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Mère Teresa, son œuvre et ses belles phrases !

Cette femme, que j’ai vu dans différentes émissions de télévision et que j’ai applaudi en juin 1985 (j’avais 27 ans) lors d’un discours qu’elle a donné à la cathédrale de Lausanne, m’a toujours émerveillée, fascinée et touchée par sa motivation à secourir les plus démunis, à soulager leur misère et à rendre leur vie meilleure ! Oui, je trouve que sa foi et sa volonté d’aider et soigner les plus miséreux, ceux dont plus personne ne veut, ceux qui sont mis au ban de nos sociétés et rejetés… est formidable, est exemplaire ! Elle est un modèle à suivre, une femme remplie de sagesse, de simplicité et d’humilité !

Aujourd’hui j’ai eu envie de lui rendre hommage, de saluer son œuvre et sa mémoire, car je trouve qu’elle le mérite amplement. À la fin de ce texte, j’y ai mis des phrases qu’elle a dites ou écrites et qui sont à mon avis un baume au cœur, un idéal de bonté, d’intelligence et de compréhension. Mère Teresa était une grande dame ! À vous de juger…

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Mère Teresa qui a consacré sa vie à aider les pauvres et les plus démunis s’appelait en réalité Anjezë (Agnès) Gonxha Bojaxhiu. Elle est née le 26 août 1910 à Üsküb, une ville appartenant à l’époque à l’Empire ottoman (depuis 1913 Üsküb est devenue Skopje. C’est la capitale de la République de Macédoine).

Les parents d’Anjezë étaient des commerçants bourgeois et chrétiens albanais. Son père Nikollë était à la tête de plusieurs entreprises en bâtiment et vendait des produits pharmaceutiques. Lorsqu’Anjezë est née, ses parents avaient déjà 2 enfants, une fille nommée Age et un fils qui s’appelait Lazare. Son père a toujours tout fait pour que ses 3 enfants puissent aller à l’école (ses 2 filles et son garçon), ce qui était plutôt rare à l’époque dans un pays ottoman. Les enfants aidaient aussi aux travaux domestiques et recevaient de la part de leur mère, Drâne, une éducation religieuse.

Comme ses parents étaient des catholiques pratiquants, qu’ils aidaient souvent les pauvres de la ville et qu’ils les accueillaient régulièrement à leur table, Anjezë a toujours vécu dans une atmosphère de compassion, d’entraide et de prières. Elle accompagnait fréquemment sa mère dans ses visites aux plus démunis (les miséreux, les nécessiteux, les alcooliques et les orphelins) et s’imprégnait constamment de la recommandation de sa mère : « Ma fille, n’accepte jamais une bouchée qui ne soit partagée avec d’autres ! ».

En 1919 après la guerre des Balkans qui dura 2 ans (1912 – 1913) et la 1ère guerre mondiale qui elle dura 4 ans (1914 – 1918), le père d’Anjezë fit un malaise et mourut. Anjezë se retrouva alors orpheline à 9 ans. Les entreprises familiales firent faillite et Drâne, la mère, dut ouvrir un atelier de couture pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses 3 enfants. Drâne, qui a toujours éduqué ses enfants dans la foi, les a alors beaucoup fait participer à la vie de la paroisse, tenue à l’époque par des jésuites, avec notamment des veillées de prières et des offices religieux. Anjezë est devenue soprano à la chorale du village, faisait du théâtre et jouait de la mandoline.

À 17 ans, après un pèlerinage au sanctuaire marial de Letnice, Anjezë a ressenti un fort désir de consacrer sa vie à Dieu. Le 26 septembre 1928, à 18 ans, elle a quitté sa terre natale pour rejoindre le couvent de l’ordre missionnaire des Sœurs de Notre-Dame de Lorette à Rathfarnham à 5 km de Dublin en Irlande. Anjezë y apprit la vie religieuse en communauté et l’anglais. Le 1er décembre 1928 avec ses quelques notions d’anglais en poche, elle est partie en Inde pour y faire son noviciat (c’est le temps probatoire qu’une religieuse doit effectuer avant de pouvoir prononcer ses vœux).

Lorsqu’Anjezë est arrivée à Calcutta, elle a très vite été choquée par l’extrême pauvreté qui y régnait. Quand elle a décrit ses impressions dans un journal catholique de son village, elle y a noté : « Si les gens de nos pays voyaient ces spectacles, ils cesseraient de se plaindre de leurs petits ennuis ! ». Anjezë est partie ensuite à Darjeeling au Bengale Occidental où elle a fait son postulat et son noviciat.

Anjezë est devenue novice le 23 mai 1929. Elle avait 19 ans. C’est là qu’elle a porté l’habit religieux pour la première fois. Retirée du monde, elle en a profité pour parfaire sa formation religieuse et pour y préparer un diplôme d’enseignante. Le 25 mai 1931 elle a fait ses vœux temporaires et a pris le nom de sœur Mary-Teresa pour honorer la mémoire de sainte Thérèse de Lisieux, une orpheline comme elle qui a ressenti aussi très tôt l’appel à la vie religieuse. Sa parole était de rechercher la sainteté non pas dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidien même les plus insignifiants à condition de les accomplir pour l’amour de Dieu. Désignée comme la sainte patronne des missions, elle est décédée de la tuberculose le 30 septembre 1897 à Lisieux à l’âge de 24 ans. Le retentissement de ses publications posthumes en ont fait l’une des plus grandes saintes du XIXe siècle. La dévotion à sainte Thérèse s’est développée partout dans le monde. Elle est vénérée par de très nombreux croyants. Considérée par le pape Pie XI comme « l’étoile de son pontificat », elle fut béatifiée en 1923, puis canonisée en 1925.

Anjezë, connue désormais sous le nom de sœur Mary-Teresa, a travaillé ensuite durant plusieurs mois dans un dispensaire au Bengale où elle a soigné les pauvres. Puis, elle est devenue enseignante à l’école de Loreto d’Entally à Calcutta pendant 6 ans (de 1931 à 1937). Face à des classes de 300 élèves, sa pédagogie stricte, mais charitable et son service humble ont fait qu’elle s’est retrouvée très proche des enfants indiens. Ces derniers l’appelaient d’ailleurs « Ma », ce qui signifie « Mère ».

Sœur Mary-Teresa a prononcé ses vœux définitifs le 24 mai 1937. En 1944 elle est devenue directrice des études à Sainte-Marie, une école réservée aux classes sociales supérieures de Calcutta. Elle a continué de consacrer une partie de son temps aux bidonvilles où elle se rendait souvent pour aider les pauvres et s’occuper des malades.

Le 10 septembre 1946 lors d’un voyage en train de Calcutta à Darjeeling, là où avait lieu la retraite annuelle de sa communauté, elle a reçu ce qu’elle appelle « l’appel dans l’appel ». Pendant qu’elle essayait de dormir soudain elle a entendu avec certitude la voix de Dieu. Son message était clair : « Elle devait sortir du couvent où elle était et aider les pauvres en vivant avec eux ! C’était un ordre, un devoir, une certitude ! ». Depuis lors son but fut de fonder un nouvel ordre religieux. Elle modifia son nom et s’appela « Mère Teresa ». Elle se confectionna un sari bleu et blanc, un habit qui ressemblait à celui porté par ceux avec qui elle allait vivre désormais. Le 16 août 1948 elle quitta les sœurs de Lorette avec 5 roupies en poche. Elle se rendit à Patna afin d’y recevoir une formation d’infirmière. Elle revint 4 mois plus tard et logea chez les petites sœurs des pauvres. Là, elle commença à donner des cours dans la rue aux enfants pauvres, à distribuer des savons pour qu’ils puissent se laver, à soigner les miséreux, les laisser-pour-comptes et les mourants qu’elle rencontrait à travers la ville.

En janvier 1949 elle décida de vivre encore plus près des pauvres. Elle ne voulait plus habiter et surtout plus dépendre de l’aide des petites sœurs des pauvres. Elle se chercha alors un nouveau lieu de vie et c’est grâce à l’aide du père Van Exem (un jésuite belge, missionnaire au Bengale qu’elle a rencontré en 1944) qu’elle fut accueillie dans une maison de Portugais au dernier étage. Sa vie désormais s’est organisée avec des temps de prière, l’enseignement aux enfants des rues et les soins aux plus démunis et aux mourants. Elle reçut l’aide ponctuelle de laïcs et mendia dans les pharmacies les médicaments qu’elle ne pouvait pas payer.

Le 15 mars 1949 Mère Teresa reçut la visite d’une de ses anciennes élèves qui désirait la suivre dans son combat contre la pauvreté. Quelques jours plus tard elle fut suivie par 2 autres anciennes élèves. Très vite ce sont plus de 10 jeunes filles qui décidèrent de suivre Mère Teresa. Mère Teresa choisit alors de fonder une nouvelle congrégation. Au printemps 1950 le Père Van Exem demanda à Mère Teresa d’écrire une règle religieuse pour sa nouvelle congrégation. Elle écrivit cette règle en 1 nuit et décida de lui donner le nom de Missionnaires de la Charité en hommage à l’amour de Dieu. Mère Teresa voulait répandre l’amour qui vient de Dieu. C’est l’archevêque de Calcutta, Monseigneur Ferdinand Perier (un jésuite belge, missionnaire aussi) qui a inauguré cette nouvelle congrégation le 7 octobre 1950. Pour bien se fondre parmi les populations indiennes, Mère Teresa adopta l’habit du sari comme habit religieux.

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Principalement dévouées aux pauvres, Mère Teresa et les religieuses de la Congrégation les Missionnaires de la Charité se sont spécialisées dans l’action sociale, les soins et l’enseignement des enfants abandonnés. Le 22 août 1952, elles ont réussi à ouvrir le mouroir de Kalighat, un centre pour prendre en charge les mourants les plus démunis de Calcutta.

Le mouroir de Kalighat

C’est en ramassant une nuit une femme qui agonisait sur un trottoir inondé par la mousson, les doigts des pieds rongés par les rats que Mère Teresa avait décidé de l’emmener à l’hôpital. Comme tous les hôpitaux où Mère Teresa était allée frapper ont refusé de prendre en charge la mourante, celle-ci s’est éteinte au petit matin dans les bras de la religieuse. Mère Teresa, choquée et indignée, choisit alors de s’occuper des mourants, de leur donner un toit pour mourir. Pour le faire, elle est allée demander un lieu à la mairie de Calcutta. Cette dernière, suite à son insistance et ses supplications lui offrit à Kalighat dans le quartier hindou, une partie de l’annexe du temple de Kali, la déesse de la mort et la patronne de Calcutta. Mère Teresa l’appela « Nirmal Hriday », ce qui signifie « la Maison du cœur pur », « le Foyer pour mourants abandonnés ». Chaque matin, la police y amenait celles et ceux que la mort n’avait pas voulu prendre la nuit sur le trottoir. « Ils ont vécu comme des bêtes, qu’ils meurent ici au moins comme des êtres humains », disait Mère Teresa qui les accueillait, les soignait avec les moyens du bord, c’est-à-dire avec des moyens très rudimentaires et les aimait.

2 ans plus tard, Mère Teresa acheta une maison, vendue à un prix dérisoire, pour y établir les sœurs de la Charité. Mère Teresa exigeait des sœurs une pauvreté total des lieux, qu’elle justifiait ainsi : « Comment puis-je regarder les pauvres en face, comment puis-je leur dire « je vous aime et je vous comprends » si je ne vis pas comme eux ? ».

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L’orphelinat de Nirmala Shishu Bavan

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Un jour Mère Teresa aperçu dans la rue un enfant abandonné se faire manger par un chien. Elle chassa le chien et recueillit l’enfant qui décéda malheureusement quelques jours plus tard. Très attristée par ce qu’elle venait de vivre, Mère Teresa décida alors de créer un orphelinat pour protéger tous ces pauvres enfants orphelins, abandonnés et solitaires. Son orphelinat, le centre Nirmala Sishu Bavan, a ouvert ses portes le 24 novembre 1955. Elle y recueillait les enfants laissé-pour-compte, les soignait, les nourrissait et les proposait à l’adoption. Pour aider les enfants qui n’étaient pas adoptés à cause de leur appartenance à la caste des intouchables et de la croyance populaire du mauvais karma, Mère Teresa ouvrit quelques temps plus tard un 2ème orphelinat. Pour Mère Teresa, chaque vie sur terre était sacrée. Elle s’est d’ailleurs opposée toute sa vie à l’avortement en éduquant les femmes à la méthode de contraception naturelle et en favorisant les adoptions d’enfants. Cela lui valut plusieurs critiques.

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Un centre pour les lépreux

Entre 1948 et 1957 Mère Teresa et les sœurs de la Charité se sont souvent occupées des lépreux qu’elles rencontraient çà et là dans les rues, mais sans que cela soit pour autant une priorité. C’est en 1957 que Mère Teresa, suite à sa rencontre avec 5 personnes qui avaient été licenciés à cause de la lèpre et qui étaient devenus des parias de la société, que Mère Teresa décida, vu l’ampleur de ce phénomène, d’ouvrir un centre pour les lépreux.

Lorsque Mère Teresa chercha un endroit pour ouvrir son centre pour les lépreux, elle et ses sœurs furent accueillies par des jets de pierre. Faute de trouver un local, Mère Teresa décida alors d’envoyer des ambulances reçues par des bienfaiteurs. Elle les a transformées en cliniques mobiles qui sillonnaient régulièrement les zones de taudis pour aller soigner les lépreux directement là où ils se trouvaient. Grâce à ce moyen ambulant, Mère Teresa et ses sœurs de la charité pouvaient rejoindre les lépreux beaucoup plus facilement et ainsi mieux les soigner.

Extension internationale de l’œuvre de Mère Teresa

Les Missionnaires de la Charité, outre les 3 vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, ont choisi un 4ème vœu : celui de se vouer au service des plus pauvres d’entre les pauvres, de ceux qui ne peuvent pas les dédommager de leur peine, dont on n’attend rien en retour. Il s’agit des affamés, des nus, des sans-logis, des infirmes, des aveugles, des lépreux, de tous ceux qui ne se sentent pas voulus, pas aimés, pas soignés, rejetés par la société. Leur travail est exemplaire, leur dévouement total.

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10 ans après sa fondation, la congrégation de Mère Teresa a réussi à se développer dans plusieurs autres villes d’Inde comme Ranchi, New Delhi, Jansi, Agâ, Asansal et Bombay. À Bombay Mère Teresa s’est offusquée publiquement de l’extrême pauvreté et de l’effroyable misère qui y régnait, ce qui lui valut une violente campagne de presse contre elle, mais en 1962 elle a reçu la première décoration civile indienne (la Padma Shri), des mains du premier ministre indien, M. Nehru, pour son œuvre de bienfaisance et d’utilité publique.

Comme Calcutta comptait environ 50.000 lépreux qui croupissaient dans des conditions abominables, en 1963, Mère Teresa décida de créer une cité pour lépreux, la Cité de la paix à Asansol. Cette cité vit le jour en 1964. Là, les familles des lépreux apprenaient un métier et leurs enfants allaient à l’école. Chacun retrouvait un peu de dignité humaine, toutes races et toutes religions confondues. En 1965 le pape Paul VI, alors en visite en Inde, demanda à Mère Teresa : « Que puis-je faire pour vous ? ». Elle lui répondit : « Donnez-moi la moitié de votre Vatican pour y loger mes pauvres ! ». Suite à cela, Paul VI a offert sa limousine à Mère Teresa qui décida alors de la mettre aux enchères pour pouvoir financer la construction de cette cité.

En mars 1963 ce fut au tour des hommes de fonder la 1ère congrégation des frères missionnaires de la charité.

Mère Teresa a toujours refusé tout engagement politique dans ses interventions choisissant d’aller dans tous les pays où la pauvreté régnait, même dans ceux où il y avait des dictatures comme à Haïti, aux Philippines et au Yémen. Cela lui fut d’ailleurs très souvent reproché. En 1968, elle a ouvert, à la demande du Pape, une maison pour les pauvres à Rome. Elle y a découvert la grande précarité du monde occidental et l’a très souvent dénoncée.

Au fil des mois et des années l’œuvre de Mère Teresa et ses actions se sont étendues partout où la pauvreté sévissait, même dans des régions et des pays peu favorables aux chrétiens et jusque-là interdits à tout missionnaire. Mère Teresa est surnommée Mère sans frontière. En 1971, elle reçut le prix Jean XXIII du Pape Paul VI, ce qui marqua le début de la reconnaissance mondiale de ses activités. En 1971 elle reçut le Prix International de John Kennedy. En 1972 le Prix Jawaharlal Nehru pour le dialogue international. En 1975 le Prix International Albert Schweitzer.

