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Avoir la patience !

La petite histoire que je vous propose aujourd’hui reflète bien ce que nous avons tous fait à un moment donné ou à un autre de notre vie et que, malheureusement, si nous ne faisons pas attention, nous continuons à faire : avoir moins de patience avec les gens que l’on aime qu’avec les autres !!!

Ce phénomène, très courant, est quand même, lorsqu’on y réfléchi bien, stupide et incompréhensible, car c’est justement avec ceux qui nous sont proches que l’on devrait avoir plus de patience, non !?! Alors, pourquoi faisons-nous toujours le contraire ? Avons-nous perdu notre bon sens ???

Pour illustrer mes propos et montrer comment notre comportement et nos paroles vis-à-vis de nos êtres bien aimés peuvent être blessantes et désobligeantes parfois, voici un texte tout à fait approprié !

Une maman et son fils

Lorsque je marchais sur le trottoir, un étranger m’a bousculée en passant tout près de moi : « Oh, excusez-moi, s’il vous plait » lui ais-je dit « Je vous demande pardon aussi, je ne vous avais pas vue ! » m’a-t-il répondu.

Nous étions vraiment très polis l’un avec l’autre, l’étranger et moi. Nous avons échangé quelques phrases, puis nous avons repris notre chemin en nous disant « Au revoir » très amicalement.

De retour à la maison… je ne sais pas pourquoi, il s’est passé un drôle d’incident…

Dans l’après-midi, alors que je préparais le souper, mon fils est arrivé derrière moi sans dire un mot et il est resté là, figé. Lorsque je me suis retournée précipitamment, je lui ai fait perdre l’équilibre et il est tombé. Avec de la colère, je lui ai dit « Mais, allez, pousse-toi de là ! » Il s’est relevé penaud et s’en est allé dans sa chambre le coeur complétement brisé. Je n’ai pas réalisé la peine que je venais de lui faire…

Vers la fin de la soirée, lorsque je suis allée me coucher, Dieu est venu vers moi et d’une voix douce m’a dit : « Pourquoi est-ce si facile d’être remplie de gentillesse envers les étrangers et ne pas être capable de le faire pour les gens près de toi qui t’aiment et que tu aimes ? Lèves-toi et va voir sur le plancher de la cuisine, tu vas trouver un joli bouquet de fleurs près de la porte d’entrée… ce sont les fleurs que ton fils t’avait apporté dans la journée, il les as cueillies lui-même pour toi… des fleurs roses, jaunes et bleues ! Il était venu derrière toi sans bruit pour ne pas dévoiler la surprise qu’il voulait te faire. Et toi, tu n’as jamais vu les larmes couler de ses yeux quand tu lui as dit violemment de partir… »

Je me suis levée, suis partie près de la porte d’entrée et lorsque j’ai vu le joli bouquet de fleurs parterre, j’ai commencé à me sentir très, très mal et mes yeux se sont remplis de larmes…

Sans faire de bruit, je suis allée près du lit de mon fils et lui ai dit : « Réveille-toi trésor, réveille-toi ! Est-ce les fleurs que tu as cueillies pour moi aujourd’hui ? »

Il a souri et m’a répondu : « Oui, je les ai trouvées près d’un arbre. Je les ai cueillies, car je les trouvais belles comme toi ! Je savais que tu les aimerais, spécialement les bleues… » Alors, je lui ai dit : « Mon fils, je suis vraiment désolée de la façon dont j’ai agi avec toi aujourd’hui. Je n’aurais jamais dû crier après toi comme je l’ai fait ! Pardon ! » Il m’a répondu : « Oh, Maman, c’est ok. Je t’aime quand même, tu sais ! » Je lui ai dit : « Mon fils, je t’aime aussi et j’adore tes fleurs, spécialement les bleues ! »

***************

Je trouve que ce récit, cette mésaventure entre cette mère et son fils est tellement vraie, tellement représentative de ce que peuvent être notre conduite et notre attitude envers nos parents, nos frères et sœurs, nos enfants et nos conjoints, tous ceux que l’on aime le plus… que ça donne à réfléchir !!!

En ce qui me concerne, lorsque j’avais 22 ans, j’ai dû mettre, selon la formule consacrée, de l’eau dans mon vin ! En effet, comme avec les jeunes filles au pair qui s’occupaient de moi, je ne pouvais pas me permettre d’être acerbe, irrespectueuse et violente avec elles, j’ai appris à tourner 7 fois ma langue dans la bouche avant de leur parler, surtout si elles n’avaient pas fait juste ce que je leur demandais ou qu’elles avaient oublié quelque chose !

Au tout début, ce n’était pas évident, ni gagné d’avance, car c’est un exercice qui demande énormément de patience, de maîtrise de soi et de flegmatique… mais, à la longue, ça m’a été salutaire et bénéfique, car ça m’a permis de minimiser, relativiser et dédramatiser les choses qui n’allaient pas et élément essentiel, ça m’a développé le sens de la modération, de la retenue, de la décontraction et du détachement !

Aujourd’hui, je suis très contente et très fière de moi, car au fil des années, j’ai réussi à acquérir ce qu’on appelle la zen attitude ! Je peux et je sais comment me contenir et surtout j’arrive à dire les choses posément dans le calme et la tranquillité et non plus dans la colère et les cris comme avant ! C’est tellement important ! C’est vrai, le choix des mots dans nos protestations, revendications ou altercations est capital, mais avec l’expérience et le va-et-vient qu’il y a eu et qu’il y a encore continuellement chez moi (eh oui, entre les week-end, la semaine et les vacances, j’ai eu plus de 60 personnes qui se sont déjà occupées de moi…), je dirais que ce qui est plus important encore, c’est la manière de les dire, c’est la façon de les formuler et de les balancer à l’autre ! En effet, le même reproche, la même critique exprimée différemment peut être reçue soit comme blessante, vexante ou désobligeante ou alors, accueillie et considérée comme charitable, légitime et bienvenue, l’occasion de se corriger et de se bonifier !

Eh oui, attention donc à notre comportement envers nos êtres bien aimés, car comme on le voit bien, il peut les déstabiliser, les fragiliser et les offenser ! Et vigilance et précaution par rapport à nos paroles si l’on veut demeurer respectueux, affables et avenants ! Au fait, n’est-ce pas cela la signification d’être civilisé !?!

Pour ce qui est de la patience, elle est bien évidemment au centre du sujet, totalement nécessaire et indispensable ! C’est même la condition première, je dirais, pour que les relations entre les êtres humains soient bonnes et agréables ! L’impatience, son antonyme, n’est, par contre, pas du tout recommandée, ni appréciée… en effet, elle complique les choses, assombrit les rapports, embrouille les relations et aggrave les conflits ! Elle est à oublier et à bannir complètement…

Pour terminer ce texte,

voici 5 beaux proverbes à prendre très au sérieux :

 

« Il vaut mieux perdre un bon mot qu’un ami…! »

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« Mieux vaut glisser du pied que de la langue…! »

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« Un coup de langue est pire qu’un coup de lance…! »

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« Avec de la patience, la feuille du mûrier devient de la soie… et l’herbe du lait ! »

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« La patience a beaucoup plus de pouvoir que la force ! »

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Voilà, à chacun de nous maintenant de choisir son attitude et ses paroles…

 

Septembre 2007                 Marie-Claude Baillif

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