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2009: Le safari de Peaugres à Peaugres

Pour fêter les 51 ans de Chantal, mon aide et amie de cœur, j’ai décidé au début du mois de mai de cette année 2009 de l’emmener 2 jours hors de la maison, 2 jours d’évasion et de détente complète en France à environ 255 km de chez moi ! Pour nous accompagner, il y avait Fabienne (mon auxiliaire de vie de la semaine) et Fatya (mon aide de vie pour les week-ends). Sultane, Kalyne et Punckie (nos 3 chiennes) faisaient, elles aussi, partie du voyage ! Avec tout ce petit monde, nous avons pris 2 voitures, mon Opel Astra break et la Fiat Marena de Chantal. Dans la mienne, il y avait Chantal, Punckie, Kalyne et moi-même, dans celle de Chantal, Fabienne, Fatya et Sultane.

Notre but, notre 1ère destination était le safari de Peaugres. Situé à Peaugres à 65 kmde Lyon et 10 km d’Annonay en plein cœur de l’Ardèche, ce parc zoologique privé, installé à flanc de colline au pied du Mont Pilat, comporte 2 zones distinctes : la 1ère est un safari à faire avec sa voiture personnelle, la 2ème un zoo traditionnel à découvrir à pied. Créé en 1974 par le Vicomte Paul de la Panouse (le créateur du Parc de Thoiry et de la Réserve Africaine de Sigean), cet immense domaine de 90 hectares permet de voir et d’observer des animaux des 5 continents. C’est absolument super ! En tout, il y a 900 bêtes de 130 espèces différentes (environ 400 mammifères, 300 oiseaux et une centaine de reptiles) !

Le parc en voiture

Dans cet espace privilégié qui permet aux animaux d’évoluer en semi-liberté et de reconstituer une vie sociale de groupes, il y a un itinéraire à suivre et des consignes de sécurité à respecter comme « roulez au pas », « ne pas sortir de son véhicule », « ne pas ouvrir les fenêtres », « ne pas stationnez ni s’arrêtez » et « ne pas donner à manger aux animaux » ! En cas de panne ou d’accident, il ne faut en aucune façon sortir de sa voiture ni ouvrir les portières, mais klaxonner pour que le personnel du parc vienne à la rescousse !

C’est donc bien à l’abri dans nos véhicules, fenêtres fermées et appareil photo à la main que nous avons commencé notre visite, notre tour du monde de la faune sauvage. Dans la 1ère zone qui représentait les plaines africaines, on a pu admirer des éléphants, des dromadaires (les vaisseaux du désert), des antilopes, des bœufs watussi (ces bovidés qui résultent d’un croisement entre le zébu et le bœuf du Nil il y a des milliers d’années se reconnaissent grâce à leurs immenses cornes qui mesurent jusqu’à 2,5 m d’envergure. Domestiqués et vénérés par les peuples Masaï et Watussi, d’où leur nom, ils sont régulièrement ponctionné de leur sang par les bergers de ces tribus qui en font une mixture qu’ils boivent ensuite. Outre l’apport nutritionnel, ce mélange revêtirait un caractère initiatique. Dociles et inoffensifs, les bœufs watussi sont élevés pour leur lait et leurs excréments qui servent de combustibles)…

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Des hyènes (ces charognards, nettoyeurs de la savane, qui évitent que les épidémies se propagent, sont les seuls animaux capables de s’attaquer à un lion pour lui voler sa proie. Leurs mâchoires sont les plus puissantes de tous les mammifères, elles peuvent broyer les os de leurs proies et les avaler avec le reste de la carcasse sans aucun problème, leur cri ressemble à un ricanement et à un rire moqueur), ainsi que des autruches. Ces oiseaux qui sont les plus grands et les plus rapides des bipèdes (jusqu’à 74 km/h, elles courent plus vite que les lionnes), qui possèdent les plus gros yeux de tous les animaux terrestres, qui pondent les plus gros œufs du monde (un œuf d’autruche correspond à une vingtaine d’œufs de poule), qui peuvent sauter jusqu’à 1,50 m de hauteur et qui n’ont aucun prédateur, étaient tout autour de notre voiture refusant de bouger et de nous laisser passer. De les voir de si près, c’était génial, on a pu prendre plein de photos ! Au bout de 10 minutes, comme elles ne bougeaient toujours pas, on a essayé de klaxonner pour les disperser, mais rien à faire, elles ne voulaient toujours pas se déplacer ! Soudain, un employé du safari est arrivé sur un tracteur et là, hop, toutes les autruches se sont écartées et on a pu passer ! C’était vraiment très amusant !