En 1976 elle a fondé l’ordre des sœurs contemplatives, les sœurs du Verbe qui consacraient leurs temps à la prière pour les pauvres. Elle a créé également la première maison à New York.

En 1978 elle reçoit le prix Balzan pour l’humanité, la paix et la fraternité entre les peuples. En plus de ses nombreuses médailles, Mère Teresa est devenue Docteur honoris causa de plusieurs universités.

Le 17 octobre 1979, Mère Teresa a reçu le prix Nobel de la paix qu’elle a accepté « au nom des pauvres ». Elle est la 6ème femme à le recevoir. Ce fut l’occasion pour elle de rappeler à Oslo que « le peuple n’a pas besoin de pitié, mais de respect » et de faire supprimer le traditionnel banquet. Le gain : 7 000 dollars dont bénéficieront les pauvres. Lors de l’attribution de ce prix illustre de nombreux journaux ont décrit Mère Teresa comme une sainte vivante. En 1983 elle reçut l’Ordre du mérite par la Reine d’Angleterre.

À partir de ce moment-là la vie de Mère Teresa est devenue fortement médiatisée. Télévision, journaux, conférences… on la voyait sur tous les fronts. Elle a commencé à critiquer le matérialisme et l’égoïsme des sociétés occidentales. Elle a élargi son discours sur la pauvreté et s’est mise à parler de la faim spirituelle. En 1985 elle a reçu du président Ronald Reagan la plus haute distinction américaine. La même année elle créé à New York le premier foyer pour les victimes du sida qui vient de faire son apparition.

En 1989 Mère Teresa est victime d’un arrêt cardiaque. Pour diminuer sa charge de travail, elle démissionna de la tête de sa congrégation des Missionnaires de la Charité. Elle fut cependant réélue en 1990. Elle continua ses voyages malgré sa santé fragile et fonda une maison en Albanie, le pays de ses origines. En décembre 1991 elle fut de nouveau victime d’un arrêt cardiaque. Elle s’est reposée un temps, mais avec sa volonté d’aider les plus démunis et les plus miséreux, elle a vite repris ses visites dans le monde entier cherchant à fonder des maisons en Chine. Suite à des examens médicaux, Mère Teresa a découvert qu’elle était atteinte d’une tumeur à l’estomac. Le 5 septembre 1997, comme elle n’allait pas bien, elle a été emmenée d’urgence à l’hôpital. C’est dans l’après-midi vers 14h30 qu’elle décéda des suites de sa tumeur. Elle avait 87 ans.

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La mort de Mère Teresa a été l’occasion d’un hommage international unanime. En effet, son rayonnement a dépassé tous les clivages religieux et culturels. Ses obsèques ont rassemblé des croyants de toutes les religions, des princes, des pauvres et des personnalités de tous bords. Tous ceux qui l’ont rencontrée ont été bouleversés par sa personnalité cachée sous sa silhouette frêle et sa démarche voûtée.

Mère Teresa a consacré sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants pendant plus de 40 ans. Elle a guidé le développement des Missionnaires de la Charité. Au moment de sa mort, ceux-ci s’occupaient de 610 missions dans 123 pays comprenant des soupes populaires, des centres d’aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d’accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose. Aujourd’hui, sa congrégation des Missionnaires de la charité regroupe 4 000 religieuses et 40 000 laïcs dans plus de 130 pays.

Grâce à son œuvre Mère Teresa est devenue en quelques décennies l’une des personnes les plus connues de la planète, une véritable légende vivante. Son nom est synonyme d’amour inconditionnel, de don de soi et de dévouement. Elle s’est toujours désintéressée des honneurs, se rappelant rarement des prix reçus et vendant dans la plupart du temps ses médailles pour financer ses actions. Le Dalaï-Lama disait d’elle : « C’est un être pour qui j’ai le respect le plus profond. Dès l’abord, j’ai été frappé par l’absolue humilité de son comportement ».

