Tous mes Textes

Pour M’écrire

Envoyer un mail
à Marie-Claude: mcbaillif@bluewin.ch

Blog Traffic

Pages

Pages|Hits |Unique

  • Last 24 hours: 1 679
  • Last 7 days: 10 750
  • Last 30 days: 47 839
  • Online now: 13

1987 : Le Kenya… Il y a 27 ans… Du 13 septembre au 6 octobre !

 

1

Sur la route lors d’un arrêt à une station d’essence, rencontre avec 2 femmes Masaï

2

Pause photo avec un homme Masaï

En 1986 lorsque j’avais 28 ans, la jeune fille au pair qui s’occupait de moi, c’était Maya, une fille suisse-allemande très gentille, joviale, attentionnée et sociale avec qui je m’entendais à merveille. Comme elle n’avait jamais peur de rien, qu’on était très complice, toujours à l’écoute l’une de l’autre et que grâce à sa force, elle arrivait à me soulever et à m’assumer dans n’importe quel endroit et dans n’importe quelle situation, on partait souvent ensemble en voyage à travers le monde. C’était génial… ! J’étais en chaise roulante depuis 7 ans, mais n’avais pas encore de respirateur. Maya s’est occupée de moi pendant 2 ans.

Un soir du mois d’août 1987, son frère Heinz (que j’avais rencontré quelques mois plus tôt lors d’un voyage à Londres, il y travaillait pour Swissair, l’ancienne compagnie d’aviation suisse, on avait dormi 2 nuits chez lui à Londres…) a téléphoné à Maya pour lui demander si ça nous intéresserait de le rejoindre pendant 3 semaines à Nairobi au Kenya. Il était en mission là-bas pour Swissair (il était technicien au sol, il contrôlait les avions à leur arrivée et à leur départ) et de ce fait, il habitait dans une grande maison à plein pied avec Corinne, sa petite amie. Comme ils avaient beaucoup de place et que Corinne ne travaillait pas (donc disponible pour nous…), ils pouvaient nous accueillir sans problèmes.

Waouh ! Quelle belle surprise, quelle superbe invitation… J’étais aux anges ! Eh oui, pour moi, c’était une sacrée belle opportunité, une sacrée chance de pouvoir me rendre ainsi au Kenya avec quelqu’un sur place pour nous guider et nous loger, sans hôtel à devoir payer. De plus, comme Maya avait son frère qui travaillait à Swissair, elle avait droit une fois par année à un vol gratuit ou à bas prix pour n’importe quelle destination ! En résumé, si Maya et moi nous acception son invitation, cela signifiait que je pouvais aller à Nairobi en payant un seul billet d’avion (le mien) et en pouvant dormir gratuitement durant 3 semaines ! Cette proposition était trop belle, trop alléchante, je ne pouvais pas la refuser !!!

Une fois les vaccins faits (mon médecin préférait me protéger), Maya et moi sommes parties le 13 septembre 1987 pour Nairobi. Notre séjour allait durer 3 semaines jusqu’au 6 octobre. Dans l’avion de Swissair au départ de Genève, j’ai eu une petite larme de joie et d’émotion, car de penser que moi, une myopathe de 28 ans en chaise roulante, je m’envolais pour l’Afrique, cette terre sauvage, ce berceau de l’humanité, ce sanctuaire des animaux… c’était vraiment extraordinaire, j’étais sur un petit nuage !!!

Le Kenya

Le Kenya, devenu en 1964 la république du Kenya, est un pays qui se trouve à l’est du continent africain. Il est bordé au nord par le Soudan et l’Éthiopie, à l’ouest par l’Ouganda, au sud par la Tanzanie et à l’est par la Somalie. Sur sa partie est, sur une longueur de 536 km, il est baigné par l’océan indien. Sa superficie est de 582 646 km2. En comparaison, la Suisse fait 41 285 km2 et la France 551 500 km2 (675 420 km2 avec les pays d’Outre-mer). Sa capitale (et la plus grande ville du pays) est Nairobi. Mombasa est son port le plus important. Traversé par l’équateur, son point culminant est le Mont Kenya à 5 199 mètres d’altitude. C’est le 2ème plus haut sommet d’Afrique, le 1er étant le Kilimandjaro à 5 891 mètres au nord-est de la Tanzanie.

3

4

5

Arrivée à Nairobi

Lorsque nous sommes arrivées à Nairobi, il faisait beau et chaud. C’était merveilleux ! Le frère de Maya et sa petite amie nous attendaient. Ils étaient tout heureux de nous accueillir et nous, toutes excitées de nous retrouver là avec eux au Kenya.

Une fois nos bagages récupérés, Heinz et Corinne ont pris leur voiture et nous ont emmenées à travers les rues de la ville jusque dans leur maison privée fournie par Swissair. Durant le trajet ce qui m’a frappé, c’est que Heinz a bloqué toutes les portières de la voiture. Lorsque je lui ai demandé pourquoi il faisait cela, il m’a répondu que c’était pour nous protéger, pour empêcher que quelqu’un n’ouvre une des portières à un feu rouge. Nairobi avec ses 2 millions d’habitants (à l’époque) était une ville dangereuse, violente. Les agressions étaient légion et fréquentes. Il fallait faire très attention, surtout lorsqu’on était des touristes et de surcroit des femmes blanches. Ah, eh bien, merde alors !!! Cela signifiait qu’on ne pourrait pas se promener là où on le voudrait ni comme on le voudrait. J’étais déçue ! Moi qui pensais pouvoir aller partout pour bien m’imprégner de l’ambiance africaine, c’était raté !!! Dommage !

