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2009: 2 jours en Bresse

Au mois de mai 2009, le mercredi 22 et le jeudi 23 avril, j’ai eu l’opportunité de partir 2 jours dans la Bresse de l’Ain, une superbe région à 2 heures de voiture de chez moi.

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La Bresse est une ancienne province de France située dans les régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté. Elle est composée de 3 parties différentes : la Bresse bourguignonne (dans l’est du département de Saône-et-Loire), la Bresse de l’Ain, parfois aussi appelée la Bresse savoyarde (dans le département de l’Ain) et enfin la Bresse jurassienne, la plus petite des 3 (à l’ouest du département du Jura).

La Bresse de l’Ain où je suis allée en escapade de 2 jours est une vaste plaine vallonnée avec des paysages de bocage, d’étangs, de cultures de céréales et de bois. Elle forme un rectangle de 100 km de long sur 40 km de large, elle est limitée à l’est par les Monts du Revermont (les premiers contreforts du Jura), à l’ouest par les berges de la Saône, au nord par le cours inférieur du Doubs et au sud par les étangs de la Dombes. C’est une région essentiellement agricole, très humide. Son habitat est dispersé avec des bourgs de moyenne importance, des villages et des fermes isolées ou alors regroupés en petits hameaux. La plus grande ville, c’est Bourg-en-Bresse.

La Bresse fut longtemps isolée du reste de la France. Avec son réseau routier quasi inexistant, ses chemins impraticables lors des grandes pluies et des orages (ils étaient transformés en bourbier, de plus, comme ils étaient très étroits, seule une carriole pouvait passer), cette terre et ses habitants n’ont subi aucune influence de la part des autres contrées et des autres peuples. Ils ont créé un style et un comportement qui leur est propre, ils ont leur folklore, leurs coutumes et leurs traditions. Les routes sont devenues carrossables en 1850.

Réputée depuis pour la qualité et la saveur de sa volaille, la célèbre volaille de Bresse (il y a 1,2 million de dindes, de pintades, de canards et surtout de poulets élevés chaque année en plein air et en liberté par environ 330 éleveurs), la région de la Bresse est célèbre aussi pour les nombreux étangs et rivières qui la traversent et la riche variété des poissons qui y vivent (on y trouve des carpes, des brochets, des gardons, des brèmes, des perches soleil, des ablettes, des sandres et des silures), un véritable paradis pour les pêcheurs !

Ses habitants s’appellent les Bressans. Au siècle passé, leurs voisins comtois et bugistes les avaient surnommés les ventres jaunes. Selon une version, c’était parce qu’ils attachaient à leurs ceintures les pièces d’or récupérées lors des ventes de leur volaille. Selon une autre, c’était parce que comme ils étaient les premiers à manger du maïs à la place du blé sous forme de gaude, leurs voisins pensaient que l’intérieur de leur ventre était jaune ! La gaude était à l’époque un aliment de base peu onéreux fait de farine de maïs grillée mélangé à du lait qui constituait une bouillie relativement consistante. Durant les périodes de disette et de guerre, les gaudes constituaient la subsistance principale des Bressans. Son fumet appétissant en fait encore un mets très prisé en hiver. C’est Christophe Colomb qui a découvert le premier le maïs. C’était en 1942 à Cuba. Originaire d’Amérique, cet aliment était la base de l’alimentation des Amérindiens.

Avec un patrimoine riche et varié, la Bresse possède de nombreux lieux à visiter et à découvrir. Parmi ceux que j’ai préférés, que je vous conseille vivement de voir, il y a :

1. Le Parc des Oiseaux à Villard-les-Dombes

2. Le Monastère de Brou à Bourg-en-Bresse

3. Le Musée de la Bresse à Saint-Cyr-sur-Menthon

1. Le Parc des Oiseaux à Villard-les-Dombes

Après avoir quitté Nyon vers les 9h du matin et roulé 164 km (à peine 2h par l’autoroute), nous sommes arrivées Fabienne, Fatya (mes 2 auxiliaires de vie) et moi à 11h au parc. Il faisait beau avec un léger vent, pour visiter, c’était parfait !

Dans ce magnifique parc qui se trouve entre les villes de Bourg-en-Bresse et Lyon, où la nature est reine, où les oiseaux sont rois, nous avons eu le bonheur de découvrir (et pour moi de redécouvrir, car j’y étais déjà allée en 2007) plus de 2000 volatiles en provenance de tous les continents ! C’était super, un vrai paradis de couleurs, un véritable Éden pour nos amis les oiseaux !