Notre visite a continué avec les hippopotames (les chevaux du fleuve), les rhinocéros blancs, les girafes de Rothschild (elles étaient en train de se nourrir avec du foin et des feuilles aux arbres, c’était magnifique à voir !), les bongos, les zèbres (ils étaient tellement près de notre voiture qu’on aurait presque pu les toucher…) et les antilopes (des gnous et des impalas). Punckie, très intriguée, debout sur mes bras, n’en ratait pas une miette, elle avait son museau collé à la vitre ! C’était vraiment marrant de la voir comme ça ! Kalyne, par contre, totalement désintéressée, était couchée parterre et Sultane qui était dans l’autre voiture avec Fabienne et Fatya grognait à chaque fois qu’une bête s’approchait de trop près ! Grâce à nos natels (portables), on pouvait se partager nos impressions personnelles, c’était génial !

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Une fois l’Afrique passée, la route nous a emmenées ensuite dans un tout autre décor, celui des forêts américaines, dans le pays des ours. Les premiers que l’on a aperçu au milieu des arbres et des buissons, c’était des ours blancs, des ours polaires, les plus grands carnivores terrestres. Un mâle adulte pèse entre 400 et 600 kilos, mais parfois peut même atteindre les 800 kg pour une taille de 2 à 3 mètres de long ! Ils se trouvaient dans un enclos fermé, séparés de leurs cousins les ours bruns. Ces derniers, omnivores, pèsent quant à eux entre 130 et 700 kilos et debouts sur leurs pattes arrière, ils font entre 1,5 et 3 mètres de hauteur. Il faut vraiment s’en méfier, car malgré leurs airs débonnaires et gentils, ils sont plus rapides que l’homme à la course (ils peuvent courir jusqu’à 56 km/h), ils savent nager, grimper aux arbres et leurs griffes acérées sont des armes redoutables ! Mieux vaut donc ne pas s’en approcher et rester bien sagement dans la voiture, portières et fenêtres fermées !

Dans cette jolie partie du parc boisé, à tout moment, entre les buissons, les arbres et la route, les ours bruns sortaient de partout ! C’était incroyable, c’était fabuleux, on en a vu des dizaines ! Lorsque certains passaient tout près de notre voiture, waouh… c’était très impressionnant ! Excitées, ravies, on était aux anges !

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Le safari de Peaugres est le seul parc en France où les ours ont la possibilité d’hiberner. En automne, ils creusent eux-mêmes les tanières dans lesquels ils vont aller se réfugier durant l’hiver.

Nous sommes arrivées après dans le territoire des bisons. Lorsqu’on a dû passer au beau milieu d’une dizaine d’entre eux (ils étaient tout autour de la route), c’était un peu stressant, un peu inquiétant. Eh oui, je peux vous dire qu’on ne faisait pas trop les malignes, on se sentait plutôt petite !

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Ce fantastique voyage à travers nos amies les bêtes s’est poursuivit dans un deuxième temps à travers l’Asie avec les nilgauts (les plus grosses antilopes d’Inde, dans la langue hindi, elles signifient « vache bleue », car elles ressemblent à des bœufs. Leurs corps massifs sont soutenu par 4 fines jambes), les élégantes antilopes cervicapres (connues également sous le nom « d’antilope indienne », elles sont l’une des rares antilopes chez laquelle le mâle diffère de la femelle par sa couleur ; lui est majoritairement noir, elle fauve beige. Mâles et femelles portent des cornes magnifiquement torsadées en spirale, bien plus longues et plus grosses chez le mâle, jusqu’à 70 cm. Très craintives, elles fuient au moindre bruit. Pouvant bondir jusqu’à 2 m de hauteur et 6 m de longueur et en course, pouvant atteindre des vitesses de pointe entre 80 et 110 km/h, elles ont longtemps été massacrées pour leurs cornes lors de chasses dites sportives effectuées par des colons et des indigènes. Comme elles sont actuellement de plus en plus privées de leur territoire à cause de l’extension de la colonisation agricole, elles se raréfient de façon alarmante),

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les yacks (avec leurs toisons épaisses, ils peuvent supporter le froid de l’Himalaya, jusqu’à – 40 degrés) et les cerfs du Viêtnam. Ces cervidés qui ressemblent aux daims de chez nous, mais qui sont plus petits, ont été décimés et n’existent plus à l’état sauvage depuis le milieu des années 70. Chassés à outrance, les mâles étaient tués à cause du velours de leur bois qui était très prisé dans la médecine traditionnelle chinoise. Sauvée in extremis grâce aux programmes d’élevage en captivité, ils se repeuplent gentiment. Le safari de Peaugres est fier d’avoir déjà enregistré plus de 40 naissances de cette espèce depuis l’arrivée des 6 premiers individus en 1997 !

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De voir tous ces animaux en semi-liberté dans ces grands espaces, très bien reconstitués et très bien entretenus, faisait plaisir à voir ! Les animaux avaient l’air bien, paisibles et heureux, pas du tout comme dans certains zoos où ils sont confinés dans très peu de places et où ils tournent en rond toute la journée tellement ils s’ennuient !!!

Une fois le circuit voiture terminé, nous avons sorti nos 3 chiennes pour leur donner à boire, Chantal et Fabienne ont fumé leurs cigarettes et Fatya m’a donné un fresubin (ma nourriture liquide). Lorsque Chantal a soudain lu le prospectus que l’on nous avait donné à l’entrée du parc et qu’elle a vu qu’à 14h, les soigneurs donnaient à manger aux hyènes et à 14h15 aux ours bruns, nous avons décidé de refaire un tour dans le circuit voiture. Comme nous avions du temps et que nous étions là pour voir un maximum d’animaux sauvages, c’était l’occasion pour. On a bien fait, car entre temps, les animaux avaient bougé, ils n’étaient plus à la même place, pour nos yeux et nos photos, cela nous offrait une autre dimension, un autre point de vue ! C’était super !

Comme il y avait déjà plein de voitures vers les hyènes et qu’on ne les voyait pas très bien, on a continué jusqu’aux ours. Ces derniers se trouvaient quasi tous sur la route en train de déguster leur pitance (pain, pommes et légumes). De pouvoir les observer de si près, de pouvoir regarder tous leurs gestes et mimiques pour attraper, tenir et croquer dans leurs aliments était vraiment formidable, un beau cadeau !

De refaire un 2ème tour dans le circuit voiture nous a permis de voir de très belles scènes, de magnifiques tableaux, des images que l’on n’oubliera jamais ! Waouh, c’était génial, un pur régal !

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Le Zoo

Une fois le circuit voiture terminé, nous sommes parties directement à l’autre partie du parc, au zoo. Là, nous avons ressorti nos chiennes pour leur faire faire leurs besoins et se dégourdir les pattes, puis comme il n’y avait pas une once d’ombre sur le parking, qu’on ne pouvait pas les laisser là en plein soleil, nous les avons prises avec nous. Les chiens sont autorisés (en laisse courte, moins d’un mètre). A l’entrée, comme Chantal commençait à avoir mal à son genou opéré (là où elle a une prothèse) et qu’elle boitait beaucoup, on a loué une chaise roulante. Ce parc est vraiment super, car rendez-vous compte, d’une part, on peut prendre les chiens (ce qui est plutôt rare) et de plus, il y a des pousse-pousse pour les enfants et des chaises roulantes pour les handicapés à disposition !

Après avoir passé un plan d’eau avec au milieu une petite île sur laquelle s’ébrouaient une dizaine de pélicans, une mauvaise surprise nous attendait, le zoo était tout en pente ! La poisse ! Comme Chantal ne voulait pas donner de la surcharge de travail aux filles, elle n’a pas voulu s’asseoir dans la chaise roulante louée. Comme c’était idiot de pousser cette dernière pour rien, on y a posé la petite Punckie. C’est Fatya qui la poussait, Chantal qui tenait les 2 grandes (Sultane et Kalyne) en laisse et Fabienne qui s’occupait de moi. La vraie expédition, en tout cas, on n’a pas passée inaperçues !