Lorsque nous sommes arrivés devant l’entrée de leur maison, elle était protégée par un mur et une porte sécurisée. Il y a un garde kenyan qui est sorti d’une petite cabane pour venir saluer Heinz et Corinne et nous ouvrir la porte sécurisée. Pour Maya et moi-même, cela nous a fait très bizarre ! Heinz nous a alors expliqué que dans toutes les maisons habitées par des blancs, il y avait des gardes ou des systèmes d’alarmes très pointus pour surveiller et empêcher les voleurs ou toute autre personne mal attentionnée de pénétrer à l’intérieur des maisons. Ouh là, tout ça, ce n’était pas pour nous rassurer !

Une fois passé la porte sécurisée, il y avait une grande maison avec 3 chambres, 1 salon, 1 cuisine, 1 salle de bain et 1 buanderie. Tout était à plein pied. Autour de la maison, il y avait un immense jardin entièrement clôturé avec une partie barbecue, une partie hamac accroché à 2 arbres et une partie étendage pour le linge. C’était vraiment magnifique ! En plus du garde qui protégeait l’entrée de la maison, Heinz et Corinne avaient encore à leur disposition une gentille femme kenyane qui s’occupait durant la journée de l’entretien de la maison et de la lessive. Le soir, elle rentrait chez elle.

6

Voici la partie barbecue

7

Ici, la pelouse

8

Là, le coin hamac et chaise longue

9

Ici, la partie étendage de la lessive

10

Voici Heinz, le frère de Maya

11

Ici Corinne, l’amie de Heinz et Maya, la fille qui s’occupait de moi

Une fois la visite de la maison terminée, Heinz et Corinne nous ont proposé de louer un dvd pour passer la soirée. Moi, j’aurais préféré aller me balader et visiter un quartier de la ville, mais comme c’était déconseillé de sortir le soir, c’était trop dangereux, on a dit oui. Après avoir mangé, nous avons donc regardé un dvd en allemand tout en discutant. Eh oui, comme Heinz et Corinne étaient suisse-allemands et qu’ils ne parlaient que très peu le français, c’était à moi de m’adapter. La soirée était très sympa, Heinz et Corinne étaient vraiment très gentils ! Pour parler avec eux, j’utilisais un mix, un mélange d’allemand, d’anglais et de français. Il y avait des grands moments d’hilarité, nous avons beaucoup ri !

Le lendemain, ils nous ont emmenées visiter le centre-ville de Nairobi.

Nairobi

C’est la plus grande ville du Kenya et sa capitale. Avec ses 150 km2 de superficie, elle s’étend entre 1 600 et 1 850 mètres d’altitude. Située à quelques 150 km au sud de l’équateur, elle a climat mi tropical, mais aussi mi tempéré à cause de son altitude. En effet, elle peut très bien avoir des matins frais pouvant même devenir froids. Elle a 2 saisons des pluies qui ont lieu l’une entre avril et juin, l’autre en novembre et décembre. La saison la plus chaude et la plus ensoleillée, c’est de décembre à mars.

Si Nairobi est devenue une grande ville, c’est grâce à la compagnie de chemin de fer du Kenya Uganda railway qui relie l’Ouganda au Kenya. En effet, lorsque leur ligne a atteint Nairobi en 1899, l’ingénieur en chef, qui trouvait cet endroit magnifique et stratégique, a décidé de déplacer le siège de la compagnie qui se trouvait alors à Mombasa à Nairobi. Cette décision fit que Nairobi devint un axe commercial et un centre d’affaires très important. Au début des années 1900, après qu’il y eut une grave épidémie de peste, ainsi qu’un énorme incendie, la ville fut totalement reconstruite. Elle devint alors successivement la capitale de l’Afrique orientale britannique en 1905, la capitale de la colonie et du protectorat du Kenya en 1920, la capitale du royaume du Commonwealth du Kenya en 1963 et enfin la capitale de la république du Kenya en 1964.

Les langues officielles sont le swahili et l’anglais, mais d’autres langues d’origine tribale comme le kikuyu, le luo et le sheng sont également beaucoup parlés.

12

Vue sur le centre ville de Nairobi

Le Musée national de Nairobi

Au programme de nos visites, il y avait le musée national de Nairobi. Ce musée ouvert en septembre 1930 est le plus vaste et le plus interdisciplinaire des musées du Kenya. On peut y voir :

  • Une importante collection d’animaux naturalisés dans laquelle on peut comprendre l’évolution des mammifères africains avec entre autre leurs moyens de défense physiques et chimiques, l’évolution des hominidés depuis l’époque du Miocène jusqu’à nos jours avec des reconstitutions dans leur environnement préhistorique.
  • Des outils de la vie quotidienne et de l’artisanat du Kenya avec une importante collection d’instruments de musique. On peut y voir aussi de nombreuses scènes basées sur les pratiques culturelles des différentes ethnies qui représentent les cycles de la naissance, du mariage et de la mort.
  • Une sélection des fossiles du Lac Turkana (le plus grand lac salé du monde situé dans une zone désertique au nord du pays), des sculptures provenant des roches de Tanzanie, des tableaux sur la géologie du Kenya, sur sa culture swahilie et asiatique, sur la vie sauvage à Masai Mara.
  • La collection de Joy Adanson, une naturaliste et écrivaine, connue notamment pour son livre Born Free qui raconte ses expériences de réintroduction dans la nature de la lionne Elsa. Sa collection, magnifique et colorée, est constituée de plusieurs portraits de Kényans en vêtements traditionnels.

À l’extérieur, il y a :

  • Un jardin botanique qui présente sur une superficie de 11,2 hectares une collection de plantes indigènes dont de nombreuses plantes médicinales. Ce jardin est traversé par la rivière Nairobi.
  • Un parc aux serpents dans lequel on peut découvrir toutes les espèces de serpents autochtones vivants et dangereux comme le redoutable mamba noir, des arthropodes (des invertébrés) et des petits animaux aquatiques indigènes. On peut aussi y voir une petite propriété Kikuyu reconstituée.

J’ai trouvé ce musée très intéressant. On a appris plein de choses sur les animaux sauvages qui peuplent le Kenya, sur les différentes ethnies qui y habitent et sur le pays en lui-même. J’ai beaucoup aimé !

Pour info, ce musée a fermé ses portes de 2005 à 2008 pour se moderniser et s’agrandir. Durant cette période, seul le parc aux serpents et le jardin botanique étaient resté ouverts au public. Transformé et remis au goût du jour, il a rouvert ses portes en 2008. Il se trouve à 10 minutes en voiture du centre-ville de Nairobi.

13

À gauche, c’est Maya, la fille qui s’occupait de moi, à droite c’est Corinne, l’amie de Heinz

14

Voici un squelette d’éléphant grandeur nature

15

Voici la tête d’un éléphant. À côté de nous, elle paraît immense !

16

Un léopard naturalisé

17

Un lion naturalisé

18

Un buffle naturalisé

Le Parc national de Nairobi

Les jours suivants, Heinz et Corinne, nous ont emmenées dans le Parc national de Nairobi.

Ce parc qui se trouve à 7 km du centre de Nairobi, en bordure de l’aéroport, est l’un des plus petits parcs nationaux du Kenya, mais malgré sa petite taille 117 21 km2, il contient un grand nombre d’animaux sauvages spécifiques à l’Afrique. Inauguré en 1946, il fut le premier parc national du Kenya. Composé de plaines et de buissons sauvages, il est une excellente introduction à la faune et à la flore du Kenya.

Clôturé sur 3 côtés, il a sa partie sud qui est laissée volontairement ouverte pour permettre aux troupeaux de gnous, de zèbres et de gazelles de continuer à faire leur migration saisonnière dans d’autres parcs.

Pour ce qui est des animaux, outre les gnous, les zèbres et les gazelles, le parc contient aussi des buffles, des girafes, des élans, des autruches, des babouins, des hippopotames, des guépards, des lions et… des rhinocéros noirs. C’est assurément le meilleur endroit (avec le Parc national du lac Nakuru) pour observer les rhinocéros noirs. Par contre, il n’y a pas d’éléphant. Son besoin alimentaire est trop important pour la petitesse de ce parc.

19

Rencontre avec des zèbres

20

On était totalement émerveillé !

21

Là, soudain une girafe traverse devant notre voiture. Génial !

22

Là, une girafe avec son petit

23

Heinz prenant une photo

Pour parcourir le parc, les pistes en terre battue étaient en relativement bon état. Dans la voiture, on n’était pas trop secouée, ça allait. D’avoir pu faire un safari à moins de 20 minutes du centre ville de Nairobi était vraiment incroyable ! J’ai adoré cette 1ère approche de la vie sauvage libre ! Lorsqu’on roule sur les pistes à travers la végétation typique de l’Afrique et que l’on doit regarder partout autour de soi pour débusquer un animal et… l’observer, c’est vraiment fantastique, c’est vraiment extraordinaire !!! Cela fut pour moi une très, très grande émotion, un vrai régal pour les yeux ! Et puis, pour une fois, ce n’était pas les animaux qui étaient enfermés, mais nous et ça, c’était très bien, un vrai baume pour le cœur et l’esprit !!!

Ce parc est ouvert toute l’année. À son extrémité orientale, il y a un sentier qui permet d’atteindre une courbe de la rivière Athi depuis laquelle il est possible d’observer des hippopotames, des oiseaux, des tortues et des varans.

À l’intérieur du parc le must pour les animaux, c’est qu’il y a un orphelinat pour les soigner lorsqu’ils sont malades, blessés ou abandonnés. Les bêtes une fois guéries sont réintroduites dans le parc.

Le Parc National d’Amboseli

Parmi les autres temps forts de mon voyage au Kenya, il y eut les 3 jours de safari dans le Parc National d’Amboseli. Nous y sommes allés à bord d’une jeep privée que Heinz avait louée à Nairobi.

Ce parc, situé à 250 km de Nairobi et au nord-ouest du mont Kilimandjaro vers la frontière de la Tanzanie, a été déclaré Réserve naturelle d’animaux en 1968 et classé comme Parc National en 1974.

Avec ses 392 km2, le Parc National d’Amboseli est loin d’être l’un des plus grands parcs du Kenya. Celui du Tsavo en comparaison s’étend sur plus de 22 000 km2, mais par contre, il est l’un des plus réputés. En effet, mondialement connu, il est inscrit dans tous les tours opérateurs qui proposent des safaris. Cette notoriété, il la doit avant tout à son emplacement privilégié… au pied du Kilimandjaro, la montagne emblématique, la plus haute d’Afrique ! Culminant à 5 895 mètres d’altitude, elle est un ancien volcan éteint. Son nom provient du swahili kilma ya njaro qui signifie la montagne de la splendeur.

De pouvoir admirer et observer les animaux au pied de cette célèbre montagne aux neiges éternelles est vraiment un spectacle formidable, un tableau inoubliable ! C’est devenu un must aujourd’hui de prendre une photo d’une famille d’éléphants devant son sommet ! Même si ce dernier est souvent entouré de nuages, il vaut le déplacement. Il est toujours dégagé au lever et au coucher du soleil.

Le Parc National d’Amboseli est ouvert toute l’année, mais toutefois il est déconseillé de s’y rendre durant la saison des pluies. Bien que le Parc compte plusieurs points d’eau grâce à la fonte des neiges du Kilimandjaro, il a été menacé plusieurs fois de sècheresse. Le sol de la plaine est fortement concentré en sel. Pour mieux gérer le parc et interdire le braconnage, la visite de la réserve en voiture privée sans guide ne peut pas se faire en dehors des chemins prévus à cet effet.

Dans cette réserve à la faune abondante, les prédateurs sont en nombre restreint. Comme il y a de grandes concentrations d’animaux sauvages qui se reproduisent ici pendant la saison sèche, le Parc d’Amboseli est une destination touristique très populaire. Il possède 6 ranchs.

