en 1954 au retour de l’un de ses voyages en Afrique. Lors de sa création, il présentait surtout des primates, mais au fil des années, il s’est agrandi et s’est enrichi de félidés (lion, tigre, panthère…), de grands mammifères et d’un éléphant asiatique. Il possédait une école de dressage qui permettait de former des dresseurs. Plusieurs animaux provenaient de cirques. Comme sa superficie était limitée, qu’il lui était impossible de s’agrandir et qu’il y a eu plusieurs campagnes anglaises contre lui, il a dû transférer plusieurs espèces imposantes dans d’autres parcs. La direction, soucieuse d’améliorer le bien-être de ses pensionnaires, entreprit des travaux de restructuration et de modernisation des installations. Depuis, ce sont des petites espèces qui vivent ici. On y trouve une centaine d’animaux qui va des singes aux iguanes, des pythons aux chèvres, des oiseaux aux lapins, des canards aux oies, des nandous aux wallabies de Bennett, des moutons à tête noire aux cochons vietnamiens, etc. Les 2 seuls grands mammifères qui restent sont un hippopotame et un dromadaire.

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Avec le vent qui commençait à souffler de plus en plus fort, le froid qui nous transperçait, à la fin de notre visite, nous avons dû nous enfiler dans le centre commercial d’à côté pour nous réchauffer et pour acheter une boite de mouchoirs en papier. J’étais en manque, car avec le froid et l’humidité, depuis 2 nuits, je crachais…

Comme il était 18h30 et que tous les musées étaient fermés, nous avons récupéré notre voiture et nous sommes rentrées à l’hôtel. Ce soir, c’était la fête dans la salle de restaurant. En effet, il y avait plein d’italiens sexagénaires qui mangeaient et qui dansaient sur les rythmes d’un duo, une chanteuse et un chanteur qui jouait du synthétiseur ! Nous sommes restées durant un bon moment, car c’était très sympa ! Les chansons étaient entrainantes et mélodieuses et de voir tous ces anciens s’éclater et virevolter sur la piste de danse était vraiment très amusant !

Vers les 23h, nous sommes montées dans nos chambres.

Dimanche 29 février, retour à Nyon

Le matin au réveil, ce fut la grande surprise ! Il pleuvait ! D’un côté, nous étions déçues, de l’autre, contentes, car avec la pluie et le mauvais temps qui arrivait, nous n’avions de ce fait aucun regret de partir, aucune tristesse de quitter cette belle région et aucune peine de rentrer à la maison !

Le trajet du retour s’est bien passé, cette fois, nous avons passé par l’autoroute de Turin. Après la pluie du bord de mer, nous avons eu droit au brouillard, puis à la neige ! Le vrai sale temps d’hiver !!!

À Nyon, lorsque nous avons retrouvé Chantal et nos 4 compagnons à 4 pattes, nous étions toutes heureuses de les revoir et toutes excitées de leur raconter notre superbe semaine au sud !

Encore un énorme merci à la Fondation des Tournesols !!!

Juin 2009                               Marie-Claude Baillif

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