Tous mes Textes

Pour M’écrire

Envoyer un mail
à Marie-Claude: mcbaillif@bluewin.ch

Blog Traffic

Pages

Pages|Hits |Unique

  • Last 24 hours: 1 671
  • Last 7 days: 10 742
  • Last 30 days: 47 829
  • Online now: 16

Février 2015 : J’ai testé pour vous ! Les calanques de Cassis !

Cela fait bien une dizaine d’années que je rêvais d’aller voir les calanques de Cassis. J’avais vu des images et des reportages à la télévision et comme je trouvais cet endroit tellement beau, tellement magique… je l’avais mis dans mes favoris à visiter. Oui, mais voilà à chaque fois que je descendais au sud de la France pour les voir et que je voulais prendre un bateau, il y avait toujours beaucoup de vent. Les capitaines des bateaux, prudents, me déconseillaient de faire l’excursion, car à cause de la houle le bateau allait beaucoup trop tanguer et j’allais être beaucoup trop chahutée. Ils avaient peur en fait que je sois malade, que je vomisse et qu’ils doivent faire demi-tour.

Comme je déteste être sur un bateau qui bouge de tous les côtés (pour nous, myopathes, lorsqu’il y a beaucoup de vagues, ce n’est pas facile de nous tenir dans nos chaises roulantes), j’ai toujours renoncé de monter dans ces bateaux. J’étais toujours très déçue, même dépitée parfois, mais je préférais être désappointée plutôt que de me retrouver dans une mauvaise posture pendant des heures !!! Je me faisais une raison… !!! Et puis, comme je suis d’une nature très positive, je me disais toujours que ce n’était pas perdu, que j’allais réessayer une autre fois, une autre année, que j’allais forcément y arriver un jour !

Persévérante, donc, pendant 10 ans, à chaque fois que je me rendais dans le sud dans les départements des Bouches du Rhône (vers Marseille), du Var (vers Toulon), des Alpes Maritimes (vers Nice) et de l’Hérault (vers Montpellier), je m’arrangeais toujours pour faire une halte dans un port où je savais qu’il y avait un bateau accessible pour moi pour aller visiter ces fameuses calanques !!! C’est ainsi que je me suis retrouvée dans le port de Marseille, de Cassis, de Bandol et de Sanary, mais qu’à chaque fois malheureusement il y avait toujours trop de vent pour que je puisse effectuer cette excursion. C’était quand même dingue ça, à croire que je ne devais pas y aller !!! 2 fois même, les capitaines par sécurité avaient dû carrément annuler leur sortie, car comme il y avait trop de vagues, elles auraient pu fracasser leur bateau contre les rochers !!!

Patiente et tenace, je n’ai pourtant jamais désespéré. Je savais qu’un jour la chance me sourirait, que les conditions météorologiques me seraient favorables, il fallait juste que j’attende le bon moment ! Et c’est ce qui s’est passé au mois de juillet de l’année dernière ! En effet, suite au temps maussade et pluvieux qu’on a eu au mois de juin 2014, je suis partie chercher le soleil à Saint-Cyr-sur-Mer au bord de la mer avec Fabienne et Fatya, mes 2 aides de vie.

Saint-Cyr-sur-Mer est une petite commune française qui se situe dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. J’y avais trouvé un joli petit hôtel placé directement sur la plage à quelques mètres de la mer. L’endroit était magnifique !

Le 1er jour où nous sommes arrivées, le vent soufflait à 70 km à l’heure. La mer était déchainée et les vagues déferlaient sur les plages avec une belle écume blanche. C’était bien entendu magnifique à voir, mais de nouveau, pas de chance, c’était impossible pour moi de prendre un bateau. Tout le monde allait me refuser et de toute façon, je n’étais même pas sûre que les bateaux allaient pouvoir prendre le départ pour aller visiter les calanques, car en cas de fort vent  cette excursion était tout de même très délicate. J’ai donc décidé de ne plus y penser et d’aller me balader à Bandol, la ville voisine avec Fabienne et Fatya.

À Bandol nous nous sommes promenées sur les quais, avons pris le soleil sur un banc en face des plages, fait des photos des énormes vagues qui s’écrasaient contre les rochers et fait du shopping dans les nombreuses boutiques du bord de mer. C’était très sympa ! J’adore me retrouver à Bandol, je trouve que c’est une ville très agréable !

Le soir, on a mangé sur la terrasse de notre chambre d’hôtel en face de la mer et du coucher de soleil. C’était magnifique !

Le lendemain matin, nous sommes allées à un rendez-vous incontournable pour nous, le grand marché de Bandol qui a lieu tous les mardis sur le port. Ce marché, coloré, grand et varié, est incontestablement l’un des plus beaux marchés de la région tant par sa qualité que par la diversité de ses artisans. En effet, toutes les couleurs de la Provence y sont réunies : on y trouve des fruits, des légumes, du fromage, de la charcuterie, du poisson, de l’anchoïade, du nougat, des épices aux parfums méditerranéens, mais également des vêtements, des foulards, des sacs, des bijoux, des tissus, des nappes, etc…. C’est une vraie caverne d’Ali baba où l’on trouve de tout, où l’on peut satisfaire à la fois son palais et ses yeux !