Mère Teresa a été béatifiée le 19 octobre 2003 à Rome par le pape Jean-Paul II.

Bien des livres, un film même, lui ont été consacrés.

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Voici maintenant pêle-mêle

des phrases dites ou écrites par Mère Teresa

« Le manque d’amour est la plus grande pauvreté ! »

« Ce qui compte, ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’amour avec lequel on le donne ! »

« Nous réalisons que ce que nous accomplissons n’est qu’une goutte dans l’océan. Mais si cette goutte n’existait pas dans l’océan, elle manquerait ! »

« Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux ! »

« Nous ne saurons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire ! »

« Si tu juges les gens, tu n’as pas le temps de les aimer ! »

« La solitude et le sentiment de n’être pas désiré sont les plus grandes pauvretés ! »

« La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter ! »

« Afin qu’une lampe continue de brûler, il faut y ajouter de l’huile ! »

« La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous ! »

« N’oublions pas que l’amour commence dans la famille ! »

« Nous devons trouver le temps de nous regarder en face pour échanger un bonjour, pour partager ensemble un moment de joie, pour être ce que nos enfants attendent de nous ! »

« La révolution de l’amour commence avec un sourire ! Souriez 5 fois par jour à quelqu’un à qui vous n’avez pas du tout envie de sourire. Vous devez le faire pour la paix ! »

« L’amour n’est plus l’amour s’il n’est pas partagé ! »

« Aimer doit être aussi naturel que vivre et respirer ! »

« Moins nous possédons et plus nous pouvons donner ! »

« Qui met son argent au service des autres est vraiment très riche ! »

« Qui est dépendant de son argent n’est qu’une pauvre personne ! »

« Avec Dieu, il n’y a pas de « mais » qui vaille ! »

« Donne tes mains pour servir et ton cœur pour aimer ! »

« La vie est une chance à saisir, une beauté à admirer, une béatitude à savourer ! »

« Ceux qui s’aiment réellement et véritablement sont les plus heureux du monde ! »

« À ceux qui souffrent ne leur donnez pas seulement des soins, mais donnez-leur aussi votre cœur ! »

« Soyons sincères dans nos relations à autrui ! »

« Ayons le courage de nous accepter les uns les autres tels que nous sommes ! »

« L’exclusion est la pire maladie qu’aucun être humain puisse jamais endurer ! »

« La paix commence avec un sourire ! »

« Chacun de nous doit porter sa propre croix ! »

« La critique est le cancer du cœur ! »

« Ouvrez vos cœurs à l’amour que Dieu y déverse : Dieu vous aime avec tendresse ! »

« C’est ce qu’il y a dans nos cœurs qui donne à nos vies leur qualité ! »

« Plus les choses sont petites, et plus grand doit être l’amour que nous mettons à les réaliser ! »

« Le fruit du silence est la prière ; le fruit de la prière est la foi ! »

« Insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert ! »

« La vie est mystère – Perce-le !

La vie est un combat – Accepte-le !

La vie est une chance – Saisis-la ! »

« Nous vivons au milieu d’une mer de pauvreté.

Néanmoins on peut réduire cette mer.

Notre travail n’est qu’une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire ! »

« On ne peut pas faire de grandes choses, rien que des petites avec un immense amour ! »

« Hier n’est plus, demain n’est pas encore ! »

« Nous n’avons que ce jour. Mettons-nous à l’œuvre ! »

« Ne vous imaginez pas que l’amour, pour être vrai, doit être extraordinaire ! »

« Nous autres, nous avons besoin ni de bombes ni d’armes,

car notre seule arme, c’est l’amour ! »

« Ce qui est important, c’est l’intensité d’amour que vous mettez dans le plus petit geste ! »

« Il y a des maladies qui ne se guérissent pas avec de l’argent, mais avec de l’amour ! »

« L’autre jour j’ai rêvé que je me trouvais devant les portes du paradis. Et saint pierre me disait : retourne sur terre, il n’y a pas de bidonville ici ! »

« Le fruit du silence est la prière…

Le fruit de la prière est la foi…

Le fruit de la foi est l’amour…

Le fruit de l’amour est le service…

Le fruit du service est la paix ! »

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Juin 2016                           Marie-Claude Baillif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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