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Les Conjonctivites…Un Fléau pour nos Yeux !

Lorsque notre survie dépendant entièrement d’un respirateur, qu’on est obligée de s’y brancher 24h sur 24 et qu’on a comme moi un masque nasal sur le nez, l’un de notre principal ennemi, ce sont les fuites d’air dans les yeux. En effet, même si à priori une fuite d’air peut nous paraître banale et inoffensive, c’est faux, il faut vraiment s’en méfier, car elles peuvent provoquer de terribles conjonctivites très invalidantes. Pour les éviter, il y a un seul moyen : faire toujours très attention à la manière dont on serre les lanières qui fixent le masque sur notre nez. En effet, si on les serre trop d’un côté et pas assez de l’autre, le masque va être biaisé et là, c’est sûr qu’il va y avoir une fuite d’air. Un masque trop vieux aussi peut également provoquer des fuites d’air.

Ma première conjonctivite je l’ai attrapée à 52 ans. Elle a commencé par un larmoiement inhabituel de mon œil gauche, comme si j’avais contracté un rhume. Il coulait non stop. C’était très gênant et vraiment très incommode ! Le lendemain matin à mon réveil, ma paupière et mes cils étaient collés entre eux. J’avais de la peine à les ouvrir et il y avait du pu jaune à l’intérieur de mon œil. Les jours suivants, la lumière et surtout le soleil me gênaient, me faisaient même mal. J’avais d’énormes difficultés à garder mon œil ouvert, je devais le fermer quasi toute la journée. Le pu avait amplifié, j’en étais remplie. C’était très désagréable ! Le 3ème jour, mon 2ème œil a lui aussi été atteint. J’avais des sécrétions jaunes et des larmes qui coulaient sans cesse dans les 2 yeux. C’était pénible et douloureux, surtout avec mon masque qui m’appuyait non stop sur le haut de mon nez là où à cause de l’infection c’était devenu enfle !

Comme c’était la première fois que j’avais de tels symptômes, j’ai bien entendu tout de suite téléphoné à ma pneumologue pour confirmer que c’était bien une conjonctivite. Comme traitement elle m’a prescrit un collyre contenant un antibiotique (ce sont des gouttes) à mettre toutes les 2 heures dans le coin interne de l’œil. J’ai dû prendre ce collyre antibiotique pendant 15 jours.

Pour aider aussi à diminuer le pu, les larmes qui coulent et les paupières qui collent le matin, j’ai dû nettoyer mes yeux plusieurs fois par jour avec une rondelle de ouate imbibée de Nacl (du chlorure de sodium), un sérum physiologique. Comme les conjonctivites sont très contagieuses, je devais toujours prendre une rondelle de ouate différente pour chaque œil. Utiliser la même pour les 2 yeux aurait été une grave erreur, car cela m’aurait automatiquement contaminé le 2ème œil. Ce qui m’a fait du bien aussi, ça été d’appliquer sur mes yeux fermés des compresses de thé noir. Ça calme l’irritation et aide à décongestionner le gonflement, ainsi que les rougeurs des yeux.

Durant cette première conjonctivite, ça allait, j’ai pu sortir et continuer d’avoir une vie sociale normale. L’infection a duré 15 jours du 9 au 25 novembre 2010. Par contre, lors de ma deuxième conjonctivite qui est arrivée seulement 2 mois après, du 26 janvier 2011 au 7 février 2011, ce fut beaucoup plus dur, beaucoup plus douloureux, là, je l’ai vraiment rotée !!! L’infection a de nouveau commencé par mon œil gauche.

Pour en savoir plus sur cette maladie, pour connaître les causes et les conséquences, je suis allée voir sur internet. Là, j’ai appris qu’une conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, la membrane transparente qui recouvre le blanc de l’œil et se réfléchit à l’intérieur des paupières au niveau de ce qu’on appelle les culs-de-sacs conjonctivaux. Cette conjonctive est directement exposée à l’air ambiant, aux allergènes et aux microbes. Elle possède cependant une bonne défense naturelle renforcée par les larmes qui contiennent des anticorps et qui ont un rôle de lavage.

Très fréquentes, les conjonctivites sont provoquées soit par un virus, une bactérie, une allergie, une irritation ou un corps étranger. Même si elles sont le plus souvent bénignes, il ne faut cependant pas négliger leur traitement, surtout si elles sont d’origine infectieuse. L’œil étant un organe fragile, il faut éviter l’automédication, consulter un ophtalmologue ou un médecin et respecter des règles d’hygiène strictes, car les conjonctivites peuvent récidiver, être contagieuses et poser des problèmes.

En ce qui concerne ses effets et ses conséquences pour les yeux, elles sont multiples et varient entre des rougeurs et des irritations, des sensations de brûlures ou d’égratignures, des écoulements d’aspect purulent, des douleurs, de la fatigue oculaire, l’impression d’avoir du sable dans les yeux. Ceux-ci peuvent devenir plus ou moins gonflés, la lumière peut être gênante, les paupières le matin peuvent être collées. Il ne faut surtout pas se gratter ni se frotter les yeux même si cela démange, car cela peut augmenter l’irritation et les rougeurs et aggraver la conjonctivite en propageant l’infection d’un œil à l’autre.

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Lorsque les conjonctivites sont d’origine virale ou bactérienne, comme elles sont très contagieuses, il faut à tout prix éviter le contact direct avec les larmes d’une personne malade et ne jamais utiliser les mêmes mouchoirs, les mêmes serviettes. Il faut également bien se laver les mains avant et après avoir touché les yeux d’une personne malade et avant et après s’être traité soi-même. Ce n’est que grâce à ces précautions que la transmission d’une personne à l’autre dans les familles, couples, EMS et hôpitaux pourra être évitée. Pour que l’amélioration des yeux atteints soit plus facile et plus rapide, outre l’emploi d’un collyre antibiotique, il est toujours recommandé de faire un nettoyage minutieux et quotidien des yeux avec des compresses stériles et de la solution physiologique. Il faut toujours commencer par l’œil le moins atteint.