Considéré comme l’un des plus vieux parcs du Kenya, il est le plus contrasté. Le parc possède en effet 5 habitats principaux. Il y a des savanes à herbe rase, des bosquets sous forme de boisements d’acacias et de buissons d’épines, des marais et des marécages. La végétation y est dense. Elle est faite de palmiers nains, de roseaux, de papyrus et d’ajoncs.

Parmi les animaux herbivores que l’on peut voir çà et là au détour d’un chemin, il y a en grand nombre les gnous, les impalas, les gazelles de Thomson et de Grant, les zèbres, les girafes, les hippopotames et… parmi les autres grands animaux, il y a les éléphants. La réputation du parc s’est faite d’ailleurs grâce aux troupeaux d’éléphants qui vivent ici au pied du Kilimandjaro. C’est vrai que c’est de toute beauté de pouvoir les voir boire et brouter près d’un point d’eau le matin et de s’enfoncer ensuite dans la forêt pour se mettre à l’ombre durant les heures chaudes !!! Il n’est pas rare non plus de pouvoir apercevoir des hyènes tachetées et des chacals à l’affut d’une proie.

24

Soudain un groupe d’éléphants avec en toile de fond le Kilimandjaro

25

Là, un autre groupe d’éléphants à l’ombre des arbres pour se rafraîchir

26

Là, il y avait un éléphant juste devant notre jeep

À l’époque, nos appareils photos n’étaient pas numériques, mais on avait des zooms puissants qui nous permettaient de bien rapprocher les animaux !

27

Une antilope

28

Un troupeau de gnous

29

Tôt le matin, une hyène à la recherche d’une proie

Dans la réserve d’Amboseli outre les herbivores et les fauves, c’est également le refuge d’importantes colonies d’oiseaux tels que les jacanas, les spatules, les flamants roses, les cormorans, les pélicans, les cigognes, les hérons, les grues, les oies d’Egypte, les marabouts, etc… C’est un vrai paradis pour les ornithologues.

Dans le parc, on peut y dormir. Dans notre camp, il y avait une dizaine de bungalows très confortables avec salle de bain et moustiquaire autour des lits. Il y avait aussi un restaurant pour les repas avec une belle vue sur la brousse. C’était formidable, totalement dépaysant ! On s’est retrouvé comme dans les films de safari en Afrique qu’on voyait à la télévision lorsqu’on était petit ! C’était fabuleux !

30

Devant notre bungalow avec Corinne

31

Ici, Corinne et Heinz au milieu des autres bungalows du parc

32

Voici les moustiquaires autour de nos lits

On peut visiter ce parc soit avec des guides, soit par nos propres moyens avec notre voiture personnelle. Il est strictement interdit de sortir de l’enceinte du camp à pied, car les dangers sont omni présents et l’on pourrait se faire attaquer, voir même dévorer par tous les fauves qui peuplent naturellement la réserve.

Pour espérer voir le plus grand nombre d’animaux, il faut partir entre 4h et 5h du matin juste avant le lever du soleil. C’est là où les fauves attaquent et se nourrissent. C’est une expérience et une découverte formidable que je n’oublierais jamais ! Je me sentais très heureuse d’être là dans cette réserve et en plus, en face du mythique Kilimandjaro !

Nous avons eu beaucoup de chance, nous avons vu une grande quantité d’animaux. Parmi eux, il y avait des zèbres, des gnous, des antilopes, des girafes, des buffles, un troupeau d’éléphants à l’ombre des arbres, un lion et 2 lionnes, un accouplement de ces magnifiques félins, un rhinocéros qui a traversé la piste juste devant notre jeep, 2 hyènes à la recherche de carcasses, des vautours et des marabouts. On a vu aussi beaucoup de carcasses de bêtes qui venaient d’être dévorées. C’était très impressionnant ! On a ouvert une fenêtre pour sentir les odeurs… eh bien, ça puait !

33

La carcasse dévorée d’un gnou

34

Des vautours terminant leur travail d’éboueur de la savane

35

Tôt le matin soudain une lionne qui attendait…

36

Un soir scène d’accouplement entre un lion et une lionne !

37

Après les ébats, le repos béat !

38

Soudain, l’émerveillement… un rhinocéros traverse la piste juste devant notre jeep !

Ce qui m’a frappé lors de ce safari, c’est de voir des lionnes marcher tranquillement au milieu des troupeaux de gnous, d’antilopes et de zèbres sans que ces derniers ne paniquent et se mettent à courir. D’instinct ils savaient qu’à ce moment-là les lionnes ne les attaqueraient pas, que non affamées, elles passaient simplement là pour rejoindre leur clan, leur congénères. C’était beau à voir et très impressionnant !

Pour découvrir les animaux, il faut suivre les pistes en terre battue. À l’intérieur de la voiture, on est beaucoup secouée. Ce n’est pas toujours très agréable ! Ça, c’est malheureusement le point négatif des safaris ! En tout cas pour moi ! On allait sur les pistes 2 fois par jour. Le matin entre 4 et 5h, puis on rentrait vers les 10h pour manger et se reposer, puis on ressortait vers les 16h pour essayer de revoir un maximum d’animaux. Lorsqu’on rentrait le soir vers les 19h, on était crevée. En ce qui me concerne, j’avais tous les muscles de ma nuque et de mes épaules courbaturés. Le 2ème jour à force d’être autant sollicités, ils ont même enflés. C’était terrible et ils me faisaient mal !

Le 3ème jour et dernier jour, alors qu’on était sur les pistes en plein milieu de la savane, soudain notre jeep a refusé d’avancer. Elle s’est arrêtée net. Ouh là, ça c’était le plan catastrophe à ne surtout pas avoir ! Là, on était dans la mouise ! Comme à l’époque on n’avait pas de natel (ils n’existaient pas encore), on n’avait aucun moyen d’avertir qu’on était en panne et qu’on avait absolument besoin d’aide. Comme c’était interdit de sortir des voitures (trop dangereux à cause des fauves), on a décidé d’attendre qu’une voiture passe pour demander à ses occupants d’aller prévenir les rangers qu’on était coincé au milieu de la savane. Dans un premier temps, on a commencé à rire de cette situation plutôt cocasse, puis au fil des minutes qui défilaient, on a senti la tension, puis l’appréhension et la peur nous envahir. Il n’y avait aucune voiture qui passait. Mais qu’est-ce qu’on allait bien pouvoir faire ? On ne pouvait pas rester là indéfiniment, cela pouvait devenir dangereux, surtout si un troupeau de lionnes venaient à passer par là ! Et puis, passer la nuit là, alors que tous les prédateurs allaient sortir pour chercher des proies pour se nourrir, c’était impossible !

Au bout de 40 minutes, Heinz a décidé de sortir de la jeep pour aller voir ce qu’il se passait dans le moteur. Il nous a dit qu’on devait chacune de nous surveiller la savane pour voir s’il n’y avait pas un animal qui allait soudain surgir sur lui. Il nous a fait promettre que si par malheur il se faisait attaquer, on ne devait surtout pas intervenir, on devait rester bien sagement dans la jeep sans ouvrir ni fenêtres ni portières. On le lui a promis pour le rassurer, mais je ne pense pas que si le cas s’était présenté, on aurait pu rester là sans rien faire ! Ça aurait été impossible, trop dur à supporter !

Heinz est donc sorti, a levé le capot de la jeep et a farfouillé à l’intérieur du moteur pour voir ce qui avait provoqué l’arrêt de la voiture. Le temps nous a paru une éternité. Nous étions toutes très tendues, à l’affût de tout bruit, de tout mouvement suspect ! Dans notre malheur, nous avions tout de même de la chance… c’est que la jeep se soit arrêtée au milieu de la savane où la vue était dégagée et portait loin et non pas à côté de buissons d’acacias ou de bosquets où là, on n’aurait rien pu voir, où là on n’aurait rien pu anticiper !

Heinz a nettoyé les bougies, dévissé et revissé plusieurs écrous, farfouillé à gauche et à droite et au bout de 15 minutes est revenu vers nous à l’intérieur de la jeep. Ouf ! On était heureuse, totalement soulagée ! Heinz a alors tourné la clé de contact et… miracle… la jeep a démarré !!! Quelle chance, quel bonheur !!! On était sauvée !!! On pouvait reprendre la route et rentrer chez Heinz et Corinne à Nairobi.

Ce safari dans le Parc National d’Amboseli a été une sacrée aventure dans tous les sens du terme ! J’ai adoré ! Les images de tous ces animaux en liberté et dans leur milieu naturel étaient tellement merveilleuses, tellement extraordinaires que je n’oublierais jamais !!!  Elles sont restées à tout jamais gravées dans ma mémoire !!!

Le lac Nakuru

Pendant les jours de congé de Heinz, nous sommes partis aussi au lac Nakuru, le royaume des flamands roses, des pélicans et des rhinocéros noirs.

Le parc national du lac Nakuru est une réserve ornithologique d’environ 200 Km². Elle est le territoire de milliers de flamants roses et de pélicans. De les voir s’alimenter au bord de ce lac salé peu profond aux eaux saumâtres et soudain de les regarder s’envoler tous en même temps dans un nuage rose et blanc était un spectacle inoubliable, extraordinaire !

39

Entre flamants roses et pélicans, c’est le paradis des oiseaux !

40

Lorsqu’ils entendent un bruit suspect, hop, ils s’envolent tous en même temps !

41

Depuis le ciel, c’est vraiment très impressionnant !

Créé en 1967 le Parc National du lac Nakuru tire son nom du mot Masaï “ Nakuru ” qui signifie “ poussière ” ou “ lieu poussiéreux ”. Situé dans le cœur de la vallée du Grand Rift, à 160 km au nord de Nairobi, ce parc est mondialement connu pour ses envolées de flamants roses et de pélicans qui colorent ses rivages d’un rose vif, mais également pour sa population de rhinocéros noirs qui ont été réintroduits après avoir disparu. On y trouve également plus de 400 autres espèces d’oiseaux, des lions, des léopards et de nombreux herbivores comme la girafe de Rothschild, des gazelles et des hippopotames.

Le parc se trouve à 1 758 mètres d’altitude et couvre une surface de 188 km2. Entouré par des riches étendues d’herbes, d’euphorbes (des plantes), de forêts d’acacias et de falaises, le parc national du lac Nakuru est le 2ème parc national le plus visité du Kenya après le Masai Mara.

Il a été déclaré “paradis des ornithologues” en 2006 !

Les singes au bord des routes

Lorsqu’on roulait, soudain il n’était pas rare de voir un singe ou plusieurs singes manger au bord des routes ou même traverser juste devant nous. C’était incroyable, c’était formidable ! C’était à chaque fois un gros coup de cœur émerveillé, un moment magique d’intense émotion !

42

43

44

Un jour à midi, alors qu’on avait décidé de faire un pique-nique sous les arbres à l’abri du soleil et de la chaleur, on s’est arrêté dans un endroit magnifique autorisé puisqu’écrit coin pique-nique. Lorsqu’on a arrêté la voiture, ouvert les portières et que Heinz m’a proposé de sortir ma chaise roulante du coffre pour que je puisse moi-même sortir un moment de la voiture pour me détendre et m’aérer, j’ai refusé, car je venais de voir passer un petit singe. Lorsque j’ai expliqué le pourquoi de mon refus, ils ont tous rigolé, puis ouvert les cornets de nourriture. Il y avait au menu des sandwichs, des pommes, des bananes et des biscuits. J’étais la seule à être restée assise à l’intérieur de la voiture. Maya, Heinz et Corinne étaient debout, ils faisaient quelques pas autour de la voiture pour se détendre les jambes et mangé leurs sandwichs. Pour pouvoir se servir aisément, ils avaient posé le cornet de nourriture sur le toit de la voiture. Ça, c’était l’erreur à ne pas faire ! Les singes, dont plusieurs étaient déjà descendu de leur arbre pour s’approcher de nous et nous observer, ont commencé à piailler entre eux et à s’agiter nerveusement. Ils ont senti la nourriture posée sur le toit de la voiture et ils sont devenus francs fous. Heinz a alors enlevé le cornet de dessus le toit de la voiture pour le mettre à l’intérieur, mais c’était trop tard. Les singes ont sauté sur le toit de la voiture et ont couru tout autour de nous. On a eu très peur, car c’était très rapide et très impressionnant !

Maya qui mangeait son sandwich à côté de moi, affolée, s’est assise sur moi sur le siège avant et a tout de suite refermer la portière sur nous. Heinz et Corinne ont également tout de suite sauté dans la voiture et fermé à clé toutes les portières. Waouh ! En 2 secondes, on s’est retrouvé envahi par ces petits singes. C’était hallucinant, il y en avait de partout ! Notre voiture en était pleine, je n’avais jamais vu ça ! En tout cas, heureusement que j’avais refusé de sortir de la voiture, car le temps de me rasseoir à l’intérieur et de mettre ma chaise roulante dans le coffre, je ne sais pas comment on aurait fait !  La situation aurait pu vite dégénérer et devenir dangereuse ! Là, on peut dire qu’on a eu beaucoup de chance ! Les singes qui piaillaient fort et qui s’agitaient dans tous les sens nous regardaient avec beaucoup de curiosité à travers les vitres. Certains par contre avaient un regard plutôt sévère, voire même méchant ! On était bien content en tout cas de n’être pas directement en face d’eux, mais d’avoir des vitres pour nous séparer et nous protéger !

Comme il était préférable que l’on quitte rapidement cet endroit, Heinz s’est mis à klaxonner pour les faire fuir. Ça a marché ! La plupart, effrayés, ne connaissant pas ce bruit, sont partis en courant et ont regrimpés dans leurs arbres. D’autres sont descendus de la voiture, mais sont restés parterre à côté de nous pour continuer à nous observer. Les plus récalcitrants, au nombre de 2, sont remontés sur le toit. Pour ne pas prendre le risque d’en écraser un, Heinz a reklaxonné plusieurs fois jusqu’à ce que même les plus téméraires s’éloignent de nous. Heinz a alors mis le contact de la voiture et a commencé à rouler tout doucement en faisant bien attention de n’en blesser aucun. Lorsqu’il y en avait qui refusaient de bouger, Heinz reklaxonnait. On a mis une quinzaine de minutes pour sortir de cet endroit plutôt dangereux. On était tout heureux, car on n’en n’avait écrasé aucun et de notre côté, tout le monde allait bien. Durant le reste du séjour, on ne s’est jamais plus arrêté dans ce genre de coins pique-nique isolé. On n’a pas voulu retenté l’expérience des singes !!!

45

Joli coin pique-nique près des routes, mais envahie de petits singes !

46

Ils sont jolis, mais tellement curieux qu’ils n’ont peur de rien !

Ici, une maman et son bébé !

Les Masaïs

À tout moment durant le voyage on a été confronté au peuple Masaï. C’était souvent lors de stands souvenirs au bord des routes avec des bijoux masaïs, des masques, des statuettes et des cartes postales, lors de notre visite au musée de Nairobi avec une reconstitution de leur habitat et costumes traditionnels ou lorsqu’on les croisait aux abords des routes et dans les marchés. J’adorais les voir passer ! Les Masaïs avec leur culture totalement différente de la nôtre, à l’opposé même, sont un peuple qui m’a depuis toujours fasciné !

47

Carte postale achetée sur place dans des stands souvenirs

48

Les Masaïs adorent danser, s’habiller en rouge ou en ocre et se parer de bijoux !

Ce que j’ai appris, c’est que les Masaïs sont des éleveurs et des guerriers nomades ou semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya, ainsi que dans le nord de la Tanzanie. Ils demeurent en fait dans les différentes grandes réserves naturelles d’animaux sauvages où l’herbe pousse en abondance pour faire paitre leurs troupeaux de vaches, mais où l’on trouve également les rhinocéros, les lions, les buffles, les éléphants, les girafes, les gnous, les gazelles, les zèbres, etc…. Pour se protéger et protéger leurs troupeaux des prédateurs, leur village est toujours entouré de haies d’épineux très denses. Le climat dans les réserves est chaud et sec.

Bien que les Masaïs aient toujours été un peuple de nomades, certains tendraient maintenant à devenir de plus en plus sédentaires compte tenu de la pression des gouvernements.

Les Masaïs appartiennent au groupe des sociétés nilotiques qui parlent le maa. Ils ont émigré depuis le Soudan, l’Éthiopie et l’Egypte vers le XVe siècle, accompagnés de leur bétail domestique. Le mot « Maasaï » signifie « ceux qui parlent maa ». Son orthographe comporte plusieurs variantes. Il y a : Maasaïs, Maasaï, Masaï, Masaïs, Massaï et Massaïs.

La population masaï compterait entre 300 000 et 880 000 personnes réparties sur les savanes de Tanzanie et du Kenya. Les Masaïs se répartissent en 5 groupes : les Arusha, les Baraguyu, les Kisongo, les Purko et les Samburu.

Pour construire leurs maisons les Masaïs utilisent des branchages entrecroisés recouverts de bouse de vache et de boue. Comme ce mélange sèche rapidement au soleil, il devient vite aussi dur que du ciment. Leurs maisons sont petites, circulaires et temporaires. Elles sont toutes construites de la même manière : une pièce principale où il y a un feu pour cuire les aliments et des nattes pour dormir posées par terre, une pièce où les invités peuvent discuter et une pièce pour leurs animaux. Ils n’ont pas de meubles. Leurs huttes sont toujours très sombres.