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Depuis ma venue en 2007 (si vous voulez lire ce texte, vous pouvez cliquer ici : le Parc des Oiseaux), il y avait 5 nouveautés, 5 innovations super belles et originales que je n’avais pas encore vues :

1) En 2007 : Le champ des cigognes

La Dombes étant une étape naturelle et l’une des principales routes migratoires des oiseaux d’Europe, depuis 20 ans environ, il y a des cigognes sauvages qui ont élu domicile sur les poteaux de la volière de Krabi. Pour leur offrir un meilleur espace, le parc leur a aménagé des plateformes et a planté sur près de 2 000 m2 une quinzaine de mats en bois de 5 à 9 mètres de hauteur.

2) En 2007 également : Le jardin des oiseaux

Dans cet espace pédagogique d’environ 2 000 m2 où l’on serpente le long d’une petite allée de jardins, d’arbres et de fleurs, de buissons à baies et de plantes à graines, tout a été conçu pour nous apprendre comment aménager son jardin ou son balcon pour attirer les oiseaux sauvages, quel type de plante convient à tel ou tel oiseau. Les plantes sont identifiées par des petites pancartes, il y a des grands arbres pour permettre aux oiseaux d’y faire leurs nids. Pour les bricoleurs, il y a même présenté un modèle de nichoir.

3) En 2008 : Le bush australien

Pour ceux qui aiment les animaux de l’hémisphère sud, dans cet enclos de 18’500 m2, une zone de plaine sèche ponctuée de points d’eau à la végétation dense (eucalyptus, albizzias et buissons d’épineux), on peut y voir des wallabies de Bennet, des kangourous roux (ce sont les seuls mammifères du parc), des émeus, des oies céréopses (avec leur bec vert fluo, elles ont un cri qui ressemble à celui du cochon), des cygnes noirs, des sarcelles et des tadornes (sorte de canards). Il y a aussi une immense volière dédiée aux espèces typiques de l’Australie comme les limicoles, les perruches, les colombes, les diamants, les cormorans pies, etc… C’est très beau !

4) En 2008 également : Un spectacle d’oiseaux en vol

Dans cette présentation inédite et innovante, haute en couleurs et unique par la diversité des espèces qui évoluaient sur scène, nous avons pu observer de tout près une quinzaine d’oiseaux en vol. Pour les voir et les approcher, nous étions assises sur des gradins en forme d’amphithéâtre dans un emplacement spécialement aménagé en bordure d’étang. Avec des pélicans frisés, des bernaches, des ibis rouges, des aigrettes, des spatules blanches, des chouettes lapones, des hérons, des grues royales, des rapaces vautours, des aras, des cacatoès, des perroquets et des perruches… le spectacle était grandiose et haut en couleurs ! Il y avait même une belle note humoristique lorsque les pélicans et les oies ont atterri juste devant nous et se sont mis à déambuler en se dandinant ! Idem quand le calao terrestre de couleur noire, fier d’avoir attrapé un serpent (c’était un faux en plastique) a commencé à faire le beau et à se pavaner sur l’estrade ! Certains oiseaux ont volé à raz nos têtes ! Les frissons sont garantis !!! La représentation a commencé à 16h et a duré une trentaine de minutes. Dans les gradins, il y a 850 places assises. En cas de grosse fréquentation, il y a 2 séances supplémentaires à 14h30 et 17h30.

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5) En 2009 : La plus importante collection de toucans en Europe

Dans cet espace inspiré des forêts tropicales d’Amérique du sud (une forêt dense à la végétation basse et à l’atmosphère très humide) vivent 11 toucans provenant de 5 espèces différentes. C’est la plus grande collection de ces volatiles en présentation publique en Europe. Dans la nature, il existe près de 34 espèces répertoriées. Peu courant en captivité, ces oiseaux, très sensibles à l’environnement ambiant, sont extrêmement difficiles à reproduire. Avec leurs énormes becs multicolores au milieu de 300 troncs d’acacias, une centaine de plantes vertes, une belle cascade et un éclairage tamisé faisant croire à un soleil filtré, c’était magnifique !

br04Toucan à bec caréné         toco            de swainson       à bec rouge

Autrement dans le parc, il y avait toujours la mare des flamants roses à l’entrée avec ensuite la maison des oiseaux, la maison des oisillons, la volière du Pantanal, la cité des perroquets, la crique des manchots, la volière des condors, l’île aux échassiers, la pampa des nandous, la petite Dombes, la vallée des rapaces, l’étang des pélicans et la volière de Krabi.