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A l’enclos des loutres, ces dernières, derrière la vitre de leur bassin d’eau, toutes intriguées par Punckie, n’arrêtaient pas de nager à gauche, à droite pour essayer de mieux la voir et collaient leurs museaux contre le plexiglas. Chantal, amusée, a mis Punckie sur le petit muret devant ce panneau vitre et là, toutes les loutres se sont serrées les unes contre les autres pour tenter de jouer avec elle. Comme elles n’y arrivaient pas, elles passaient leurs petites pattes sous l’orifice de la vitre, Punckie, toute émoustillée, jappait de joie et branlait la queue, c’était très attendrissant !

Après avoir admiré les pandas roux, les hiboux Grands-ducs, les chouettes Harfangs et à nouveau les cerfs du Viêt-Nam, nous avons continué ensuite vers l’enclos des loups d’Europe, des tigres, des lions

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et des lycaons (ces mammifères carnivores, appelés également « loup peint » ou « chien sauvage africain », qui vivent exclusivement en Afrique de l’est et australe dans les steppes et les savanes ont une particularité fantastique : les handicapés ou les vieux ne sont jamais rejetés, ni écartés de la meute ! En effet, même s’ils n’ont pas pu participer à la chasse, les autres leur apportent quand même de la viande sous forme de morceaux régurgités dans la tanière ! Très endurants à la course, ces canidés peuvent courir jusqu’à 20 km/h pendant 1 heure et atteindre sur une courte distance jusqu’à 50 km/h. Leurs chasses sont très bien orchestrées et très efficaces. Toujours en meute, ils s’approchent de leur proie très lentement et en silence, puis sur l’ordre du mâle dominant, ils passent à l’attaque en se relayant jusqu’à l’épuisement de la proie. Elle est dévorée vivante en quelques minutes ! Avec ses taches sales et ses oreilles de chauve-souris (garnies de poils, elles empêchent les insectes d’y pénétrer), ils sont les mal-aimés de la savane. Accusés à tort de répandre des maladies et de tuer pour le plaisir, les lycaons ont toujours été traqués par l’homme. Classés espèce menacée d’extinction par l’UICN (l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature) depuis 1990, ils survivent essentiellement dans des réserves).

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Il y avait également les très belles panthères des neiges. Cette espèce, appelée aussi « once » ou « léopard des neiges », qui vit dans les vallées isolées des montagnes d’Asie centrale, se tient généralement en-dessous de la limite des neiges éternelles. En été, entre 2700 et 6000 m d’altitude, en hiver, en-dessous des 1000 m. Grâce à son large poitrail et ses solides poumons, elle n’est pas gênée par la raréfaction de l’oxygène. C’est un félin excessivement rare et difficile à observer dans la nature à cause de l’inaccessibilité de son habitat. Avec ses sauts de 6 à 15 m de hauteur, elle est considérée comme le meilleur sauteur de tous les félidés. Faisant partie des 10 espèces les plus menacées au monde, il n’en resterait plus que 3000 individus survivant à l’état sauvage ! Elle est encore chassée pour sa fourrure et parce qu’il lui arrive d’attaquer des animaux domestiques. Sa caractéristique : elle ronronne et ne rugit pas. Elle peut vivre jusqu’à 12 ans en liberté, 20 ans en captivité.

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C’est depuis le haut d’une passerelle de 180 m de long que l’on a pu observer et admirer ces fauves. C’était génial ! Lorsqu’on est arrivée, il y avait un soigneur qui lançait la nourriture aux loups. Ces derniers, très excités, qui couraient dans tous les sens, lorsqu’ils ont vu Sultane, se sont arrêtés net ! Sultane, qui les avait bien entendu tout de suite remarqués aussi, grognait et avait le poil tout hérissé le long de sa nuque ! Kalyne et Punckie, pas affolées du tout, impassibles, regardaient sereines et tranquilles !

En bas de la passerelle grâce à une rampe d’escaliers (dommage pour moi !), il y avait un tunnel en verre qui traversait l’enclos des tigres et des lions. La vue sur ces splendides félins depuis ce tunnel était bien évidemment superbe, car toute proche. Pour garantir la sécurité des visiteurs qui, s’ils avaient de la chance, se retrouvaient qu’à quelques centimètres d’eux, la vitre faisait 4 centimètres d’épaisseur.

Après cette formidable et très intéressante incursion dans le secteur des grands fauves, le chemin nous a conduites ensuite vers les bongos (ces grandes antilopes des forêts tropicales et humides d’Afrique qui possèdent entre 12 et 14 rayures blanches réparties en général sur les épaules, les flancs et le postérieur, ainsi que des marques blanches sur le poitrail, les jambes et les joues, sont difficiles à observer à cause de leur habitat. Chez les pygmées, c’est un animal sacré. En France, seul le parc de Thoiry et le safari de Peaugres en possèdent. Ce dernier a eu la chance d’en voir se reproduire)…

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et les guépards (ces animaux terrestres sont les plus rapides du monde. En effet, pour attraper sa proie, un guépard est capable lors d’un sprint sur courte distance (pas plus de 500 m et 20 secondes) de parcourir 110 km/h ! Il arrive à 90 km/h en 3 secondes. N’ayant pas de griffes rétractiles et crochues, il ne peut pas grimper aux arbres comme les autres félins pour cacher ses proies. Pour les tuer, il doit les étrangler avec ses dents. Dans la nature, son espérance de vie est de 13 ans en moyenne, en captivité de 21 ans, voir plus. Il est inscrit sur la liste de l’IUCN comme espèce vulnérable).

Dans la cabane des primates, il y avait des ouistitis pygmées et des tamarins lions ! Ces petits singes, magnifiques et très vivaces, étaient mignons comme tout, adorables à regarder, mais de les voir là derrière leurs grillages, me faisait mal au cœur, j’étais toute triste !

Après la mare des flamants roses, nous sommes arrivées à la volière des vautours et de nouveau dans une zone de cabanes à singesavec des mandrillsetdes saïmiris. Là, pareil, de les voir dans leur cage sauter de gauche à droite, ne sachant pas rester tranquilles, m’a fait le même effet, j’étais mal dans ma tête, mal dans mon cœur ! C’est l’endroit que j’ai le moins aimé, le moins apprécié !

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Comme ensuite le chemin de gauche montait raide (c’est là qu’il y avait les suricates et les porcs-épics) et que celui de droite était plat, nous avons continué sur celui-là, là où il y avait l’enclos des wallabies de Bennett, des kangourous roux et des émeus (ces volatiles originaires d’Australie sont les deuxièmes plus grands oiseaux du monde après les autruches). Là, soudain, surprise, il y avait un maki catta (ou lémur catta) assis sur une barrière en totale liberté !

Ce joli lémurien, originaire de Madagascar, avec sa queue rayée et ses 10 à 14 anneaux noirs et blancs (elle mesure 70 cm, elle est plus longue que son corps) s’était échappé. Une des soigneuses du parc, avec sa petite voiturette électrique, est arrivée pour essayer de le récupérer, mais malgré les friandises qu’elle tentait de lui donner, elle n’y est pas arrivée ! Elle est repartie bredouille et nous, nous avons continué en passant tout à côté de lui. Il a sauté sur l’arbre d’en face et avec ses gros yeux qui nous regardaient et sa pose parfaite, nous l’avons pris en photo. Il était mignon comme tout !

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Ces singes se déplacent par bonds, ils peuvent faire des sauts de plus de 10 mètres. Malheureusement également sur la liste rouge de l’IUCN, ils disparaissent de plus en plus vite à cause de la destruction intempestive de leur habitat naturel.

L’IUCN (l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a été fondée en 1948, son siège se trouve à Gland en Suisse.

Nous n’avons pas été voir le vivarium (comme le temps passait très vite, c’était bientôt l’heure de la fermeture, il fallait faire un choix…), mais directement au bassin des otaries de Californie et des manchots du Cap. La pente pour y aller n’était pas triste ! Heureusement que Fabienne et Fatya avaient de la force !

À côté du château, la belle bâtisse où se trouvaient le vivarium et l’administration du parc, il y avait « un bar à toutous » ! C’était un robinet que l’on pouvait ouvrir à sa guise avec une bassine d’eau dessous. J’ai trouvé cela extraordinaire ! D’avoir penser à offrir de l’eau à boire à nos compagnons à 4 pattes était une preuve d’intelligence et de bienveillance ! En tout cas, elles ont apprécié et nous aussi !