Suite à toutes ces informations trouvées sur internet, j’ai pu me soigner en toute connaissance de cause. Le seul problème que j’avais (et il était d’importance) était de savoir pourquoi en 22 ans de ventilation nasale je n’avais jamais eu de conjonctivite et là, tout d’un coup en 1 mois d’intervalle, j’en faisais 2 l’une sur l’autre. Je devais comprendre et en trouver rapidement la raison, car si je commençais à faire des conjonctivites à répétition, je risquais de ne plus pouvoir me ventiler avec un masque nasal, mais devoir faire une trachéotomie, ce dont je n’avais pas envie.

Durant cette 2ème conjonctivite, j’ai souffert le martyr. En effet, outre le fait que j’avais des larmes qui coulaient non stop, du pu en continu dans les 2 yeux, j’avais de très fortes douleurs dans les coins des yeux et de chaque côté de mon nez, là où mon masque appuyait. La journée lorsque j’avais trop mal, je demandais à mon aide de vie de m’enlever mon masque pendant 10 à 15 minutes, le temps de me soulager et prenais à la place ma machine de physio pour pouvoir respirer. La nuit, lorsque la douleur était trop forte et que je n’y tenais plus, j’étais obligée de réveiller mon aide de vie pour qu’elle vienne carrément changer mon masque. En effet, comme j’en ai des un poil plus petit et des un poil plus grand, je les alternais toutes les 2 à 3 heures pour modifier les points de pression et ainsi diminuer un peu mes souffrances. Je prenais aussi des anti-douleurs pour enlever mes maux et m’assommer un peu, car je ne dormais pas beaucoup, mes nuits étant très agitées. Ma conjonctivite a duré 12 jours, j’ai dû prendre à nouveau du collyre antibiotique.

La journée j’étais tellement fatiguée, tellement éreintée avec les yeux continuellement mouillés et fermés que là, je ne sortais pas, je n’y arrivais pas. Sans maquillage, la mine défaite, j’étais devenue une pauvre petite chose au fond de mon lit !!!

Le pic difficile a duré 6 jours et 5 nuits, puis grâce au collyre antibiotique, le pu a commencé à diminuer et de ce fait les douleurs aussi. Ouf ! Quel soulagement, je revivais !

Une fois que j’ai pu ressortir, je suis allée voir un ophtalmologue qui m’a prescrit du collyre normal (des larmes artificielles) à mettre plusieurs fois par jour pour maintenir l’humidité dans mes yeux. Comme la belle saison allait arriver et que j’allais recommencer à partir en vacances, l’ophtalmologue m’a fait une ordonnance avec du collyre antibiotique pour que je puisse toujours en avoir avec moi dans mon pour le cas où une nouvelle conjonctivite surgirait. J’étais contente, le fait d’avoir du collyre antibiotique à portée de main me rassurait.

Ma 3ème conjonctivite, je l’ai attrapée à peine 1 mois plus tard du 3 au 20 mars 2011. Cette fois elle a commencé par l’œil droite. Là, j’en avais marre, j’étais vraiment très énervée ! Mais qu’est-ce qu’il se passait avec moi ? Pourquoi mes yeux étaient-ils devenus aussi fragiles ? Je ne comprenais pas !!! 3 conjonctivites en 4 mois, cela faisait quand même beaucoup !!!

Soudain un jour à force de réfléchir et réfléchir encore, j’ai eu des doutes sur l’un de mes masques, un ancien que je mettais tous les jours (sauf quand je le lavais) depuis plusieurs mois. Ce masque je l’adorais (c’était mon préféré), car il était devenu tellement souple, tellement bien formé à mon nez qu’il ne me faisait plus du tout mal. Pour vérifier mes doutes, j’ai mis ce masque de côté dans un tiroir et je l’ai remplacé par un neuf que je n’avais pas encore utilisé.

Avec cette 3ème conjonctivite mes yeux ont comme d’habitude beaucoup, beaucoup coulé, mais heureusement je n’ai pas eu les douleurs violentes comme lors de ma 2ème. Bon, il faut dire que comme maintenant je reconnaissais les symptômes, j’ai pu tout de suite réagir en prenant dès le 1er jour un collyre antibiotique. Je suis sûre que cela a joué un rôle et c’est tant mieux, car je n’avais aucune envie de revivre les douleurs de ma 2ème conjonctivite !!!

Suite à mes soupçons, je n’ai jamais remis mon vieux masque et… miracle… depuis (je touche du bois !)… je n’ai jamais re eu de conjonctivite !!! Quel bonheur !

C’est fou comme la vie va des fois. En tout cas, je suis heureuse d’avoir eu l’idée d’incriminer ce masque, car sinon j’aurais continué à me faire conjonctivites sur conjonctivites ce qui à force m’aurait posé de gros problèmes !!!

Depuis j’ai jeté ce masque à la poubelle et maintenant je fais très attention à l’étanchéité et à la qualité de mes masques. Lorsqu’il devient trop vieux et trop mou, je le jette immédiatement sans aucun scrupule. J’en ai toujours 3 de réserve, j’en recommande régulièrement pour ne jamais me retrouver à court. Je suis devenue aussi beaucoup plus attentive au placement de mon masque sur le visage, au serrement de mes lanières… en bref, je fais la chasse aux fuites d’air !!!

Voilà, c’était mes mésaventures avec les conjonctivites.

Octobre 2012                         Marie-Claude Baillif

 

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