Qu’ils soient d’Europe, d’Asie, d’Amérique du sud ou d’Océanie, qu’ils soient petits ou grands, minces ou gros, gracieux ou patauds, colorés ou unis, rares ou communs, tous ces oiseaux étaient tous très beaux, ils avaient tous cette magie, cette faculté de nous étonner, de nous attendrir et de nous émerveiller !

Inauguré le 26 septembre 1970, ce Parc aux Oiseaux (qui fête cette année ses 40 ans) est l’un des tous premiers parcs ornithologiques européens et le plus important de France. Avec les 400 espèces d’oiseaux qui y vivent, il vaut le détour ! On a commencé notre visite à 11h du matin, on est ressortie à 18h ! Un vrai régal !

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2. Le Monastère Royal de Brou à Bourg-en-Bresse

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Maquettes représentant le monastère en chantier vers 1525. Il y avait près de 200 ouvriers…

Le Monastère Royal de Brou (anciennement appelé Royal Monastère de Brou) est un complexe religieux situé à Bourg-en-Bresse, une des capitales de l’ancien duché de Savoie (à 35 minutes de Mâcon, 1 heure de Lyon et 1h15 de Genève). Ce joyau architectural édifié dans la pierre et le marbre entre 1506 et 1532 par Marguerite d’Autriche comprend une église de style gothique à la haute toiture de tuiles vernissées et colorées, ainsi qu’un monastère à 3 cloîtres bordés de galeries hautes et basses, un cas unique en France.

C’est à une belle histoire d’amour que l’ensemble de Brou doit sa naissance. En effet, lorsque Marguerite d’Autriche (fille de l’Empereur Maximilien 1er de Habsbourg et de Marie de Bourgogne, petite-fille de Charles le Téméraire) a épousé en 1501 à l’âge de 21 ans le Duc de Savoie Philibert II (dit Philibert le Beau) et que celui-ci mourut 3 ans plus tard à la suite d’un refroidissement pris à la chasse (il avait alors 24 ans), elle érigea pour perpétrer la mémoire de son mari décédé trop rapidement et lui témoigner de son amour éternel ce magnifique ensemble qui comprenait un monastère et une église. Dans l’église était prévu 3 tombeaux : celui de son défunt époux tant aimé Philibert le Beau, celui de sa belle-mère Marguerite de Bourbon et lorsqu’elle-même décéderait, le sien propre.

C’est depuis Bourg-en-Bresse que Marguerite d’Autriche requit les chefs de chantier, les peintres et les sculpteurs, mais suite au décès soudain de son frère, comme elle dut rentrer d’urgence aux Pays-Bas pour s’occuper de son neveu Charles d’Autriche, alors âgé de 6 ans, c’est depuis Malines (une ville néerlandophone de Belgique située en région flamande) qu’elle surveilla les travaux de son futur Monastère Royal de Brou. Pour faire de ce monument, un chef-d’œuvre, elle y envoya les meilleurs artistes de Flandres. L’architecte Loys Van Boghem, le sculpteur Conrad Meyt, les peintres Bernard Van Orley et Jean Van Roome y ont participé.

br07                  Marguerite d’Autriche                Sa résidence de Malines

La construction commença en 1506, mais comme Marguerite d’Autriche fut une femme très occupée, elle n’eut jamais l’occasion de le visiter.

De 1507 à 1515, comme son père Maximilien 1er l’avait nommée régente des Pays-Bas pour le compte de son neveu Charles (le futur Charles Quint), elle se retrouva à la tête d’un immense empire qui comprenait les Pays-Bas, l’Espagne, l’Autriche, l’Italie et l’Allemagne. Durant ses 8 années de pouvoir, tout en élevant avec soin son jeune neveu (et ses nièces Éléonore, Marie et Isabelle), elle parvint à diriger d’une main ferme, mais efficace ces 5 provinces d’Europe du nord qui étaient riches, mais aussi très turbulentes. Respectée de tous (les chefs et les souverains recherchaient son alliance), elle a joué un rôle important dans la politique internationale de l’époque.

En 1515, lorsque son neveu Charles accéda au trône à l’âge de 15 ans, suite à de mauvaises influences, il déchargea sa tante de toute responsabilité. Humiliée, elle se retira de la scène politique et passa son temps à écrire, à protéger les peintres et les poètes et à surveiller la construction de l’église de Brou qui avait commencé 2 ans plus tôt.

En 1519, après le décès de son grand-père Maximilien 1er, Charles Quint, qui briguait alors la couronne impériale, fit revenir Marguerite sur la scène publique afin de l’aider à devenir empereur. Une fois son rêve acquis, il lui confia alors la régence des Pays-Bas, charge qu’elle connaissait déjà bien et qu’elle garda jusqu’à sa mort en 1530. Elle avait alors 50 ans. Lorsqu’elle mourut (elle avait la gangrène), l’Europe perdit là l’une de ses plus brillantes têtes politiques. En femme de tête intelligente, mais aussi avec du cœur, elle a toujours réussi à arrêter les conflits à temps.

La construction de l’église de Brou s’est terminée 2 ans après sa mort.

Le monastère

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Édifié de 1506 à 1512, le monastère a logé jusqu’à la révolution une vingtaine de moines augustins chargés de prier pour les princes enterrés à Brou. Il comprenait 3 cloîtres à étages, de vastes salles voûtées et plus de 4000 m2 de communs. Dans le 1er cloitre, il y avait un bâtiment d’hôtes réservé à loger Marguerite d’Autriche et sa suite au cas où elle viendrait, mais elle n’est jamais venue. Il servit donc à accueillir les gens de passage. Dans le 2ème, il y avait des galeries qui servaient à la déambulation des moines et dans le 3ème, les communs, c’est-à-dire la cuisine, le chauffoir, les fours à pain et les magasins à provision. Dans la cour pavée de galets, il y avait un puits couvert d’un toit en pavillon.

Depuis 1922, dans ces bâtiments monastiques se tient un musée d’art. Au rez-de-chaussée dans la plus grande salle, celle de l’ancien réfectoire, on peut y voir un magnifique ensemble de statues religieuses de pierre ou de bois du 12ème au 17ème siècle (elles proviennent des églises, chapelles et couvents de Bourg-en-Bresse et des environs), il y a également des expositions temporaires. À l’étage dans les anciennes cellules des moines, on peut y découvrir des peintures du 16ème au 20ème siècle, ainsi que des arts décoratifs comme des meubles lyonnais du 16ème au 18ème siècle avec des motifs renaissance, des meubles bressans et de la faïence de Meillonnas (un village proche de Bourg-en-Bresse).

L’église

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L’église de Brou vue de devant      Vue de derrière

Construite de 1513 à 1532, l’église, d’inspiration flamande (contrairement au style dépouillé du monastère) possède une architecture gothique flamboyante. Avec sa façade extérieure richement décorée, sa haute toiture de tuiles vernissées de 4 couleurs disposées en losange, ses fastueux vitraux historiés, son jubé orné de dentelles de pierres (un jubé est la clôture qui sépare le cœur de la nef), sa chapelle, son retable en albâtre des 7 joies de la Vierge, ses statues, ses sculptures et ses 3 mausolées, l’église de Brou est l’une des plus belles églises que j’ai visitée. Elle est classée monument historique depuis 1862.

En pénétrant à l’intérieur, ce qui frappe, c’est la couleur claire des murs, la lumière qui irradie et les riches décorations aux innombrables motifs. Par moment, on dirait de la dentelle ciselée ! C’est très impressionnant, de toute beauté !

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                 Le jubé            Le toit de la nef                 Sièges de prière                Vitrail

Dans cet écrin funéraire aux 3 tombeaux qui célèbre la gloire de Marguerite d’Autriche, magnifie les maisons de Bourgogne, de Habsbourg et de Savoie, il y a une paix, une âme… on s’y sent bien, émerveillée et stupéfiée par tant de finesse et de ravissement !

Le tombeau de Philibert le Beau (le défunt mari de Marguerite d’Autriche) est bâti sur 2 étages. Il possède dans sa partie supérieure 1 gisant (c’est une sculpture en marbre blanc qui représente le duc de son vivant en costume d’apparat les pieds appuyés sur un lion et entouré d’anges de style italien). Ce gisant est posé sur une dalle de marbre noire. Dans sa partie inférieure, il y a 1 transi (une sculpture funéraire qui le montre dépouillé et dans la mort). Dans les niches qui entourent le soubassement richement sculpté, il y a 10 élégantes statuettes de sibylles.

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Gisant de Philibert le Beau en tenue d’apparat   Gisant et le transi du duc superposés

Le mausolée de Marguerite d’Autriche, qui possédait lui aussi 1 gisant et 1 transi superposés, évoquait quant à lui un imposant lit de parade à baldaquin. Son décor était flamboyant, richement sculpté et orné de nombreuses statuettes de saints et de saintes, d’emblèmes de la duchesse comme ses armoiries, ses initiales, ainsi que des bouquets de marguerites, etc… La partie supérieure en marbre blanc de carrare posée sur une dalle de marbre noire représentait la duchesse de son vivant en costume de cour, la partie inférieure la montrait dépouillée de ses atours et de ses attributs. Les yeux entrouverts, elle attendait sereinement l’heure de la résurrection.

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    Tombeau de Marguerite d’Autriche en forme de lit à baldaquin

Dans la chapelle de Marguerite d’Autriche dédiée à la Vierge Marie, l’autel était surmonté d’un magnifique retable, celui des 7 joies de la Vierge. Célèbre pour la richesse et la beauté de son décor sculpté, cette composition verticale mesurant 5,5 m de hauteur et 3,25 m de longueur était faite de plusieurs volets en albâtre. À l’intérieur des différents compartiments figuraient comme des scènes de théâtre minutieusement détaillées, les 7 épisodes heureux de la vie de la Vierge à savoir : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, l’Adoration des Mages, l’Apparition du Christ ressuscité, la Pentecôte et l’Assomption.

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L’église est accessible en chaise roulante, de même que le rez-de-chaussée du cloître. À voir absolument !

3. Le Musée de la Bresse, Domaine des Planons à Saint-Cyr-sur-Menthon

Situé au hameau de la Mulatière dans la ville de Saint-Cyr-sur-Menthon dans l’Ain (à 1h30 de Genève), ce musée, implanté sur un ancien domaine agricole (le Domaine des Planons) nous a présenté sur 46 hectares dont 20 accessibles au public, le patrimoine bressan avec paysage et environnement, construction et habitat, culture et élevage, costumes et parures, alimentation et traditions culinaires dans 5 corps de ferme authentiques et dans une grande halle d’exposition. Il y avait aussi des sentiers didactiques dans les prés et les sous-bois.

L’ensemble de ce site culturel où alternaient poésie des images, témoignage des objets et ambiance du passé bressan, où l’on pouvait se souvenir (pour les habitants de la région) ou découvrir (pour nous, les visiteurs étrangers) les pratiques et les savoir-faire ancestraux de la population de la Bresse vers le 19ème siècle, valait le détour, c’était vraiment très intéressant, très attractif et captivant !

Les parcours entre les expositions permanentes et temporaires, les bâtiments classés monuments historiques et le domaine paysagé étaient tous adaptés et accessibles en chaise roulante. C’était super !

Dans la partie intérieure, une immense zone d’exposition moderne (3000 m2) avec une muséographie originale et inventive, de nombreux supports multimédias, on a pu suivre au rythme des photos, tableaux, meubles et vitrines les costumes, les parures, les bijoux, les instruments de musique et les objets de toutes sortes de la vie bressane du siècle passé.

Sur le thème en Bresse, du terroir à l’assiette… il y avait tout un secteur consacré aux rapports de l’homme à l’alimentation avec la production, la conservation et la consommation des aliments.

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Dans l’exposition temporaire de l’époque où nous y étions, nous avons pu découvrir ce qu’était la vie des soldats en Bresse durant la 1ère et la 2ème guerre mondiale. Très émouvant !

Dans la partie extérieure, il y avait l’histoire d’un domaine agricole, un parcours sonore entre grange, étable et remise.Dans la maison d’habitation, une belle bâtisse en pans de bois (où l’on ne pouvait rentrer qu’accompagner d’un guide), il y avait un scénario son et lumière qui nous a fait revivre un épisode de la vie du domaine. De pouvoir se plonger dans l’intimité d’une famille de fermiers bressans à la fin du 18ème siècle, de pouvoir découvrir l’architecture typique d’un bâtiment rural de 1490 soigneusement restauré, c’était génial ! Avec son passou traditionnel (un porche), sa galerie à 2 étages et sa cheminée sarrasine, c’était de toute beauté ! Le potager, reconstitué, était magnifique aussi !

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Ce musée, qui a su conserver et mettre en valeur les objets témoins du savoir et des pratiques d’hier et d’aujourd’hui de la Bresse, était une sortie idéale. On s’est régalée !

Après cet intéressant voyage au cœur de la Bresse, une région riche en influences culturelles multiples, célèbre pour son art de vivre et sa gastronomie, nous sommes rentrées en Suisse. Ce fut à nouveau 2 jours magnifiques, une belle réussite !

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Mai 2010                                  Marie-Claude Baillif

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