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Après avoir dit bonjour aux girafes, nous avons découverts les loups à crinières. Ces canidés sud-américains qui vivent dans les prairies à hautes herbes et les forêts broussailleuses sont avec leurs couleurs roux chamois, leurs chaussettes noires, leurs museaux et crinières noires, leurs dessous de menton, l’intérieur de leurs oreilles, ainsi que le bout de leurs queues blanches, absolument magnifiques ! Perchés sur de grandes pattes, leur alimentation est faite de 50% de fruits qui les protègent contre les vers parasites et 50% de petits rongeurs, d’insectes ou d’oiseaux. Il ne resterait actuellement qu’environ 2’000 loups à crinière à l’état sauvage ! C’est peu ! Les causes de son extinction sont principalement dues à l’agriculture. Eh oui, son territoire est de plus en plus grignoté par les pâturages et la culture du soja. De plus, très souvent victimes des voitures le long des routes, ils sont également chassé par les rangers qui lui reprochent de s’attaquer à leurs volailles. Certaines parties de son corps sont très prisées en médecine traditionnelle. Enfin, ils sont souvent capturés pour servir d’animaux de compagnie. Les chiens domestiques leur transmettent des infections mortelles. Sa longévité à l’état sauvage n’est pas connue en raison des difficultés à l’observer dans son milieu naturel fait de hautes herbes. En captivité, il vit entre 12 et 15 ans.

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S’ensuivait ensuite les enclos des cigognes, des tapirs et un petit bassin avec des capybaras. « Ces seigneur des herbes » dans la langue des indiens Guaranis sont les plus gros rongeurs du monde. Ils vivent en Amérique du sud en groupe d’une vingtaine d’individus dans les marécages, rivières ou au bord des lacs. Un adulte mesure entre 105 et 135 cm de long, 50 à 60 cm de hauteur et pèse de 35 à 65 kg. Diurnes, ils vivent une douzaine d’années. Animaux semi-aquatiques dotés de pieds palmés, ils sont d’excellents nageurs et de parfaits plongeurs : ils peuvent rester plusieurs minutes sous l’eau et parcourir de longues distances immergés en piétinant le fond. Leurs prédateurs sont les caïmans, l’anaconda, l’aigle, le puma, le jaguar et… les humains ! Dans de nombreux pays, ils sont en diminution, car leurs chairs sont très prisées et ils sont donc abondamment chassés ! Lorsqu’ils sont attaqués, ils émettent un cri pour avertir leurs congénères et courent très vite se mettre à l’abri dans l’eau où ils peuvent se cacher en laissant juste leurs narines à l’air. Mammifères herbivores, ils n’ont pas de queue.

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Dans l’enclos suivant, nous avons découvert des maras. Cette espèce, classée dans la liste rouge de l’UICN comme quasi menacée, est le 3ème plus gros rongeur après le capybara et le castor. Vivant en Argentine, le mara ou lièvre de Patagonie est l’un des rares rongeurs à vivre en couple fidèle toute sa vie. Il mesure environ 70 cm de long pour un poids variant de 9 à 16 kg. Champion à la course, il peut faire des sauts de 2 m de hauteur.

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Nous avons vu encore des nandous, les plus grands oiseaux d’Amérique du sud, les voisins de l’autruche. Contrairement à elle, ils sont plus petits en taille, mais ils ont des ailes plus grandes. Inaptes au vol, ils savent par contre parfaitement nager. Ils pèsent entre 20 et 30 kg. Comme ils sont chassés par les agriculteurs (ils mangent certaines récoltes), que leurs œufs sont ramassés pour être mangés et que leur habitat se rétrécit constamment, ils sont devenus une espèce en danger. Ils ont un excellent système immunitaire qui leur permet de soigner rapidement leurs blessures. Comme l’autruche, le nandou fait l’objet d’une exploitation commerciale. Sa graisse est utilisée comme pommade anti-inflammatoire, ses œufs et sa viande sont consommés en Amérique du nord comme supplément énergétique. Ses plumes servent à faire des chiffons et sa peau est employée dans l’industrie du cuir pour faire des accessoires de mode et des vêtements. Il peut fournir jusqu’à 6 litres d’huile brut qui, une fois traitée, revêt des qualités thérapeutiques et cosmétologiques recherchées. Le nandou est le 2ème oiseau terrestre le plus rapide : 65 km/h contre 74 km/h pour l’autruche.

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L’heure de fermeture du zoo étant arrivée, nous n’avons pas eu le temps d’aller aux enclos des autruches, des chameaux, des perroquets et des chevaux Przewalski. C’est dommage, car j’aurais bien voulu voir ces chevaux ! Découverte en 1881 en Dzoungarie dans les montagnes qui bordent le désert de Gobi par le colonel N. M. Prjevalski (d’où leur nom), un officier de l’armée russe, géographe, naturaliste et grand explorateur, cette espèce (qui était considérée à l’époque comme éteinte, car décimée pour sa viande par les chasseurs mongols) renaissait au grand jour. Après cette découverte, pour répondre aux demandes de plusieurs zoos et en raison de son caractère sauvage, des groupes entiers de chevaux Przewalski ont été abattu pour s’emparer de quelques spécimens. À cause de cette chasse à outrance qui provoqua sa raréfaction à l’état sauvage et les hivers rudes qui régnaient dans ces contrées lointaines, les derniers individus sauvages ont été aperçus en Mongolie en 1969. Sauvés in extrémis de l’extinction de par les zoos où ils vivaient, ces équidés trapus, massifs, mesurant de 1m20 à 1m35 au garrot, sont les seuls chevaux sauvages existant encore à l’heure actuelle ! En effet, impossibles à discipliner par nature, ils n’ont jamais pu être monté ni dressé !

Possédant 66 chromosomes au lieu des 64 habituels chez les chevaux domestiques, le cheval Przewalski serait l’un des précurseurs du cheval domestiqué. C’est lui ou l’un de ses proches cousins que l’on retrouve sur les peintures rupestres des grottes de Lascaux. L’espèce était donc présente à l’époque des dernières glaciations en Europe il y a 20’000 ans. Des changements climatiques et très probablement déjà l’action de l’homme l’auraient relégué par la suite dans les steppes de l’Asie. Endurant, il est capable de survivre avec de très maigres rations de nourriture et peut supporter des extrêmes de chaleur et de froid. N’existant plus qu’en captivité depuis une quarantaine d’années, des plans de réintroduction ont commencé à voir le jour, notamment en Mongolie et en Chine, pays d’origine où les derniers chevaux de Przewalski vivaient en liberté. Ces chevaux extraordinaires, malheureusement encore très menacés, sont les ultimes représentants d’authentiques chevaux préhistoriques !

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Une fois dehors, nous avons récupéré nos 3 amours à 4 pattes et nous nous sommes gentiment dirigées à l’hôtel Ibis que j’avais réservé quelques jours plus tôt à Saint-Rambert-D’albon (à 15 km de Peaugres).

Lorsque je fais le bilan de cette journée au safari de Peaugres, c’était plus que positif ! En effet, le fait de pouvoir côtoyer des animaux sauvages, d’avoir la chance et la possibilité de pouvoir observer et contempler des espèces menacées ou en voie de disparition, d’avoir l’opportunité de lire et d’apprendre plein de choses les concernant sur des panneaux explicatifs, c’était vraiment très intéressant, super beau et captivant ! Les animaux nous apprennent beaucoup, ils sont une leçon de vie !

Doté de 2 points de restauration rapides, 1 snack, 1 aire de pique-nique, 1 aire de jeux pour les enfants, 1 boutique, des WC pour handicapés, la possibilité de louer des chaises roulantes et des poussettes pour bébé, le safari de Peaugres nous offre toutes les facilités pour passer un bon moment en compagnie de nos amies les bêtes ! C’est super !

De plus, le parc soutient le EEP (le programme d’élevage européen d’espèces menacées de disparition) et a réussi à faire naitre en ces lieux de nombreux animaux. Il emploie une trentaine de personnes.

Le parc est ouvert tous les jours de mi-février à mi-novembre. Il faut compter entre 2 à 3 heures pour le parc à pied et environ 1 heure pour le parc en voiture.

Attention, dans le zoo, les pentes sont raides, il faut un bon pousseur pour les chaises roulantes !

Après avoir déposé les bagages dans les chambres, mangé au restaurant, me préparer et mise au lit, nous nous sommes endormies l’esprit rempli de belles aventures et de belles rencontres d’animaux sauvages, c’était génial !!!

Le lendemain matin, après le petit déjeuner, nous sommes parties à Hauterives pour visiter l’incroyable et fabuleux palais du facteur cheval !

Pour lire la suite de ce voyage de 2 jours en France, veuillez cliquer ici :

Le Palais du Facteur Cheval !

Octobre 2009       Marie-Claude Baillif

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