La nuit leurs troupeaux sont regroupés au centre du cercle formé par leurs huttes circulaires pour les protéger des prédateurs. Ce sont les femmes qui construisent les maisons et qui s’occupent de la vie du village (entretien des maisons, repas, vêtements, etc…) et ce sont les hommes qui veillent à la sécurité du campement et qui s’occupent du bétail. Quand les Masaïs doivent migrer, ils détruisent complètement leur village par le feu.

La principale source de nourriture des Masaïs est leur bétail. Leur vie traditionnelle s’organise tout autour de lui. Les Masaïs croient en fait que leur dieu leur a confié son propre bétail afin qu’ils s’en occupent. La richesse d’un Masaï est déterminée par le nombre de vaches que possède sa famille. Chaque famille masaï possède une dizaine de bœufs, de chèvres et de moutons. Chaque bête est marquée d’un signe qui indique à qui elle appartient. Les hommes emmènent leurs troupeaux paître dans la réserve des animaux pendant plusieurs jours. C’est le plus ancien guerrier masaï qui guide le troupeau à travers la savane. Les Masaïs occupent un territoire aussi longtemps que le bétail peut s’y nourrir.

Les Masaïs mangent surtout des laitages et du sang. Ils peuvent en effet prélever le sang des jeunes bovins sans les tuer, en les incisant au niveau du cou avec une flèche tirée dans la veine jugulaire. Un bol de sang mélangé à du lait constitue l’aliment de base. La viande est consommée plus rarement et ne doit jamais être mêlée à du lait. Elle est réservée à certaines cérémonies ou occasions particulières. Ils ne consomment ni de poisson, ni d’oiseau, ni de gibier sauvage à l’exception du buffle et de l’élan qui ressemblent à leur propre bétail.

Les Masaïs ont un dieu unique et bienveillant, Enkai (ou Ngai). Ce dieu créateur se manifeste à travers la pluie et le ciel. Son épouse, Olapa, est la lune. Les Masaïs croient que leur dieu Enkai leur a donné tout son bétail et que donc quiconque possède des troupeaux doit les avoir volés autrefois aux Masaïs. Durant les siècles passés, cette croyance a conduit à plusieurs conflits mortels avec les autres tribus voisines, surtout lorsque les Maasaï ont tenté à plusieurs reprises de récupérer ce qu’ils considéraient comme leur propriété.

Aujourd’hui, beaucoup de Masaïs sont chrétiens. Les Masaïs parlent le maa, de même que le swahili, la langue véhiculaire de l’Afrique de l’Est. Parfois, ils parlent aussi l’anglais.

Les garçons subissent des cérémonies de circoncision, les filles d’excision. Depuis quelques années le gouvernement kenyan et différentes ONG essaient d’éradiquer cette pratique barbare.

Les hommes Masaïs ont un physique longiligne et mince, les femmes ont une élégance naturelle. Ils ont les lobes des oreilles percés et souvent distendus par des disques. Les femmes réalisent des bijoux en perles qui jouent un rôle essentiel dans l’ornementation corporelle masaï. Dès l’âge de 12 ans, les jeunes filles apprennent à broder les vêtements multicolores de cérémonie. Les Masaïs adorent les vêtements rouges et se teindre les cheveux en ocre.

Bien qu’ils soient très attachés à leurs origines et à leur culture, de nombreux Masaïs ont abandonné leur mode de vie traditionnel pour le style de vie occidental. Certains jeunes ont même émigré en Europe et en Amérique du Nord pour notamment poursuivre des études supérieures.

Aujourd’hui ce peuple de combattants revendique son indépendance, mais aussi son attachement viscéral à ses traditions et à son mode de vie.

49

Femmes masaï rencontrées dans une station d’essence

50

Voici des habits typiques. Le rouge est leur couleur préférée !

51

Les bijoux font partie intégrante de leurs traditions                        

52

A côté de leurs huttes, des femmes confectionnent leurs bijoux

Le marché de Nairobi

Ce marché est le lieu le plus animé et le plus coloré de Nairobi. Il est à voir absolument. Le parcourir, c’est l’occasion de se plonger dans une ambiance typiquement africaine. Entre les étals et les vendeurs de fruits et légumes, de viandes et de poissons, on peut y trouver toutes sortes d’échoppes pour touristes qui proposent des masques africains en bois, des statues et des statuettes, des éléphants sous toutes les formes, des girafes de toutes les tailles, des tissus peints de femmes ou d’hommes de la tribu Masai, etc…. C’est magnifique, de toute beauté ! Je n’ai pas résisté et me suis achetée plusieurs de ces bibelots. J’étais toute contente !

Faire le marché de Nairobi, c’est l’occasion de rentrer en contact avec des Kenyans. Je les ai trouvé joviaux, enjoués et toujours réjouis de nous voir et de pouvoir babiller un moment avec nous.

Le marchandage est le sport national, on peut le pratiquer à tous les stands.

53

Masques kenyans en bois

Le restaurant Le carnivore à Nairobi

Pour finir ce voyage en beauté, Heinz nous a emmenées au restaurant Le Carnivore à Nairobi. C’était super !

Dans ce restaurant réputé de Nairobi, une halte traditionnelle pour les touristes revenant de safari, il y a des spécialités de viandes grillées au charbon de bois sur des brochettes géantes et impressionnantes : poulet, agneau, bœuf, porc, mais aussi des viandes plus surprenantes comme le zèbre, le chameau, le crocodile et l’autruche. Il est vivement recommandé de réserver, même si le restaurant compte de nombreuses et grandes salles.

Un petit drapeau est planté sur chaque table et les serveurs apportent de la viande à volonté tant que ce drapeau reste debout. Les garçons se promènent entre les tables avec leurs immenses brochettes et servent directement dans les assiettes. Lorsqu’on ne souhaite plus manger, il suffit alors de coucher le drapeau sur la table. Les viandes sont accompagnées de sauces variées et d’un large choix de salades. On  peut y déguster également des soupes, des pommes de terre grillées et des desserts. Il existe aussi un menu végétarien. Le Carnivore possède en plus un restaurant à la carte (le Simba) et une discothèque. Là sont servis des plats plus légers comme des pizzas et des salades.

Dans ce restaurant au concept original qui nous propose des expériences gastronomiques africaines uniques, on a passé une très belle soirée. C’était très sympa ! J’ai pris du poulet, du bœuf et du  porc, j’ai goûté à l’autruche, très bon, mais je n’ai pas pu manger du zèbre, du chameau et du crocodile.

54

De gauche à droite Maya, la fille qui s’occupait de moi

À droite, Heinz et sa copine Corinne

55

Là, le serveur qui nous amenait les brochettes de viande

Panique à bord de l’avion du retour

La vieille du départ comme j’avais un peu peur de prendre l’avion du retour, Heinz qui était donc technicien au sol (il s’occupait de la maintenance de l’avion, roues, pneus, pression, etc…) me taquinait en plaisantant sur tous les problèmes qu’il rencontrait dans son travail. La soirée passa très vite. D’un côté, on avait beaucoup ri des mésaventures de Heinz à son travail, de l’autre, on était toutes tristes de devoir nous quitter, de devoir abandonner cette terre sauvage aux multiples facettes, au riche patrimoine culturel !

Le lendemain matin, Heinz est parti travailler à l’aéroport. Il est allé s’occuper de la maintenance des avions. C’est lui qui allait vérifier le nôtre et qui allait en prendre soin pour que nous, nous puissions ensuite vivre un vol le plus agréable possible.

C’est Corinne qui nous a emmenées à l’aéroport. Lorsqu’on est arrivée au checking, l’hôtesse d’accueil nous a placée Maya et moi en 1ère classe à côté d’un hublot. Waouh, c’était super, quel beau cadeau ! C’était Heinz qui avait fait ça, qui s’était arrangé pour changer nos billets de 2ème classe en billet de 1ère classe. Il était vraiment gentil ! J’ai beaucoup apprécié son geste, surtout que pour moi c’était la 1ère fois que je volais en 1ère classe ! On a dit au revoir à Corinne et on est allée directement dans le hall d’embarquement.

Une fois assises à nos places à l’intérieur de l’avion Swissair, on regardait à travers le hublot pour voir si on allait apercevoir Heinz en train de travailler. Soudain, oui, il était là en tenue de travail à côté des pneus. Il devait sans doute vérifier leur pression. Il nous a vues et nous a saluées.

Quelques minutes plus tard lorsque l’avion a démarré et a commencé à rouler sur le tarmac, tout allait bien. Puis, soudain, lorsqu’il était lancé à pleine vitesse, prêt à décoller, il a freiné brusquement dans un bruit assourdissant de freins. Le pilote nous a alors dit par le haut-parleur de nous pencher en avant et de nous protéger la tête dans nos mains. L’arrêt a été tellement brutal que c’était très impressionnant !

Une fois dans cette position, les secondes paraissent une éternité. On se pose toutes sortes de questions, on se demande pourquoi l’avion a dû freiner de cette façon. On attend l’impact du crash, on pense à sa mère, à son frère, on prie pour ne pas mourir !

A ce moment-là, j’étais persuadée qu’on allait rentrer en collision avec un autre avion. J’attendais l’accident, le choc ! L’avion s’est finalement arrêté et a fait demi-tour pour revenir au point de départ. On n’y comprenait plus rien. Là, le pilote nous a dit par le haut-parleur que suite à un problème technique, un voyant lumineux qui s’était allumé, il avait préféré par sécurité faire demi-tour et revérifié si tout allait bien. On a revu Heinz qui est revenu tout recontrôler. Après une vingtaine de minutes, on a vu Heinz qui a fait un signe de ok au pilote. Ce dernier nous a alors annoncé que tout était en ordre, que nous pouvions reprendre notre vol sans plus aucun problème. Le décollage cette fois s’est passé sans incident, le vol de 8h jusqu’à Genève non plus, à part qu’on a eu très peur durant tout le trajet ! Eh oui, suite à ce voyant lumineux qui s’était allumé, on n’était pas rassurée ! On se disait : « Et s’il se rallumait ? Et si l’avion tombait ? ». Quelle horreur !!! La durée de vol m’a parue bien longue et la traversée sur la mer méditerranée… une éternité !!!

Une fois à l’aéroport de Genève, on était bien contente d’être saine et sauve et de n’avoir eu aucun accident avec l’avion. Ouf ! C’est ma maman qui était venue nous chercher en voiture. Heureusement, car avec tous les bagages, les cadeaux et les souvenirs qu’on avait ramenés, je ne sais pas comment on aurait fait pour porter tout ça. Ma maman était heureuse de nous revoir, car l’appartement lui paraissait toujours vide sans nous.

Nous, on avait les yeux plein de souvenirs, la tête remplie de belles images d’animaux, l’esprit gorgé de pensées positives ! On revenait de 3 semaines au Kenya avec 3 safaris, comment ne pas être heureuse, fière et satisfaite ?!? Et puis, lorsqu’on va en Afrique, c’est toujours une grande claque que l’on prend en pleine face !!!

En tout cas, je remercie Heinz, Corinne et Maya de m’avoir offert une telle opportunité. C’était génial et j’ai adoré me promener au Kenya !!!

Février 2014                              Marie-Claude Baillif

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Share

Une réponse à 1987 : Le Kenya… Il y a 27 ans… Du 13 septembre au 6 octobre !

  • JP dit :

    Merci pour ces belles pages illustrées de tes souvenirs de voyage en Afrique de l’Est, M-C… faites avec application, elles sont toujours lues avec un réel plaisir et méritent leur lot de compliments justifiés. Prends bien soin de toi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *