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L’acupuncture et la réflexologie, un bienfait pour nous autres, myopathes !

Lorsqu’on est gravement malade et lourdement handicapé comme moi, on est obligé de se tourner vers la médecine traditionnelle, c’est-à-dire vers les médecins, les médicaments et les hôpitaux. C’est capital, car cette médecine-là nous soigne (antibiotiques, opération, physiothérapie), nous prend en charge et nous fournit toute l’assistance médicale et matérielle dont on a besoin pour :

Nous déplacer (chaise roulante manuelle ou électrique, ascenseur privé, voiture adaptée),

  • Pour dormir (lit électrique),
  • Pour respirer (respirateur),
  • Pour tousser et cracher (appareil de physiothérapie, cough assist),
  • Pour aspirer nos glaires lorsque nous sommes encombrés (aspirateur)
  • Et pour nous nourrir artificiellement lorsque nous n’arrivons plus à boire et à manger (sonde nasale ou gastrique).

Oui, je dois le reconnaitre, cette médecine-là améliore grandement notre quotidien, atténue nos problèmes liés à notre myopathie, pallie nos soucis de motricité et rallonge notre espérance de vie. Elle nous guide dans les épreuves, nous conseille et nous soutient au niveau physique, moral et financier. C’est formidable, c’est un vrai cadeau !

Oui, ici, dans nos pays dits civilisés, nous avons beaucoup de chance, car nous pouvons bénéficier de nombreuses infrastructures pour nous aider et nous accueillir comme les hôpitaux, les foyers pour handicapés, les ateliers protégés, les centres médicaux sociaux avec des infirmières à domicile, des femmes de ménage à domicile et le sécutel (un ingénieux système d’alarme sous forme de bracelet ou de collier que l’on porte au poignet ou autour du cou et qui nous permet de pouvoir appeler au secours rapidement si l’on a un problème). Nous avons l’avantage aussi de pouvoir profiter de nombreux appareils de dernier cri, à la pointe du progrès, pour nous soigner et nous aider à parer, soulager et adoucir les ravages et les dégradations causées par notre maladie.

Il y a quand même un reproche que je ferais à la médecine traditionnelle, c’est qu’elle ne prend jamais le temps de prévenir les infections et les autres problèmes de santé, non, elle attend que les catastrophes arrivent, que les bronchites, pneumonies et autres infections nous tombent dessus pour après nous soigner à coup d’antibiotiques. Je n’aime pas cette façon de faire ! En effet, je trouve que c’est idiot, illogique et fatiguant de devoir toujours attendre que les problèmes et les complications nous sautent dessus pour pouvoir réagir !!! Nous possédons un proverbe rempli de bon sens < Mieux vaut prévenir que guérir ! >, pourquoi ne pas l’utiliser et l’adopter dans notre manière de vivre et de fonctionner ?!? Ce serait tellement plus intelligent, non ?!?

Moi, durant toute ma vie, j’ai demandé à mes médecins de me donner quelque chose de bien et d’efficace pour renforcer mes défenses immunitaires afin que je n’attrape pas de rhume, de mal de gorge, de toux, de bronchite ou autres infections pulmonaires et durant toute ma vie, ils m’ont répondu que si je mangeais bien, varié et de tout, c’était suffisant, que je n’allais pas tomber malade. Cette réponse ne m’a jamais convenue, je l’ai toujours trouvée stupide. La preuve, c’est que chaque année je tombais malade, chaque année j’attrapais entre 3 et 4 infections pulmonaires !!!

Un jour, j’en ai eu marre, j’en ai eu assez de toujours tomber malade, alors j’ai décidé de me tourner vers les médecines parallèles. J’ai lu des dizaines de sites sur internet, je suis allée dans des dizaines de pharmacies en Suisse et en France, j’ai acheté des centaines de fortifiants, de vitamines, d’oligoéléments et de gélules pour stimuler et renforcer mes défenses immunitaires et pour me fortifier. En 20 ans, j’ai avalé des milliers de ces produits et dépensé des fortunes, car évidemment lorsqu’on n’a pas d’assurance maladie complémentaire (étant donné que je suis malade depuis l’âge de 8 ans, les assurances ont toujours refusé de m’en faire une), elles n’ont donc jamais pris pas en charge ce genre de stimulants et de toniques. Après lorsqu’on est malade, comme dit le proverbe < La santé n’a pas de prix ! >. Lorsqu’il faut dépenser son argent pour la bonne cause, pour améliorer sa santé, pour se soigner, on n’a pas de regret. On le fait volontiers.

J’ai toujours adoré prendre soin de mon corps. Pour moi, cela a toujours été une priorité, un plaisir de l’aider à se booster, à se fortifier, à se renforcer. Le résultat a tout de suite été probant, puisque très rapidement j’ai réussi à diminuer le nombre de mes infections pulmonaires. En effet, au lieu d’en faire entre 3 et 4 par année, je n’en faisais plus que 1 à 2 par année ! C’était merveilleux, fantastique, une sacrée belle victoire sur tous ces microbes qui m’envahissaient et sur ma maladie ! J’étais aux anges, contente de moi et de cette belle réussite !

Pour moi, notre santé, on se doit de la préserver, de la protéger et de la maintenir en bonne forme. Quand on y arrive, c’est tellement génial, tellement gratifiant et bénéfique que c’est un vrai bonheur ! Faire des efforts pour garder la santé, avoir une hygiène de vie correcte, ce n’est pas si difficile que ça. C’est une habitude à prendre, une règle à respecter, un automatisme à avoir. Et quand cela nous permet d’aller moins souvent chez les médecins et que cela nous prolonge la vie, que cela nous donne plus d’années à notre compteur, pourquoi s’en priver ?!? Ce serait une grosse erreur !

Regardez-moi, par exemple, qui, selon les diagnostics des médecins, aurait dû mourir entre 25 et 30 ans, eh bien dans 8 mois je vais avoir 60 ans !!! N’est-ce pas merveilleux et incroyable ??? J’ai doublé mon quota de vie !!! Cela donne à réfléchir non ??? Eh bien, cet énorme bonus d’années en plus qui m’a été offert, j’en suis persuadée, c’est grâce à tous les produits stimulants et fortifiants que j’ai avalé tous les jours depuis plus de 20 ans et que j’avale toujours d’ailleurs, à mes interdictions de côtoyer des gens enrhumés et qui toussent et à mes refus de me faire poser une trachéotomie, un Port-a-Cath et un appuie-tête. Pour moi, tout ce que je peux faire moi-même, même si cela me demande de gros efforts, je veux le faire, car c’est le seul moyen de maintenir le peu de muscles qui me restent. Pour nous, myopathes, la facilité, le manque d’exercices sont des actes à bannir de nos vies, car cela va nous handicaper encore plus, cela va nous faire perdre beaucoup trop vite notre autonomie et nos muscles. On est donc obligé d’être dur avec nous-mêmes !

Il y a 3 ans lorsque j’étais si malade avec une sinusite qui ne passait pas, que j’avais continuellement des sécrétions qui envahissaient mon nez et ma gorge, que j’avais des gros problèmes pour les avaler, que je devais tout le temps les aspirer (entre 30 et 40 fois par jour) pour me libérer la gorge, c’était très difficile, fatiguant et démoralisant. Je n’arrivais pas à m’en sortir, c’était terrible ! Lorsque les médecins, dépités et à court de solutions, me disaient : < Désolée, mais là, on ne peut plus rien faire pour vous, c’est votre maladie qui a progressé, ce sont vos glandes salivaires qui produisent trop de mucus… >, je n’arrivais pas à comprendre, je ne pouvais pas accepter que l’on ne puisse plus m’aider, que c’était ma myopathie qui provoquait toutes ces sécrétions qui me pourrissaient la vie, d’autant plus qu’avant cette sinusite, je n’avais jamais eu ce genre de problèmes, je n’avais jamais eu autant de sécrétions dans mon nez et dans ma gorge, je n’avais jamais dû m’aspirer comme je devais le faire maintenant. C’était devenu juste insupportable et invivable !!!

Comme je refusais de rester comme ça, que je n’étais pas d’accord de vivre toutes mes journées envahie de sécrétions et en train de tout le temps devoir les aspirer, je me suis tournée vers les médecines parallèles, vers d’autres méthodes qui pourraient m’aider et me soulager.

Je me suis intéressée à la phytothérapie, une médecine fondée sur des extraits de plantes et de principes actifs naturels. Je suis allée dans une pharmacie, ai expliqué mon problème de sécrétions et là, le responsable m’a conseillé un spray aux plantes, un produit reconnu très efficace. Je devais le sprayer plusieurs fois par jour dans ma chambre, mais pour que ses effets soient plus rapides et plus puissants, j’ai demandé à mon aide de vie de le sprayer à l’intérieur de mon tuyau de respirateur. Je me suis dit que si je l’inhalais bien à l’intérieur de mon nez, de ma gorge et de mes poumons, il serait plus efficace. J’étais toute contente, je me sentais bien, mais 3 heures plus tard, j’ai commencé à avoir très mal à la tête, de la peine à respirer et à me sentir très mal. En fait, je suis devenue très essoufflée, c’était comme si mon respirateur ne me donnait plus assez d’air, que j’en manquais terriblement. Ce jour-là, j’avais la coiffeuse qui était venue à mon domicile pour me laver les cheveux et me faire une coupe.

Comme je me sentais très fatiguée, je lui avais demandé si elle pouvait me couper les cheveux sur des cheveux secs, car je n’avais pas le courage et surtout pas la force d’enlever mon masque nasal et d’éteindre mon respirateur pour le remplacer avec ma machine de physio. Comme je n’arrive plus à respirer par moi-même sans mon respirateur (les muscles de mes poumons sont devenus trop faibles), je suis obligée d’avoir un apport d’air pour ne pas m’étouffer. C’est donc comme ça que je fais quand je veux me laver les cheveux, désinfecter mon masque, nettoyer mon visage et l’intérieur de mon nez. Je remplace l’air de mon respirateur par l’air de ma machine de physio. La différence, c’est qu’avec mon respirateur, je ne fais aucun effort, il m’envoie automatiquement de l’air, tandis qu’avec ma machine de physio, je dois déclencher moi-même l’air en créant une mini aspiration à chaque bouffée d’air.

Là, en l’occurrence, comme j’étais tellement essoufflée et tellement fatiguée que je n’avais plus la force, plus l’énergie et plus l’envie de devoir faire des efforts avec ma machine de physio. Ma coiffeuse voyant que je n’en pouvais plus (j’étais toute blanche, livide et avais de la peine à respirer, à parler), elle a tout de suite accepté ma demande et m’a coupé les cheveux le plus rapidement possible sur des cheveux secs. Une fois mes cheveux coupés et séchés, je suis allée directement me coucher et j’ai dormi tout l’après-midi et toute la soirée. Quand mon aide de vie, très inquiète, venait me demander si je voulais boire ou manger quelque chose et que je lui répondais non, elle ne savait pas quoi faire. Appeler ma pneumologue ? M’emmener aux urgences ? Je refusais tout. Moi, je voulais juste qu’on me foute la paix et qu’on me laisse dormir. J’ai dormi toute la nuit sous la surveillance bien entendu de mon aide de vie qui venait à tout moment voir comment j’allais. Le lendemain matin, elle a téléphoné au pharmacien qui nous a vendu le spray aux plantes pour lui expliquer ce qu’on avait fait et ce qui m’était arrivé. Ouh là, le pharmacien n’était pas content du tout. Il nous a dit qu’on était complètement folle, qu’on ne devait jamais sprayer un produit à l’intérieur de tuyaux de respirateur, car l’air descendait directement dans les poumons, que les plantes, même naturelles, pouvaient être très dangereuses, que j’avais eu beaucoup de chance, car j’aurais pu faire une détresse respiratoire et me retrouver aux soins intensifs. Ah, oui, là, effectivement, j’ai réalisé que j’avais fait une énorme bêtise, que j’avais pris de gros risques et que ça aurait pu très mal tourné. Heureusement la chance était avec moi et je m’en suis bien sortie. Cette mésaventure m’a fait beaucoup réfléchir, je n’ai plus jamais acheté de produit de phytothérapie.

Après cet épisode malencontreux, comme je ne pouvais toujours pas accepter de rester comme ça sans rien faire devant mon gros problème de sécrétions dans mon nez et ma gorge, je me suis tournée vers l’homéopathie. J’ai essayé plein de différents granulés, plein de gélules de toutes sortes, mais ça n’a jamais été vraiment très concluant. Comme mes problèmes de sécrétions liés à ma sinusite ne s’amélioraient pas, je me suis dite que les médecins avaient peut-être raison, que c’était peut-être bien ma myopathie qui provoquait ça, qui s’était dégradée et que je devais peut-être maintenant me faire une raison et l’accepter. J’ai donc arrêté de dépenser mon argent dans différents produits de toutes sortes et j’ai commencé à relativiser mes problèmes de sécrétions et à prendre du recul. Ma situation ne s’améliorait pas, mais en la dédramatisant et en la minimisant, je dois dire que j’en ai moins souffert moralement. Je m’en accommodais mieux. Je me faisais une raison.

Il y a 2 ans, à cause de toutes ces nombreuses sécrétions qui stagnaient continuellement dans mon nez et dans ma gorge, j’ai fait une infection pulmonaire. J’ai dû prendre des antibiotiques par voie buccale et résultat, j’ai fait une immense allergie à ces antibiotiques. J’ai enflé de partout, à la gorge, à la langue et dans ma trachée. C’était horrible ! Je n’arrivais plus à boire, plus à manger, plus à avaler ma salive. De plus, j’avais énormément de peine à respirer, il me manquait de l’air. C’est comme si mon respirateur ne m’en donnait plus assez, que mes poumons n’arrivaient pas à se remplir entièrement. C’était très désagréable, très angoissant et surtout très ennuyant !

J’ai dû aller à l’hôpital pendant 13 jours, dont 2 jours aux soins intensifs. Les infirmières ont dû me faire des piqures à la cortisone et des piqures avec un anti-allergène puissant pour me faire désenfler pendant plusieurs jours. Cela a pris du temps. Comme je n’arrivais pas à boire, ni à manger pendant 11 jours, j’ai été nourrie par les veines. J’ai perdu une dizaine de kilos. Une fois sauvée de cette infection pulmonaire et de cette grosse allergie, lorsque j’ai été mieux et que j’ai pu rentrer chez moi, les médecins ne m’ont plus lâchée. Comme je n’ai pas pu me nourrir pendant 11jours et que j’ai beaucoup maigri (ce qui n’est pas bon pour un myopathe), ils voulaient que j’accepte de me faire poser une PEG, une sonde gastrique que je devais relier à une machine pendant la nuit afin de me nourrir avec des fresubins (les mêmes boissons énergétiques et caloriques que je bois en ce moment, mais à la différence que là ce serait la machine qui me les injecterait goutte par goutte à l’intérieur de

mon estomac par l’intermédiaire d’un tuyau. Je n’aurais plus besoin de faire l’effort de les avaler par voie buccale).

Pour m’informer sur l’installation et l’utilisation de cette sonde dans mon estomac, j’ai dû me rendre plusieurs fois au CHUV à Lausanne (l’hôpital universitaire) et j’ai dû voir plusieurs spécialistes qui m’ont tout expliqué comment ils allaient m’opérer sous une anesthésie locale pour me poser cette sonde. Je savais que beaucoup de myopathes devaient en passer par là, que beaucoup de cancéreux en avaient, mais moi, au fond de moi, je n’arrivais pas à me décider, à leur dire oui, à accepter. J’étais plutôt méfiante, septique, j’avais toujours à l’intérieur de ma tête une petite voix qui me disait : < Fais de la réflexologie, cela va t’aider ! >.

Un jour, c’est ce que j’ai fait. J’ai regardé sur internet tous les réflexologues qui pratiquaient à Nyon et je leur ai tous téléphoné jusqu’à ce que j’en trouve un ou une qui se déplace à mon domicile. Au bout de quelques minutes, j’ai trouvé une femme formidable, une infirmière de métier, femme de médecin, qui habitait à 5 minutes de chez moi. Ses séances duraient 1 heure et elle venait à domicile. C’était super, j’étais ravie !

Lorsque cette femme est venue chez moi la première fois, le courant entre nous deux a tout de suite bien passé. Elle m’a expliqué tout ce qu’elle me faisait dessus et dessous les pieds. Elle m’a détaillé tous les points sensibles et importants et a beaucoup travaillé les zones de mes poumons, de mon nez, de ma gorge et de mes sinus. Comme mes pieds étaient enflés, gorgés d’eau, elle m’a fait un drainage des pieds et m’a dit que je devrais demander à mon médecin de me prescrire des séances de drainage lymphatique dans les pieds et les jambes. C’est ce que j’ai fait. Outre les séances de réflexologie que je prenais une fois par semaine, j’avais également toutes les semaines une séance de drainage lymphatique. C’était génial ! Ces 2 soins combinés m’ont, dès le début, fait énormément de bien. J’ai pu reprendre du poil de la bête. Je me sentais mieux, plus en forme et j’avais l’impression que mes sécrétions diminuaient. En effet, j’en avais beaucoup moins dans le nez et la bouche. J’avais moins besoin de tout le temps les aspirer. C’était formidable ! J’étais très, très contente !

La réflexologie est un soin non conventionnel de type massage. Elle repose sur le fait que chaque organe, chaque partie du corps ou fonction physiologique, correspond à une zone ou un point sur les mains, les pieds ou les oreilles. Un toucher spécifique sur ces zones permet de localiser et de dissiper les tensions afin de rétablir l’équilibre du corps. Selon les praticiens, la réflexologie libère les facultés d’auto-guérison de l’organisme et permet de soulager divers troubles sans traitement médicamenteux. Cette technique manuelle se place dans une approche dite « énergétique » et holistique du corps et s’apparente en cela au shiatsu, à l’acupuncture ou à l’ostéopathie.

Il existe plusieurs types de réflexologie en rapport avec diverses zones du corps : la réflexologie plantaire (les pieds), la réflexologie palmaire (les mains), la réflexologie faciale (le visage), la réflexologie oculaire et crânienne (le Dien Chan), la sympathicothérapie (des stimulations de zones réflexes dans le nez, à l’aide de stylets) et l’auriculothérapie (les oreilles). Ce que j’utilise, c’est la réflexologie plantaire (les pieds). Avant de traiter localement les différents systèmes du corps (pulmonaire, urinaire, lymphatique, nerveux, cardiovasculaire, etc.), la séance de réflexologie débute toujours par une « écoute des pieds », ce qui permet de prendre connaissance avec les pieds. Ensuite, après avoir effectué les zones techniques de bien-être qui comprennent : une prise en main, un déverrouillage articulaire, un lissage et un pétrissage, le traitement à proprement dit commence. La réflexologie mobilise les processus d’auto guérison du corps. Elle se pratique en exerçant une pression soutenue, avec le bout des doigts, sur des points réflexes situés sur les pieds, les mains et les oreilles. Ces points correspondent à des organes ou des fonctions organiques bien précises. Sur la surface des 2 pieds et des 2 mains se trouve représentée la totalité du corps par zones. Les masser permet de prévenir et de traiter des troubles chroniques et aigus.

Voilà un tableau des points de réflexologie plantaire

avec tous les organes du corps qui sont représentés sous les pieds

La réflexologie ne prétend pas guérir des maux spécifiques. Elle cherche plutôt à apporter un certain soulagement à toutes sortes d’affections : maux de tête ou de dos, syndrome prémenstruel, stress, troubles respiratoires, sclérose en plaques, effets indésirables de la chimiothérapie, etc.Pour moi, c’est certain, elle m’a beaucoup aidée. Elle a rétablit mes énergies, décoincer les zones bloquées depuis des années, libérer mes forces et ma vitalité. Elle a renforcé aussi mes défenses immunitaires. Je me sens plus forte, plus résistante, je tombe moins souvent malade. C’est fantastique, fabuleux, je suis aux anges !Mon intuition, mon 6ème sens me disait que je devais faire aussi de l’acupuncture. Cela faisait déjà un moment que j’y pensais, que je voulais en pratiquer, mais je n’avais jamais osé franchir le pas. Un jour, j’en ai parlé à la réflexologue qui m’a dit que c’étaitune très bonne idée, qu’elle connaissait un acupuncteur chinois très efficace, proche de chez moi, qu’elle allait lui téléphoner pour lui expliquer mon cas et lui demander s’il pourrait venir me traiter à mon domicile. La semaine suivante lorsque maréflexologue est revenue pour me donner sa séance de réflexologie, elle m’a dit que l’acupuncteur était maintenant tellement roccupé qu’il ne se déplaçait plus à domicile, mais qu’il lui avait donné le numéro de téléphone d’un confrère, un autre acupuncteur chinois pratiquant à Genève qui lui faisait les domiciles. Ma réflexologue m’a fortement conseillé de l’appeler, car pour elle faire de l’acupuncture et de la réflexologie en même temps, il n’y avait rien de mieux, que les 2 soins se complétaient parfaitement, qu’ils allaient me faire énormément de bien, me redonner de la force et de l’énergie et diminuer mes problèmes de sécrétions.

J’ai donc contacté cet acupuncteur chinois qui a tout de suite accepté de venir me traiter à mon domicile. 3 jours plus tard, il était chez moi pour me rencontrer, planter ses aiguilles et masser mes méridiens. Lui aussi, il a pris le temps de tout m’expliquer ce qu’il faisait, ce qu’étaient les méridiens, le Yin et le Yang, le pourquoi du comment il me touchait à tel ou tel endroit. C’était génial, très instructif, j’ai appris beaucoup de choses ! Lui aussi m’a beaucoup travaillé les poumons, les sinus, le nez, la gorge, les défenses immunitaires et les intestins pour pouvoir plus facilement aller à selle.

J’ai tout de suite aimé sa façon de travailler, de penser et de voir les problèmes de la vie. Pour lui, l’acupuncture est une médecine très importante et très utile, car elle permet de débloquer les énergies coincées, de les rétablir en les faisant de nouveau bien circuler, de renforcer nos défenses immunitaires et toutes nos zones déficientes. En pratiquant de cette façon, cela permet à notre corps d’être maintenu en bonne forme, de faire de la prévention. Le proverbe < Mieux vaut prévenir que guérir > prend là vraiment tout son sens ! L’acupuncteur m’a tout de suite fait beaucoup de bien. Je me sentais mieux, plus forte, plus dynamique. Je respirais bien et surtout j’avais de nouveau de l’appétit. J’arrivais mieux à boire mes fresubins (mes boissons protéinées et caloriques) et à manger mes fromages crémeux et les plats cuisinés de la Migros.

L’acupuncteur quand il vient me prend toujours le pouls dans mes 2 poignets. Là, il sent la façon dont bat mon pouls et peut me dire si je suis fatiguée, épuisée ou en forme. Il interprète toujours juste, je suis toujours très impressionnée. Après, il plante 3 aiguilles dans mon bras et ma main gauche et 3 aiguilles dans mon bras et ma main droite, car c’est là que se trouvent les méridiens des poumons, de la gorge, du nez et du cœur. Sur la pointe des 6 aiguilles, il place un mini carré d’herbe chinoise qu’il allume avec un briquet. En se consumant, ces minis carrés d’herbe chinoise chauffent les aiguilles pour mieux stimuler mes méridiens. La fumée ne me dérange pas, elle ne me fait pas tousser. Une fois l’herbe consumée, l’acupuncteur enlève les aiguilles et me masse les 2 bras et les 2 mains pour stimuler et inciter tout mon système respiratoire à mieux travailler. Il finit toujours sa séance par un massage du ventre et des intestins pour m’aider à être moins constipée. Une séance dure 1 heure et coûte 100 frs.

L’Acupuncture est une pratique ancestrale née en Chine et datant d’environ 5 000 ans. Selon les croyances, elle est basée sur la régulation de l’énergie appelée Qi (prononcer « tchi »). Le Qi se régule grâce aux méridiens, qui sont des voies irréelles dans le corps, mais qui correspondent avec les systèmes circulatoires, nerveux, musculaires et lymphatiques. Il y a 12 méridiens principaux : celui des poumons, du gros intestin, de l’estomac, de la rate et du pancréas, du cœur, de l’intestin grêle, de la vessie, des reins, du péricarde, du triple réchauffeur, de la vésicule biliaire et du foie. Les méridiens fonctionnent toujours par pair, un méridien yin et un méridien yang. Lorsqu’il y a une perturbation (stress, choc émotionnel, trauma) dans notre vie, ceci peut provoquer un déséquilibre énergétique du Qi (un rapport de force) entre 2 ou plusieurs méridiens. Un méridien peut être en excès (yang) ou en déficit d’énergie (yin). C’est pourquoi il est important de les travailler et de les stimuler régulièrement.

L’acupuncture contribue largement à la prévention des maux courants et au renforcement des défenses naturelles par la création d’un terrain défavorable à la croissance des germes porteurs de maladies. En effet, agir sur les cours de l’énergie grâce aux aiguilles permet de stimuler la circulation des substances, ainsi que l’action fonctionnelle des viscères.

Sur ces différents méridiens se situent des points (361 au total) qui vont être stimulés par les aiguilles de l’acupuncteur. C’est par ce biais que la régulation du Qi se met en place. Ce ne sont pas des points au hasard, puisqu’il a été prouvé par le scientifiqueYoshio Nakatani dans les années 50 que la conductibilité électrique des points d’acupuncture était plus élevée que les tissus qui l’avoisinaient, c’est-à-dire que les points d’acupuncture étaient plus aptes à laisser passer un courant électrique (le

courant électrique du Qi). Récemment des nombreux points d’acupuncture ont été découverts hors des tracés des méridiens.

L’acupuncture est également préconisée comme traitement complémentaire à d’autres pratiques,notamment pour traiter certaines maladies musculosquelettique comme la tendinite ou l’arthrite ; respiratoires, telles que la bronchite et l’asthme ; gastro-intestinales comme la diarrhée et nerveuses comme le stress ou la dépression.

Voici le style d’aiguilles utilisées en acupuncture

Pour m’aider à recouvrer ma santé, je prenais une semaine la réflexologue et une semaine l’acupuncteur. Le résultat de ces 2 soins combinés a été fulgurant, car premièrement, je ne suis pas retombée malade malgré que l’on était en hiver, les sécrétions dans mon nez ont disparu, de ce fait les glaires dans ma gorge ont énormément diminué et

surtout, surtout en 2 mois, j’ai pris 6 kilos !!! Du jamais vu !!! J’étais d’ailleurs moi-même très étonnée et les nutritionnistes du CHUV à Lausanne encore plus. Je devais régulièrement faire des contrôles.

Comme j’arrivais de nouveau à bien avaler, donc à bien boire, je prenais 3 fresubins à 300 calories et 20grammes de protéines par jour. Cela me faisait 900 calories et 60 grammes de protéines par jour. Jerajoutais le soir des morceaux de fromage gras comme le cœur de lion, le bourseau, le président et des tommes suivies de quelques carrés de chocolat. Pour pouvoir reprendre du poids, je devais manger entre 1 200 et 1 500 calories par jour avec entre 60 et 80 grammes de protéines. Ce fut un combat detitan, un véritable marathon ! J’en ai bavé comme on dit, mais grâce à la réflexologie, à l’acupuncture et à ma ténacité, ma volonté, j’ai réussi à prendre 20 kilos en 6 mois !!! C’était incroyable, inouï, totalement inattendu !!! Je pesais 62 kilos !!! Je n’ai jamais eu ce poids-là de toute ma vie, c’était la première fois. Jen’en revenais pas ! J’étais d’ailleurs dans un nouveau corps, celui-ci ne m’appartenait pas, car il était totalement différent de ce que j’avais l’habitude. Il prenait beaucoup de place dans ma chaise roulante et dans mon lit. Assise, je paraissais immense et puis, j’avais du ventre, une totale nouveauté pour moi.Lorsque je suis allée au CHUV à Lausanne pour faire mon contrôle et qu’ils ont vu le poids que j’avais pris, ils n’en croyaient pas leurs yeux. Lorsqu’ils m’ont demandé comment j’avais fait pour reprendre autant de poids en si peu de temps et que je leur ai réponduque c’était grâce à des séances d’acupuncture et de réflexologie, ils ont été septiques, méfiants et dubitatifs. Pour eux, c’était impossible, car seule la médecine traditionnelle faisait foi. Tout ce qui était médecine douce et parallèle, ils n’y croyaient pas, ilsémettaient de gros doutes.

Eh bien, tant pis pour eux, moi, j’y croyais et là, j’en avais la preuve. Le résultat était incontestable et sans appel et c’était ça l’essentiel. Eh oui, l’important, c’était que je pesais 62 kilos et non plus 42 kg, que comme j’avais repris un poids normal pour ma taille (1,68 m) et mon âge (58 ans à l’époque), je n’étais plus obligée de me faire poser une sonde dans l’estomac pour me nourrir artificiellement. Quel bonheur ! Quelle chance ! Ah, j’étais ravie ! C’était la meilleure chose qu’il puisse m’arriver ! En effet, si l’on peut éviter des ouvertures dans le corps, c’est toujours mieux, car qui dit ouverture, dit source d’infection et qui dit infection dit antibiotique et qui dit antibiotique dit accoutumance ou allergie !

Comme le langage des médecins avaient changé, que pour eux la sonde gastrique n’était plus devenue une priorité puisque j’avais repris des kilos, que maintenant je ne devais pas grossir plus pour ne pas engendrer des problèmes de poids (c’était vraiment le monde à l’envers !), j’ai décidé de ne plus retourner au CHUV pour faire des contrôles. Je n’en n’avais plus envie. Cela me barbait. Pour moi, moins je vois les médecins et mieux je me porte ! Cela fait 2 ans.

Quand je me suis sentie totalement bien et que j’avais bien récupéré mon énergie et ma vitalité, j’ai commencé à espacer mes séances de réflexologie et d’acupuncture. Ce n’était pas par envie, mais par nécessité, car cela revient vite cher, surtout lorsque, comme moi, on n’a pas d’assurance complémentaire. Comme je suis atteinte de myopathie depuis l’âge de 8 ans, mon assurance maladie a toujours refusé de m’en faire une. Ils avaient peur que j’en profite et que je leur coute trop cher. Je paie donc toutes mes séances de ma poche.

Si je me sens bien et que je suis en forme, je prends une séance de chaque toutes les 3 semaines. Si je ne me sens pas bien, que j’ai un problème respiratoire, une infection, de la gêne pour boire, manger et avaler, une baisse de régime et une grosse fatigue, je les prends toutes les semaines ou toutes les 2 semaines pendant 1 mois, le temps de me rétablir et de me remettre sur pied. Lorsque je vais de nouveau mieux, je les re espace. La santé n’a pas de prix et lorsqu’on a besoin d’une aide, d’un petit coup de pouce pour nous maintenir en forme ou nous rétablir, il ne faut pas hésiter, il faut tout de suite faire le nécessaire même si cela nous coûte de l’argent. En tout cas moi, comme j’ai envie de vivre le plus longtemps possible, c’est ce que je fais.

L’acupuncture et la réflexologie ne peuvent pas guérir la myopathie, ça, c’est sûr, mais l’un et l’autre peuvent aider à améliorer les problèmes d’infections respiratoires, d’immunité, de fatigue, de manque d’énergie, de douleurs et de migraines. Mon aide de vie marocaine, Fatiha, par exemple, qui souffrait de terribles migraines a commencé à aller régulièrement chez mon acupuncteur chinois à Genève. Depuis, grâce à ses aiguilles et à ses massages, les migraines de Fatiha ont fortement diminué, elle n’en a presque plus, elle revit. Elle continue à y aller 1 fois par mois. Je suis heureuse pour elle et cela prouve une fois de plus que l’acupuncture peut bien aider et soulager.

Lorsqu’on a des maladies très invalidantes et très compliquées comme la myopathie, s’aider avec des médecines parallèles est vraiment un plus, un bénéfice, un avantage. Comme ces médecines arrivent à nous booster, à rétablir nos énergies coincées, à nous soulager et à améliorer notre santé, je ne vois pas pourquoi on ne les utiliserait pas, pourquoi on s’en priverait. Maintenant, c’est à chacun de nous de trouver celle ou celles qui vont nous convenir le mieux. Moi, j’ai trouvé l’acupuncture et la réflexologie et je n’en changerais pour rien au monde. Je suis trop contente avec elles.

Dans la vie, je trouve qu’il faut être ouvert à tout et s’intéresser à tout ce qui nous entoure. C’est comme cela que l’on va progresser et avancer. Je vous souhaite une bonne santé et vous dit à bientôt pour d’autres textes.

Septembre 2017            Marie-Claude Baillif

 

 

 

 

 

 

 

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