Sur le quai derrière les étals, il y avait le port avec ses bateaux de plaisance et de tourisme. C’est en flânant à l’intérieur du marché de Bandol que soudain mes yeux sont tombés sur le panneau suivant : « Visite des calanques de Cassis. Départ 9h30 et 14h30 ». Intriguée, je suis allée voir de plus près. Je voulais avoir des renseignements sur l’accessibilité, l’état de la mer au large, le prix et la durée de l’excursion. Surprise en bien, le bateau était grand, donc logiquement plus stable sur les vagues. C’était un catamaran de 2 étages qui s’appelait l’Atlantide 1. Le rez-de-chaussée était couvert avec à l’intérieur des tables, des chaises, un bar et des grandes fenêtres pour voir à l’extérieur. Comme il était plat, il était parfaitement accessible en chaise roulante. Le 2ème étage, lui, était en plein air et au soleil, mais comme il y avait des marches pour y accéder, il n’était donc pas accessible pour moi. Les toilettes ne l’étaient pas non plus, car trop exiguës. Cela ne me dérangeait pas, car comme je ne buvais jamais dès ma sortie de l’hôtel, je n’avais jamais besoin d’y aller. Pour monter dans le catamaran, il y avait pour une fois une rampe plus large que ma chaise roulante (eh oui, pour un bateau du bord de mer, c’est plutôt rare), mais hélas très raide. Le personnel, des hommes costauds, lorsqu’ils m’ont vue sceptique devant cette rampe, sont tout de suite venus vers moi pour me dire que je ne devais pas m’inquiéter, qu’ils allaient tous m’aider à rentrer dans le catamaran et qu’une fois à l’intérieur, ils seraient tous là à ma disposition au cas où j’aurais problème. J’ai trouvé cela vraiment très gentil, cela m’a tout de suite rassurée.

En ce qui concerne les circuits que proposait le catamaran l’Atlantide 1, il y en avait 4 :

  1. La promenade des 6 calanques qui allait de Bandol jusqu’au début des calanques de Marseille.
  2. La promenade des 10 calanques qui allait de Bandol jusqu’à mi-chemin entre les baies de Cassis et de Marseille.
  3. La promenade des 12 calanques qui allait de Bandol jusqu’à la calanque de Sormiou entre les massifs de Cassis et de Marseille et qui permettait de voir les célèbres cabanons marseillais.
  4. Et la promenade des 14 calanques qui allait de Bandol jusque dans la baie de Marseille, là où on l’on peut voir l’archipel du Frioul, l’île du château d’If et la ville de Marseille où la « Bonne Mère » (l’église « gardienne » de Marseille) veille sur ses habitants. Dans cette excursion-là, la plus longue et la plus complète, on pouvait voir toutes les calanques de cette côte très découpée qui forme depuis avril 2012 le Parc National des Calanques. Avec ses 158 100 hectares, il est le premier parc maritime (à 90%) et terrestre d’Europe. Dans le monde il n’existe que 2 parcs nationaux de cette envergure : celui du Cap en Afrique du Sud et celui de Sidney en Australie.

Ces 4 promenades à travers les calanques étaient toutes commentées en direct par le capitaine du bateau.

Comme il était 12h30, le programme du jour était de visiter les 14 calanques de Bandol à Marseille. Le départ était prévu à 14h30 et le retour vers 18h15. Le vent pour une fois était faible, il n’y en avait quasi pas même au large en pleine mer. La traversée allait donc être relativement tranquille, on ne serait pas brassé dans tous les sens. Si je voulais faire cette excursion, si je voulais enfin réaliser mon rêve, celui dont je songe depuis 10 ans, c’était aujourd’hui avec ce bateau !!! J’avais 2 heures pour réfléchir. Comme le bateau n’était pas complet et qu’il restait encore des places, nous devions nous présentés 1 heure avant le départ, le temps de me monter à l’intérieur et de nous installer à une table.

Je n’ai pas eu besoin de réfléchir longtemps, car là l’occasion était trop belle ! J’avais un grand bateau stable et accessible, un équipage charmant, costaud et disponible pour m’aider, il faisait beau et pour une fois il n’y avait pas beaucoup de vent, donc très peu de vagues, le bateau partait dans moins de 2 heures, le circuit était le plus complet puisqu’il comprenait les 14 calanques (je pouvais ainsi toutes les voir d’un seul coup) et mes 2 aides de vie étaient d’accord !!! C’était merveilleux !!! Comme j’avais toutes les données en ma faveur et que la météo annonçait de nouveau du vent fort pour le lendemain et les jours suivants, j’ai donc décidé de dire oui à cette excursion, de profiter à fond de cette belle opportunité qui s’offrait à moi !

Nous sommes donc retournées vers le catamaran l’Atlantide 1  pour prendre nos 3 billets, avons fini de faire le marché, posé nos achats dans ma voiture qui était garée dans un parking un peu plus loin, pris une jaquette au cas où il ferait froid, de même que le pic-nic pour Fabienne et Fatya, mes 2 aides de vie. Ensuite nous sommes allées nous asseoir sur un banc en face du port et de la mer pour que Fabienne et Fatya puissent boire et manger et nous avons attendu l’heure du départ. J’étais toute excitée, toute émue, car dans moins d’une heure, j’allais enfin pouvoir connaître et voir de moi-même ces célèbres calanques de Cassis dont tout le monde parle, j’allais enfin pouvoir réaliser mon rêve après 10 ans de patience et de persévérance !!! C’était formidable !!! Quelle chance !!! Quel bonheur !!! J’étais au 7ème ciel !!!

A 13h30 nous sommes allées devant le catamaran et là, l’équipage, des hommes forts et charmants, sont tout de suite venus vers moi pour me prendre en charge et me hisser en haut de leur rampe très raide. En fait, ils étaient 4 à me porter. Il y avait 2 hommes devant et 2 hommes derrière. Lorsqu’ils m’ont soulevée avec ma chaise roulante, je me suis sentie toute légère… comme une plume !!! C’était dingue, je n’ai pas eu le temps de dire ouf que j’étais déjà en haut du bateau !!! Une fois à l’intérieur, le capitaine nous a conseillé de nous mettre du côté droite du bateau, car c’est depuis là qu’on allait avoir la meilleure vue sur les calanques. Il nous a indiqué aussi qu’il fallait nous mettre au milieu du bateau, car c’est de là qu’on allait le moins sentir le roulis du bateau. Décidemment, ils étaient vraiment tous très gentils. On avait bien fait de choisir ce bateau !!!

1a

Voilà le catamaran l’Atlantide 1 qui nous a emmenées voir les calanques de Cassis

2a

Nous voici, Fatya et moi, à l’intérieur du bateau

3a

Au fond il y a le bar et l’équipage

4a

Voilà le trajet que nous avons fait de Bandol à Marseille pour voir les 14 calanques

 5a

Voilà l’Atlantide 1 en pleine mer

Mais au fait, c’est quoi une calanque ?

Une calanque est une formation géologique particulière qui se présente sous la forme d’un vallon étroit et profond avec des bords escarpés et qui est en partie submergée par la mer. Elle se trouve sous cette forme surtout autour de la mer Méditerranée. Les plus connues se trouvent au sud de la France, ce sont les calanques de Cassis et de Marseille.

Classées au patrimoine naturel français, les calanques de Cassis s’étendent sur plus de 20 km de long sur 4 km de large entre le village des Goudes (au sud-ouest de Marseille) et des villes de Cassis et de la Ciotat. Ses points culminants sont le sommet de Marseilleveyre (à 432 m) et le mont Puget (à 565 m). Uniques en Europe, elles constituent un écosystème particulier. Le sol y est quasi inexistant, les falaises calcaires prolongées d’éboulis sont parcourues de très nombreuses failles et fissures dans lesquelles se fixent  les racines des végétaux. La perméabilité du calcaire, l’abondance des failles et la faible pluviosité expliquent l’absence d’écoulements de surface et la sécheresse des calanques.

Le climat est aride. L’essentiel de l’humidité provient de l’évaporation de la mer et des pluies de l’automne et de l’hiver, mais comme elles sont séparées par de longs épisodes de sécheresse, elles ne profitent que très partiellement à la végétation à cause du ruissellement.

Pour les voir et y accéder, il n’y a que 2 solutions : y aller en bateau ou à pieds. Pour ceux qui aiment marcher, il y a de nombreux sentiers, mais attention, car à cause du relief très accidenté, ils sont souvent difficiles et longs à parcourir. En effet, ce sont des petits chemins escarpés, caillouteux, étroits et parfois vertigineux, totalement inaccessibles en chaise roulante. Pour certaines calanques, il faut compter entre 30 et 40 minutes de marche, mais pour d’autres, celles qui possèdent des hautes falaises de calcaire entre 1h30 et 2h de marche. Depuis les années 1970, il y a de nombreux sites d’escalade qui ont été installés dans les calanques les plus difficiles. Ils comptent aujourd’hui parmi les plus beaux lieux d’escalade de France.

Ce Parc National des Calanques est un site unique en Europe. Comme il est très fréquenté par les promeneurs, les randonneurs et les grimpeurs (il reçoit entre 1,5 et 2 millions de visiteurs chaque année), il fait l’objet d’une protection draconienne. En effet, il est continuellement surveillé et protégé  contre les incendies notamment. Vu sa végétation il reste très sensible au feu. Il a déjà subi de nombreux incendies durant ces 30 dernières années.

Voici notre excursion depuis Bandol

Une fois que tout le monde était à bord de notre catamaran l’Atlantide 1, à 14h30, il a largué les amarres et nous sommes partis en direction de la Ciotat, de son port et de son ancien chantier naval. Nous avons passé ensuite devant l’Ile Verte et sous l’impressionnant et remarquable Bec de l’Aigle.

6a

7a

8a

9a

Notre bateau a ensuite continué son chemin en direction de la Calanque de Figuerolles et des falaises du cap Canaille.

La Calanque de Figuerolles

11a

La Calanque de Figuerolles avec sa plage de galets et le Rocher du Capucin

12a

13a

À l’exception de la mer, le seul accès direct de la Calanque de Figuerolles est un escalier comptant 87 marches à partir du parking

Les falaises du cap Canaille

14a

Situé à l’est du port et du village de Cassis, le Cap Canaille forme un immense rempart de pierre au bord de la mer. Les falaises de cette montagne sont les plus hautes falaises maritimes d’Europe. Leur point culminant est la Grande Tête avec son pic à 394 mètres d’altitude.

15a

16a

17a

Classé en 1986, le Cap Canaille se compose d’un paysage minéral spectaculaire avec de profonds vallons qui dominent la mer et d’étonnants reliefs de poudingue ocre (ce sont des conglomérats de galets et de sables compactés) sculptés par l’érosion.

Après avoir traversé la baie de Cassis, nous sommes rentrées à l’intérieur de la calanque de Port Miou, une calanque très profonde et sinueuse avec un port de plaisance naturel et une rivière souterraine.

La baie de Cassis

18a

La baie de Cassis 

19a

Le port de Cassis

La calanque de Port Miou

20a

21a

Voici la calanque de Port Miou vu du ciel. On voit bien là le relief du paysage avec son entrée. C’est très impressionnant !

La calanque de Port Miou est en fait une ancienne carrière de calcaire exploitée de 1900 à 1982. Cette carrière, nommée Solvay, procurait à l’époque une pierre de taille blanche et dure, la Pierre de Cassis, qui a servi notamment à la construction  » du tunnel du Rove  » (un tunnel maritime percé sous une sucession de collines qui faisait communiquer le nord de la rade de Marseille à l’étang de Berre. Obstrué par un éboulement, il est actuellement hors service), de certains quais du Canal de Suez en Égypte, de plusieurs portes du  » Campo Santo  » de Gênes (l’immense cimetière de la ville) et pour le socle de la Statue de la Liberté à New York.

22a

23a

24a

25a

La calanque de Port Miou se compose de 2 rives qui sur chacune d’elle se trouvent, sur environ 1 km, des pontons pour que les plaisanciers puissent accéder à leur bateau. Au milieu de la rive, là où il y avait la carrière, se dresse un petit château qui était à l’époque l’ancienne résidence des mineurs. Aujourd’hui il abrite la Capitainerie du Port de Plaisance qui malgré sa petite taille contient environ 500 bateaux.

De pouvoir pénétrer à l’intérieur d’une calanque est un moment fort et intense. J’ai adoré ! C’est beau, c’est magique, c’est un véritable trésor de la nature !

Après la calanque de Port Miou, nous avons visité la calanque de Port Pin (petite et escarpée)…

La calanque de Port Pin

26a

27a

28a

29a

Cette calanque est un lieu de villégiature apprécié par les touristes, car à pied elle est facile d’accès. Comme son nom l’indique la calanque de Port Pin est entourée de pins d’Alep qui poussent en équilibre sur la roche. C’est l’une des seules d’ailleurs qui est restée autant boisée. Elle possède une jolie plage de sable et de galets.

La calanque d’En Vau

Très encaissée et vertigineuse avec ses hautes falaises blanches qui surplombent la mer, la calanque d’En Vau est bien connue des alpinistes. En effet, elle est devenue au fil des années un site d’escalade très apprécié. Lorsqu’on pénètre à l’intérieur cette calanque avec le bateau, on peut en voir d’ailleurs grimper avec leur corde ou à main nue le long des hautes parois rocheuses.

30a

31a

32a

39a

Vue d’en haut, cette calanque donne tout son sens à sa beauté et à son exception. En effet, à cause de ses hautes falaises, c’est la plus grandiose des calanques ! L’eau y est très clair et de couleur turquoise. C’est magnifique !

40a

41a

42a

43a

La calanque de l’Oule

Son nom vient du provençal « oulo » qui signifie « marmite » ou « chaudron ». L’eau y bout les jours de tempête et ses parois verticales et circulaires rappellent tout-à-fait ces 2 ustensiles de cuisine. Très encaissée entre des falaises qui peuvent atteindre 70 mètres de hauteur, sauvage et à la végétation clairsemée, la calanque de l’Oule n’est accessible que par voie maritime ou en descente en rappel. Certaines pointes des falaises font penser à de la dentelle de calcaire.

Un belvédère situé en haut de la calanque offre un point de vue remarquable sur celle-ci. On peut y voir notamment une aiguille rocheuse appelée le  » Doigt de Dieu « . De nombreuses voies d’escalades se trouvent dans ces parois (avec entre autre la voie mythique  » des futurs croulants « ) où l’ambiance aventure et évasion est garantie.

44a

45a

46a

47a

La calanque de l’Oule est encore quasiment sauvage puisque son accès est très difficile pour les promeneurs. Pour une agréable visite, il est judicieux de se rendre dans la calanque de l’Oule lorsqu’il fait beau et lorsqu’il y a peu de vent.

48a

49a

La calanque de l’Oule possède à ses pieds une grotte semi immergée qui est un site de plongée. Beaucoup de touristes y pénètrent en canoé kayak.

La calanque du Devenson

Protégée par des falaises de 300 mètres, elle est n’est accessible que par voie de mer, par voies d’escalade ou par le difficile sentier de la corniche Paretti.

Cette calanque très difficile d’accès est proche de devenir un espace de réserve intégrale au sein du Parc National des Calanques, car elle abrite de nombreuses espèces protégées que ce soit dans la faune et la flore.

La calanque du Devenson, formée d’une large barrière de falaises, est sans doute la plus belle et la plus sauvage de toute la côte des calanques. Située entre la calanque de l’œil de verre et la calanque de l’Oule, ses falaises et ses crêtes offrent un panorama exceptionnel sur le plateau de Castelviel.

50a

50aa

Avec ses 230 m de falaise, on appelle aussi le Devenson « le Cirque du Devenson », c’est le lieu des vents. Les particularités de cette calanque sont les 2 îlots, dits des dromadaires, qui semblent couchés sur l’eau, l’un tourné vers la terre, l’autre vers le large

50aaa

50aaaa

Voici les îlots du Dromadaire vus de près

50aaaaa

50aaaaaa

La calanque de Saint-Jean de dieu

Cette calanque, petite, est surnommée également la calanque de l’œil de Verre. Si elle est appelée ainsi, c’est à cause d’une grande tache brune encastrée à l’intérieur d’une paroi rocheuse. Le soir lorsque les rayons du soleil se reflètent à l’intérieur de cette grande tache brune, cela donne l’impression de voir une roche cristalline qui scintille. La calanque de Saint-Jean de dieu se trouve entre la calanque du Devenson et la Calanque de Sugiton.

51aa

52aa

54a

55a

56a

57a

Voici la grande tache brune à l’intérieure de laquelle se trouve une roche cristalline qui, le soir reflète les rayons du soleil couchant.

58a

59a

La calanque des Pierres Tombées

Le nom de cette calanque provient du fait que de nombreuses pierres instables sont tombées au fond de l’eau. En 2006 justement il y a eu un terrible accident mortel sur la petite plage. Un homme a été enseveli sous un éboulement de pierres. La Calanque des Pierres Tombées est le lieu de ralliement des naturistes.

60a

61a

62a

63a

La plage des naturistes est interdite d’accès depuis février 2006 depuis l’accident mortel survenu suite à la chute de rochers, mais il y a toujours des gens qui continuent à y aller malgré les risques de chutes de pierre.

La calanque de Sugiton

La calanque de Sugiton est composée de 2 criques avec dans chacune d’elle une petite plage de galets. À une dizaine de mètres du rivage il y a un petit îlot rocheux surnommé le torpilleur, car il ressemble à un navire militaire. Cette calanque est très fréquentée. Le naturisme y est aussi pratiqué.

65a

Aperçu de la calanque vue d’en haut avec en premier plan à gauche dans l’eau un petit îlot rocheux appelé le rocher des plongeurs, puis au fond à gauche un autre rocher surnommé le torpilleur en raison de sa forme ressemblant à un torpilleur.

66a

Voici la 1ère crique avec sa petite plage

67a

Voici la 2ème crique avec sa petite plage

68a

69a

Voici le petit îlot rocheux, le rocher des plongeurs qui se trouve entre les 2 criques de la calanque de Sugiton

70a

En été, le rocher des plongeurs et le torpilleur sont pris d’assaut par les randonneurs et les baigneurs

71a

La calanque de Morgiou

Comme la calanque de Morgiou est assez profonde, elle est devenue un petit port de pêche typique, habité par quelques locaux. Le port de pêche est encore en activité. On y trouve encore des pêcheurs professionnels. Il y a aussi des cabanons typique marseillais et 2 restaurants. En été, elle est très fréquentée et très appréciée pour son ambiance.

En 1622, les pêcheurs de Marseille y avaient organisé, à l’occasion de la venue du roi Louis XIII en visite à Marseille, une gigantesque pêche au thon traditionnelle, appelée une madrague.

Sormiou est la plus évasée des calanques. Elle se termine par une grande plage de sable fin, ce qui est très rare dans les calanques de Cassis. Sur le côté droite, on peut voir le sentier de l’ancien GR qui mène jusqu’au cap Morgiou. C’est là que se trouve la calanque de la Triperie avec sa célèbre grotte sous-marine et préhistorique Cosquer.

72a

73a

La calanque de Morgiou vue d’en haut. On y voit bien le port avec ses bateaux de pêche et autres, ses cabanons typiques marseillais et ses falaises

74a

75a

76a

77a

La calanque de la Triperie

La calanque de la Triperie est une calanque circulaire en forme d’anse qui finit par un bec, le Bec de Morgiou. Elle est située à l’extrémité du Cap de Morgiou près de Marseille. Elle est connue pour sa grotte sous-marine Cosquer, du nom de celui qui l’a découvert.

78a

Vue d’en haut la calanque de la Triperie avec sa forme d’anse et son Bec de Morgiou

79a

La calanque de la Triperie termine le Cap de Morgiou 

81a

Voilà l’intérieur de la calanque de la Triperie

82a

Voilà l’entrée de la Grotte Cosquer par 37 mètres de fond sous la mer

Cette grotte a été découverte en 1991 par Henri Cosquer, un plongeur scaphandrier professionnel. Elle abrite plusieurs dizaines de peintures et de gravures préhistoriques datant de 27 000 à 19 000 ans avant Jésus-Christ qui représentent des animaux aussi bien terrestres (bisons, bouquetins, chevaux…) que marins (phoques, pingouins…). Elle est accessible par un long tunnel difficile et dangereux de 175 mètres dont l’entrée est à 37 mètres sous la surface de la mer. La grotte n’est pas ouverte au public et son entrée a été barrée par des blocs de béton afin de la préserver des dégradations et de prévenir les accidents dû à la dangerosité de son accès. 3 plongeurs sont morts suite à sa découverte. Cette grotte est unique au monde. Elle est classée au patrimoine des monuments historiques depuis le 2 septembre 1992.

La calanque de Sormiou

La calanque de Sormiou est la plus large de toutes les calanques. Elle est l’une des calanques de Marseille les plus fréquentées et les plus appréciées, car elle est facilement accessible en voiture et est constituée d’une plage de sable blanc avec un restaurant au bord de l’eau et un autre en hauteur. Elle possède également un petit port protégé par une digue et une centaine de cabanons. L’eau y est très claire et limpide, cela contraste avec la rigueur du paysage.

Durant l’été 1998, la calanque de Sormiou a été dévastée par un incendie dont l’origine criminelle a été avérée. Dans les petits cabanons de la Calanque de Sormiou, il n’y a pas d’eau, pas d’électricité, juste le plaisir de vivre sous la tonnelle dans un décor de rêve totalement dépaysement.

84a

La calanque de Sormiou vue d’en haut

85a

Vue globale de la calanque de Sormiou

86a

Le port et les cabanons

87a

 La plage de sable de Sormiou

Dans le petit port de la Calanque de Sormiou, si vous avez de la chance, vous pourrez peut-être voir Jean-Claude Bianco sur son bateau, le pêcheur qui a retrouvé la gourmette de Saint Exupéry. En effet, c’est lui qui, au large des calanques de Marseille, a remonté dans ses filets, le 7 septembre 1998, la gourmette du célèbre écrivain et aviateur disparu plus de 50 ans auparavant le 31 juillet 1944, alors qu’il revenait d’une mission de reconnaissance au-dessus de la Méditerranée. Cette trouvaille exceptionnelle a bien entendu été authentifiée par la Comex, une entreprise marseillaise spécialisée dans la plongée industrielle. Grâce à la pêche miraculeuse du pêcheur Jean-Claude Bianco, cela a permis de lever un voile du mystère sur la disparition de l’auteur du Petit Prince.

La calanque de la Mounine

La calanque de la Mounine est la deuxième calanque située derrière le Col du Sémaphore. La calanque est étroite et termine la vallée de la Mounine entre le port de Callelongue et la calanque de Marseilleveyre. Elle est peu abriée et ne possède pas de hautes falaises. La calanque héberge une faune et une flore exceptionnelle, la biodiversité y est préservée. On y retrouve oursins, rascasses, étoiles de mers et autres poissons. Cette calanque fait partie des plus beau fonds marins marseillais. Les calanques sont des mini-fjords, celle de la Mounine est une mini-calanque.

88a

89a

90a

Au fond de la calanque de la Mounine, il y a une petite plage de galets

91a

La calanque de Marseilleveyre

Cette calanque, bien que de taille très modeste, est une calanque très prisée grâce à sa vue imprenable sur l’île de Riou. Elle tire son nom du massif de Marseilleveyre. La calanque de Marseilleveyre est composée d’une plage de petits galets et de sable, quelques cabanons et un bar restaurant approvisionné par la mer. Le climat aride dû à l’ensoleillement important laisse place à une végétation composée essentiellement d’aloès, de figuiers de barbarie et de plantes grasses.

Les Marseillais la surnomme ” le bout du monde ”.

92a

93a

94a

95a

En été, la plage de la calanque de Marseilleveyre est très fréquentée

Une fois toutes ces calanques découvertes et admirées, nous avons pris la direction de la rade de Marseille. Notre bateau s’est alors enfilé dans le couloir étroit du cap Croisette à côté de l’île Maire, puis nous avons passé à côté de l’archipel du Frioul, du château d’If et une fois arrivés dans la baie de Marseille, nous avons fait demi-tour pour regagner Bandol, notre lieu de départ. .

L’Ile Maïre

Cette île fait partie de l’archipel de Riou et se trouve au sud de Marseille. Elle est en fait la porte d’entrée de la rade de Marseille. C’est l’île la plus proche de la côte. Mesurant moins d’un kilomètre de long sur 500 mètres de large, l’île Maïre culmine néanmoins à 148 mètres d’altitude. C’est une île rocheuse totalement inhabitée où, à part les goélands et des rats, personne n’y vit.

Il subsiste encore çà et là des ruines de postes d’observations qui nous rappellent que cette île a joué un grand rôle stratégique dans la protection maritime du port.

Aujourd’hui l’île est surtout connue des plongeurs, car il y a des sites extraordinaires tout autour avec de nombreuses épaves répertoriées comme celle du paquebot « Le Liban » qui a coulé dans l’Anse au Canon le 7 juin 1903. Les plongeurs peuvent y admirer aussi des grottes de corail et des jolis tombants (ce sont des milieux riches à explorer en raison de la diversité de la vie aquatique). Un petit troupeau de chèvres presque sauvages y a vécu pendant des décennies avant d’être retirées pour des raisons écologiques.

95ab

96a

97a

99a

L’île Maïre est une île sauvage et calcaire

Le passage du cap Croisette

Le cap Croisette est le cap situé au sud de la ville de Marseille en face de l’île Maïre. Il est dominé par le massif du Marseilleveyre (à 430 m). Lorsqu’on sort de la rade de Marseille, il marque le début du massif des Calanques. Quand la mer est belle, le passage entre l’île Maïre et le cap Croisette est très fréquenté par les bateaux de plaisance et de pêche qui passent par là pour éviter de faire le tour de l’île Maïre. À droite du cap Croisette se trouve le charmant petit village des Goudes.

100a

102a

103a

Le cap Croisette avec à droite le petit village des Goudes

L’archipel du Frioul

C’est un archipel situé à environ 7 km au large de Marseille et constitué de 4 îles (Pomègues au sud, Ratonneau au nord, If à l’est et Tiboulen à l’ouest). D’une superficie totale de 200 hectares, elles sont faites de calanques, de petites criques abritées du mistral, de plages de sable et de calcaire.

Ces îles, du fait de leur position stratégique dans la rade de Marseille, ont pendant longtemps servi de postes de défenses et de postes d’observation. On peut y voir un fort militaire, des batteries et des tranchées.

Durant les siècles passés, les îles du Frioul ont également servi d’escales pour tous les marins de Méditerranée qui naviguaient par-là, qu’ils soient guerriers ou aventuriers. Elles ont joué un rôle important aussi au niveau sanitaire pour la protection de la ville de Marseille. En effet, lors de la peste de Marseille au 18ème siècle, l’île Ratonneau a servi de lieu de quarantaine. Plus tard au début du 19ème siècle il y a un hôpital (le Caroline) qui fut construit pour soigner toutes les maladies contagieuses comme la fièvre jaune. Cet hôpital fut utilisé jusqu’en 1941 suite à une épidémie de typhus dans les prisons. Pour l’accueil des réfugiés arméniens dans les années 1920, les autorités avaient installé un centre de tri sanitaire sur les îles.

Aujourd’hui les îles du Frioul sont devenues le 111ème quartier de Marseille. Elles abritent un port de plaisance de plus de 600 places avec des habitations et des commerces, un centre de vacances, une caserne de marins-pompiers, ainsi qu’une ferme marine bio élevant des poissons.

Il y a une centaine d’habitants qui vivent à l’année sur ces îles. Ce sont des adultes, des enfants, des retraités, ainsi que des plaisanciers habitant sur leurs bateaux. Les îles du Frioul sont toutes sans voitures. Les services publics sont peu présents : en l’absence de police, d’école, de médecin, les habitants doivent se rendre quotidiennement à Marseille pour ces besoins. Situées à 30 minutes de bateau du vieux port de Marseille, il y a des navettes qui font tous les jours et plusieurs fois par jour le trajet de ces îles à Marseille.

104a

Voici l’archipel du Frioul vue d’avion

104ab

Ici, on les voit depuis les hauteurs de Marseille

105ab

Au milieu de tout cet univers de pierre et de calcaire, on y trouve des hôtels, des restaurants et des commerces

106a

107a

Le château d’If

Situé sur l’archipel du Frioul à environ 4 km au large de Marseille, le château d’If est une fortification française édifiée par le roi François Ier entre 1527 et 1529. Cette construction carrée de 3 étages mesurant 28 mètres de chaque côté, flanquée de 3 tours et percées de larges embrasures, a d’abord été construite pour être une forteresse, mais a rapidement changé de fonction en devenant une prison.

Les premiers prisonniers du château d’If ont été enfermés en novembre 1540. C’était 2 pêcheurs marseillais. A partir du 16ème siècle, ce sont les protestants qui ont été jetés en masse dans ses cachots. S’ensuivirent ensuite des républicains suite aux émeutes de 1848, des détenus en attente de leur déportation vers le bagne de Cayenne en Guyane, des prisonniers politiques lors de la chute du Second Empire (1870). Les derniers détenus furent des civils Alsaciens et Lorrains libérés en septembre 1914.

En dehors des cellules du rez-de-chaussée dans lesquelles la promiscuité associée à une hygiène déplorable laissait aux prisonniers une espérance de vie de 9 mois, il était possible, moyennant finance, de louer une cellule au premier étage, appelée aussi « chambre passable » ou « pistole » (du nom de la monnaie qui servait à l’époque de paiement). Plus spacieuses, ces cellules réservées aux prisonniers fortunés avaient une fenêtre et possédaient une cheminée. Les 2 prisonniers les plus célèbres furent sans aucun doute Edmond Dantès qu’Alexandre Dumas rendit immortel avec le Comte de Monte-Cristo et l’Abbé Faria qui l’aida à s’échapper.

Après avoir été forteresse, puis prison, le château d’If devint phare, puis musée. Il a été classé monument historique le 7 juillet 1926.

Le reste de l’île, dont la dimension est seulement de 3 hectares, possède de hauts remparts avec des plates-formes d’artillerie surmontent les falaises.

108aaa

Le château d’If et ses remparts vu d’avion

108aa

Il se trouve dans la rade de Marseille

109a

Depuis Marseille il y a des navettes qui s’y rendent en 20 minutes

111a

Voici l’embarcadère du château d’If

111a

Voici le chemin pour pénétrer à l’intérieur des 3 tours

La baie de Marseille

Lorsqu’on arrive dans la baie de Marseille, c’est impressionnant, car tout est immense. Le port, le nombre de bâtiments, de bateaux, le trafic maritime…. Au loin on peut voir la « Bonne Mère » (l’église « gardienne » de Marseille), la Basilique Notre-Dame-de-la-Garde. Marseille compte environ 860 000 habitants.

 

112a

113a

Le catamaran l’Atlantide 1

Voici le catamaran l’Atlantide 1 qui nous a emmenées depuis le port de Bandol jusque dans la baie de Marseille. Grâce à ce trajet unique, nous avons pu voir et pénétrer au plus profond de toutes les calanques. Ces merveilles de la nature, uniques, belles et sauvages, sont de véritables trésors pour la région. Leur visite est un grand moment de dépaysement, de bonheur visuel qui nous procure joie intense, émotion et enchantement et ceci à 2 pas de la 2ème plus grande ville de France ! C’est fantastique !

114a

115a

116a

117a

La promenade en mer sur ce catamaran s’est très bien passée. Comme il y avait peu de vent, nous n’avons pas été secouées dans tous les sens. Ouf, car comme le trajet aller-retour durait presque 4 heures, ça aurait été l’enfer ! Le capitaine nous a commenté la visite durant tout le trajet en nous racontant moult détails et anecdotes très intéressantes. On a beaucoup aimé ! Nous avons pu voir tout ce qui était prévu au programme, ça, c’était vraiment super aussi !

Comme j’ai réussi à réaliser mon rêve après 10 ans de persévérance, j’avais envie de le partager avec vous. Pour moi, c’était important et cela me permettait du même coup de prouver que même en chaise roulante avec un respirateur, il était possible de visiter les calanques de Cassis !

Lorsqu’on peut partager son expérience, c’est important, surtout lorsqu’on est comme moi une myopathe lourdement handicapée et entièrement dépendante d’autrui. Lorsque les gens me voient, dans la plupart des cas, ils me plaignent et ont souvent pitié de moi. Lorsque je leur raconte tout ce que je fais, mes voyages, mes excursions, mes sorties au cinéma et aux spectacles, là, ils ouvrent grand leurs yeux et sont toujours stupéfaits, interloqués, ébahis. Pour moi, c’est donc capital, indispensable même d’écrire des textes témoignages avec photos à l’appui pour montrer que comme maintenant il existe de plus en plus de sites et de lieux accessibles en chaise roulante, eh bien, nous aussi désormais nous pouvons être des touristes comme tout le monde à part entière ! C’est génial !!!

Je vous remercie de m’avoir lu et à tous ceux qui, suite à mon texte, vont aller visiter les calanques de Cassis, je vous souhaite déjà un bon voyage !!!

118a

Février 2015             Marie-Claude Baillif

Share

Une réponse à Février 2015 : J’ai testé pour vous ! Les calanques de Cassis !

  • charavit dit :

    Merci pour ces témoignages que je découvre avec grand intérêt !
    Je vais mettre votre site en marque-pages pour le parcourir facilement.
    Je suis atteinte depuis 2008 de SLP qui ralentit énormément mes jambes et la parole…
    J’ai 49 ans, 5 enfants (de 10, 15, 16, 18 et 20 ans) et 3 chiens qui m’accompagnent dans tous les déplacements.
    Je partage votre optimisme et votre vision de la vie.
    Cette année, je viens d’acheter un petit camping-car, et avec mon mari, les 5 « enfants » et les 3 chiens, nous pensons aller dans le sud de la France.
    Nous commencerions par le palais idéal du facteur Cheval, la grotte de Chauvet reconstituée (qui j’espère est accessible en fauteuil roulant), la Camargue et les calanques de Cassis…
    Votre témoignage m’ouvre de nouvelles perspectives !
    Merci !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *